CHAPITRE 5
Préserver la qualité de vie en Europe
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La qualité de vie en Europe dépend d’écosystèmes fonctionnels qui pourvoient à notre santé et à nos activités économiques ainsi qu’à un approvisionnement sûr et abordable en denrées alimentaires de qualité. L’Europe jouit de denrées alimentaires parmi les plus saines et les plus qualitatives au monde, grâce à nos agriculteurs, à nos pêcheurs et au secteur agroalimentaire au sens large. En 2025, l’Union européenne a poursuivi ses travaux visant à faire en sorte que l’agriculture demeure un élément central du mode de vie européen, tout en agissant sur le changement climatique afin de garantir la sécurité alimentaire et la sécurité de l’approvisionnement en eau. L’eau est une ressource transversale. Investir dans une économie intelligente dans le domaine de l’eau renforcera la résilience et la compétitivité de l’économie de l’UE, tout en promouvant la recherche, l’innovation, les nouvelles technologies et le développement des compétences afin de maintenir le leadership de l’Union en sa qualité de fournisseur de connaissances.
La vision pour l’agriculture et l’alimentation
L’agriculture est au cœur de la vie en Europe. S’appuyant sur le rapport du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture de l’UE - ouvrir un nouvel onglet., et en concertation avec le nouveau Comité européen de l’agriculture et de l’alimentation - ouvrir un nouvel onglet., la Commission européenne a proposé, en février, la vision pour l’agriculture et l’alimentation - ouvrir un nouvel onglet., qui vise à garantir la compétitivité et la durabilité à long terme du secteur agricole et alimentaire de l’UE.
Les quatre domaines prioritaires de la vision pour l’agriculture et l’alimentation
- Attractivité. Faire de l’agriculture un métier viable et attractif.
- Compétitivité. Renforcer la position du secteur sur les marchés mondiaux.
- Un secteur à l’épreuve du temps. Adopter l’innovation et la durabilité pour une résilience à long terme.
- Connexion. Valoriser l’alimentation, et favoriser des conditions de vie et de travail justes dans les zones rurales.
L’UE réforme sa politique agricole commune - ouvrir un nouvel onglet. (PAC), qui garantit un approvisionnement stable en denrées alimentaires, préserve les revenus des agriculteurs, protège l’environnement et maintient le dynamisme des zones rurales. La PAC réformée réservera au moins 300 milliards d’euros à l’aide au revenu et au soutien en cas de crise, en ciblant ceux qui en ont le plus besoin, y compris les jeunes agriculteurs, les petites exploitations et les exploitations mixtes, ainsi que les agriculteurs qui exercent leur activité dans des zones soumises à des contraintes naturelles.
Le train de mesures de simplification de la PAC - ouvrir un nouvel onglet., adopté en décembre, soutient la compétitivité, la résilience et la numérisation du secteur agricole, et des jeunes agriculteurs ainsi que des producteurs biologiques en particulier. Les mesures pourraient permettre aux agriculteurs et aux administrations nationales d’économiser annuellement respectivement jusqu’à 1,58 milliard d’euros et 210 millions d’euros tout en contribuant à assouplir et à gérer plus facilement les paiements, certaines obligations et les outils de crise.
Pour préparer l’avenir, l’UE prend des mesures afin de fournir un cadre fondé sur des données probantes pour adapter les politiques tant dans le champ d’application de la PAC qu’en dehors de celui-ci. Dans le cadre de cet effort, un nouvel axe de travail consacré à l’élevage - ouvrir un nouvel onglet. a été lancé en mai pour soutenir ce secteur, qui est particulièrement vulnérable à divers chocs et à la concurrence mondiale. D’autres facteurs ont également une incidence considérable sur le secteur agricole, allant de l’évolution des attentes des consommateurs aux exigences climatiques et environnementales.
La Commission a également présenté une stratégie de renouvellement des générations - ouvrir un nouvel onglet. afin de soutenir la prochaine génération d’agriculteurs en s’attaquant aux principaux obstacles auxquels les jeunes agriculteurs et les nouveaux agriculteurs sont confrontés et en rendant la vie rurale plus attractive.
Soutien public à la politique agricole commune
78 %
des citoyens de l’UE connaissent la PAC, soit le niveau le plus élevé depuis 2007.
77 %
des citoyens de l’UE conviennent que la PAC aide l’UE à garantir un approvisionnement alimentaire stable à tout moment.
71 %
des citoyens de l’UE conviennent que la PAC aide l’Union à garantir une alimentation de haute qualité, sûre, saine et durable.
Source: Commission européenne, Eurobaromètre spécial 556 - ouvrir un nouvel onglet., janvier 2025.
Initiatives de 2025 visant à soutenir les agriculteurs dans les régions touchées par des catastrophes
- 109 millions d’euros d’aide d’urgence en faveur des agriculteurs touchés par les effets du changement climatique et des catastrophes naturelles en Tchéquie, en Espagne, en Croatie, à Chypre, en Lettonie, en Hongrie et en Slovénie.
- 5 millions d’euros de soutien exceptionnel aux secteurs du lait et de la viande porcine en Allemagne.
- 50 millions d’euros d’aide d’urgence en faveur des producteurs de fruits, de fruits à coque et de légumes touchés par les effets du changement climatique en Bulgarie, en Lettonie, en Lituanie, en Hongrie, en Pologne et en Roumanie.
- 14 millions d’euros d’aide pour indemniser des agriculteurs dans les zones touchées par des foyers de grippe aviaire en Pologne.
- Modifications exceptionnelles du régime POSEI - ouvrir un nouvel onglet. visant à aider les agriculteurs de Mayotte à relancer la production après le passage du cyclone Chido.
- Réduction des formalités administratives pour aider les producteurs de fruits et légumes et les viticulteurs de Valence, en Espagne, à se redresser à la suite des dommages causés aux cultures et aux installations de production par des conditions météorologiques exceptionnelles.
La Commission a proposé un ensemble de mesures - ouvrir un nouvel onglet. visant à garantir que le secteur vitivinicole européen reste compétitif, résilient et doté d’une force économique vitale dans les décennies à venir. Le secteur est confronté à divers défis, tels que l’évolution des tendances de consommation, le changement climatique et les incertitudes du marché.
L’approvisionnement en eau de l’Europe est de plus en plus menacé. Environ 20 % du territoire européen et 30 % de sa population sont touchés chaque année par le stress hydrique.
Source: Agence européenne pour l’environnement, Europe’s state of water 2024 – The need for improved water resilience - ouvrir un nouvel onglet. (L’état de l’eau en Europe en 2024 — La nécessité d’améliorer la résilience dans le domaine de l’eau), 2024.
L’eau est un pilier de la vie et de l’économie, jouant un rôle essentiel dans l’agriculture, la pêche, les procédés de production industrielle et l’assainissement. Toutefois, les rapports publiés en 2025 ont montré que l’eau en Europe est soumise à un stress important - ouvrir un nouvel onglet., notamment en raison de la pollution, des inondations, des pénuries et de la sécheresse.
La stratégie européenne pour la résilience dans le domaine de l’eau - ouvrir un nouvel onglet., adoptée en juin, vise à restaurer et à protéger le cycle de l’eau, à construire une économie intelligente dans le domaine de l’eau afin de stimuler la compétitivité et à garantir l’accès à une eau propre et abordable et à l’assainissement pour tous. Afin de protéger les personnes, les biens et les infrastructures vitales contre les risques accrus d’inondation, la stratégie prévoit plus de 50 mesures spécifiques - ouvrir un nouvel onglet. dans cinq domaines prioritaires.
Domaines d’action prioritaires de l’UE en matière de résilience dans le domaine de l’eau
- Gouvernance et mise en œuvre pour sensibiliser au changement et faciliter celui-ci.
- Accroissement du financement de l’UE et de la coopération avec la Banque européenne d’investissement afin de garantir les investissements et de moderniser les infrastructures.
- Numérisation et utilisation de l’intelligence artificielle pour accélérer et faciliter la mise en œuvre de techniques favorisant une gestion efficace de l’eau.
- Déploiement d’activités de recherche et d’innovation à l’appui d’un secteur de l’eau plus compétitif.
- Sécurité et préparation pour réduire le risque de catastrophe et renforcer la résilience collective.
Pour soutenir la conservation de l’océan, les sciences océaniques, la pêche durable, l’aquaculture et l’économie bleue, la Commission a annoncé son initiative phare, le pacte européen pour l’océan - ouvrir un nouvel onglet., lors de la conférence des Nations unies de 2025 sur l’océan, de même qu’un investissement de 1 milliard d’euros - ouvrir un nouvel onglet. en faveur de l’océan. Le pacte réunit les politiques de l’UE relatives à l’océan dans un cadre de référence unique, en élaborant une stratégie globale pour aborder les opportunités dont pourraient bénéficier l’océan, les communautés côtières, les îles et les régions ultrapériphériques de l’UE et les menaces auxquelles ceux-ci sont confrontés.
Les six grandes priorités du pacte européen pour l’océan
- Protéger et restaurer la santé de l’océan.
- Stimuler la compétitivité de l’économie bleue durable de l’UE.
- Soutenir les communautés côtières, les îles et les régions ultrapériphériques de l’UE.
- Faire progresser la recherche, les connaissances, les compétences et l’innovation concernant l’océan.
- Améliorer la sûreté et la défense maritimes.
- Renforcer la diplomatie de l’UE et la gouvernance internationale relatives aux questions océaniques.
L’économie bleue
L’économie bleue de l’UE est un moteur essentiel de la croissance économique et de l’innovation. Elle joue un rôle clé dans les stratégies industrielle et de sécurité de l’UE, englobant des secteurs traditionnels tels que la pêche et le transport maritime, ainsi que des domaines émergents tels que les énergies renouvelables et la biotechnologie bleue.
La Journée maritime européenne - ouvrir un nouvel onglet. est l’occasion de mettre en lumière les secteurs et activités maritimes de l’UE. AquaWind - ouvrir un nouvel onglet. faisait partie des projets présentés lors de l’édition de 2025. Il s’agit d’un prototype innovant combinant énergie éolienne en mer et aquaculture.
© EnerOcean S.L.
L’aquaculture, c’est-à-dire l’élevage de poissons, de crustacés, d’algues, etc., ouvre la voie à une production alimentaire durable dans l’UE. En juillet, la Commission a proposé de simplifier la collecte de données sur l’aquaculture et la pêche - ouvrir un nouvel onglet., en réduisant la charge déclarative pesant sur les États membres. La culture d’algues peut contribuer à la bioéconomie bleue européenne, à la sécurité alimentaire, à la neutralité climatique et à la restauration de l’océan. Le deuxième sommet européen de sensibilisation aux algues - ouvrir un nouvel onglet., qui s’est tenu à Berlin (Allemagne) en octobre, a mis en évidence les bienfaits économiques et environnementaux de la culture des algues.
Océan et eaux
Le rapport Copernicus sur l’état de l’océan - ouvrir un nouvel onglet. de 2025 met en lumière la triple crise planétaire du changement climatique, de la pollution et de la perte de biodiversité, les températures mondiales à la surface des mers ayant atteint un niveau record de 21 °C en 2024.
En vertu de la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin» - ouvrir un nouvel onglet., les États membres sont tenus de surveiller et de protéger l’état écologique de leurs mers et de prendre des mesures pour l’améliorer. De nombreuses politiques de l’UE ont contribué à réduire la pollution atmosphérique, l’utilisation de pesticides et le volume de déchets plastiques en mer, mais il est possible d’en faire davantage pour lutter contre le bruit nocif, les rejets de microplastiques dans l’environnement, la pollution par les nutriments et les déchets, comme en témoignent le rapport Zero pollution monitoring and outlook 2025 - ouvrir un nouvel onglet. (Surveillance et prospective «zéro pollution» 2025) et la quatrième édition du rapport «Perspectives en matière d’air pur» - ouvrir un nouvel onglet.. Le tableau de bord «zéro pollution» - ouvrir un nouvel onglet. montre les progrès accomplis dans les régions et dans certaines villes.
La mission «Restaurer notre océan et nos eaux» de l’UE - ouvrir un nouvel onglet. a soutenu à ce stade plus de 1 000 initiatives - ouvrir un nouvel onglet. de protection et de restauration d’écosystèmes marins et d’eau douce. La mission propose une approche systémique de la protection et de la restauration de l’océan ainsi que des mers et des eaux européennes d’ici à 2030. En 2025, l’UE a investi 116 millions d’euros dans 13 nouveaux projets - ouvrir un nouvel onglet. axés sur la protection des habitats de poissons migrateurs, la réduction de l’incidence environnementale de la pêche et l’octroi aux communautés locales des moyens leur permettant d’être à la pointe des efforts de restauration. Lors de la troisième conférence des Nations unies sur l’océan - ouvrir un nouvel onglet., l’UE a également proposé une nouvelle initiative sur l’observation de l’océan et a lancé le prototype de la plateforme du jumeau numérique européen de l’océan - ouvrir un nouvel onglet., un outil numérique conçu pour aider à mieux comprendre, gérer et protéger l’océan.
En septembre, avec le soutien de l’UE, l’accord de l’Organisation mondiale du commerce sur les subventions à la pêche - ouvrir un nouvel onglet. est entré en vigueur — une étape importante dans la protection de l’océan, étroitement alignée sur les priorités du pacte européen pour l’océan.
Le 20 septembre, l’accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales - ouvrir un nouvel onglet., également connu sous le nom de traité sur la haute mer, a atteint 60 ratifications, permettant son entrée en vigueur au début de l’année 2026 — un moment charnière dans la conservation de l’océan à l’échelle mondiale. L’UE et ses États membres ont joué un rôle central dans les avancées pour parvenir à l’accord, en dirigeant la coalition à niveau élevé d’ambition pour la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale - ouvrir un nouvel onglet., un groupe de plus de 40 nations engagées en faveur d’une gouvernance de l’océan ambitieuse et fondée sur des données scientifiques. Le leadership politique de cette coalition a été essentiel à l’élaboration du traité et à l’accélération de sa ratification.
Mesures clés de protection de l’océan prises en 2025
- L’UE s’est engagée à verser plus de 300 millions d’euros d’aide aux efforts de conservation de l’océan afin de soutenir des actions dans les domaines de l’économie bleue durable, de la pollution marine, des zones marines protégées, ainsi que des questions océaniques et du changement climatique.
- L’UE a contribué à faciliter la conclusion d’accords internationaux de protection de l’océan, y compris l’adoption de limites de captures spécifiques - ouvrir un nouvel onglet. pour toutes les principales espèces de thon tropical. Elle est également parvenue à un accord - ouvrir un nouvel onglet. qui contribuera à la réalisation de l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre provenant du transport maritime mondial d’ici à 2050.
- L’UE a achevé avec succès sa présidence de l’Alliance transatlantique pour la recherche et l’innovation océaniques - ouvrir un nouvel onglet. en 2025.
Pêche
La politique commune de la pêche - ouvrir un nouvel onglet. a été mise en place pour faire en sorte que la pêche et l’aquaculture soient durables sur le plan environnemental et gérées en cohérence avec les objectifs visant à obtenir des retombées positives économiques, sociales et en matière d’emploi. L’évaluation 2025 de la politique, qui a examiné la performance de la réglementation concernée - ouvrir un nouvel onglet. et déterminé si celle-ci restait adaptée à sa finalité, a donné lieu à une vaste consultation des parties prenantes et a exploité des éléments probants tirés d’études sur des sujets tels que l’obligation de débarquement - ouvrir un nouvel onglet..
L’étude intitulée «Fishers of the future - ouvrir un nouvel onglet.» a examiné le rôle des pêcheurs dans la société dans les 22 États membres côtiers de l’UE et élaboré quatre scénarios envisageables jusqu’en 2050, en fonction de l’ampleur des changements du climat et de la biodiversité dans les écosystèmes marins et des variations de la demande des consommateurs et de la dynamique du marché.
En 2025, de nombreuses initiatives ont été prises pour renforcer les droits des pêcheurs européens opérant au-delà des eaux de l’UE. Un accès réciproque total aux eaux - ouvrir un nouvel onglet. pour les activités de pêche entre l’UE et le Royaume-Uni a été garanti jusqu’au 30 juin 2038, tandis qu’un nouveau protocole d’accord conclu avec l’Islande - ouvrir un nouvel onglet. a renforcé la coopération en matière de pêche durable et d’affaires maritimes. En outre, des partenariats renouvelés dans le domaine de la pêche durable - ouvrir un nouvel onglet. accordent aux navires de l’UE l’accès aux eaux de la Côte d’Ivoire - ouvrir un nouvel onglet. et de Sao Tomé-et-Principe - ouvrir un nouvel onglet. pour une période de quatre ans, et aux eaux des Îles Cook - ouvrir un nouvel onglet. pour une période de sept ans.
Plus de la moitié des mesures exposées dans la stratégie en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030 - ouvrir un nouvel onglet. sont désormais en place, et la plupart des initiatives restantes sont en cours d’élaboration, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du règlement relatif à la restauration de la nature - ouvrir un nouvel onglet..
L’adoption de la directive sur la surveillance des sols - ouvrir un nouvel onglet., la toute première législation de l’UE sur les sols, porte sur les principaux processus de dégradation des sols, tels que l’érosion, la perte de matières organiques, la salinisation, la contamination, le tassement, l’imperméabilisation, et la perte de biodiversité des sols. La nouvelle directive - ouvrir un nouvel onglet. vise à inclure également des mesures relatives à la surveillance et à l’évaluation de la santé des sols.
Avancées de la mission Sols - ouvrir un nouvel onglet. en 2025
- 561,5 millions d’euros de financement.
- 63 projets de recherche associant plus de 1 400 participants.
- Création de 45 des 100 laboratoires vivants et phares - ouvrir un nouvel onglet. prévus.
La feuille de route pour les crédits nature - ouvrir un nouvel onglet. est l’occasion de générer des revenus simultanément à partir de sources publiques et privées de financement pour la restauration de la nature. Elle vise à stimuler la biodiversité et à préserver les habitats en encourageant des investissements privés qui restaurent et préservent la nature.
En décembre, le Conseil de l’Union européenne a adopté une révision ciblée - ouvrir un nouvel onglet. du règlement de l’UE relatif aux produits «zéro déforestation», visant à simplifier sa mise en œuvre. La Commission a également publié en 2025 la première liste fondée sur une évaluation comparative - ouvrir un nouvel onglet., un outil permettant de classer des pays en fonction du risque de déforestation auxquels ils font face en raison de la production de bovins, de cacao, de café, de palmier à huile, de caoutchouc, de soja et de bois.
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Grâce à la directive «Oiseaux» - ouvrir un nouvel onglet. et à des projets spécifiques de l’UE relevant du programme LIFE - ouvrir un nouvel onglet., l’Europe se distingue comme l’un des rares lieux où de nombreuses populations de rapaces et de vautours progressent ou se stabilisent, notamment avec la reconstitution des populations de vautours fauves et de vautours moines, et le retour du gypaète barbu dans les Alpes.
Compte tenu de l’augmentation des populations de loups en Europe ces dernières années, le Parlement européen et le Conseil ont approuvé une modification de la directive «Habitats» - ouvrir un nouvel onglet., à la suite de la modification du statut de protection du loup dans la convention de Berne - ouvrir un nouvel onglet., accordant aux États membres une plus grande souplesse pour gérer leurs populations locales de loups.
Grâce à la directive relative aux engagements nationaux de réduction des émissions - ouvrir un nouvel onglet., les émissions de polluants atmosphériques ont continué à diminuer - ouvrir un nouvel onglet. dans la plupart des États membres au cours de l’année. Les eaux résiduaires urbaines sont l’une des principales sources de pollution des eaux, si elles ne sont pas collectées et traitées conformément aux règles de l’UE. La directive révisée sur le traitement des eaux résiduaires urbaines - ouvrir un nouvel onglet., qui est entrée en vigueur en janvier 2025, porte sur les problématiques de pollution restantes et les nouveaux enjeux de la gestion des eaux résiduaires urbaines.
En 2025, le prix de la Capitale verte de l’Europe 2027 a été remporté par Heilbronn en Allemagne - ouvrir un nouvel onglet., tandis qu’Assen aux Pays-Bas et Sienne en Italie ont toutes deux été récompensées par le prix de la Feuille verte européenne, ces prix mettant en lumière la manière dont les villes peuvent jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre la pollution atmosphérique, sonore et de l’eau, la gestion des déchets et l’économie circulaire, ainsi que dans l’augmentation de la biodiversité, la réduction des émissions et l’adaptation au changement climatique.
Le nouveau règlement relatif aux emballages et déchets d’emballages - ouvrir un nouvel onglet. est entré en vigueur au cours de l’année, dans le but de freiner la croissance de la production de déchets d’emballages. Cela favorisera la prévention des déchets et éliminera des substances préoccupantes de la chaîne de valeur. En juillet, la Commission a publié l’examen de la mise en œuvre de la politique environnementale de 2025 - ouvrir un nouvel onglet. afin de soutenir la mise en œuvre des règles de l’UE et de sensibiliser à leur importance pour garantir un environnement sain comme fondement de la prospérité et de la compétitivité à long terme des habitants de l’UE. La Commission a également adopté des orientations - ouvrir un nouvel onglet. pour aider les États membres à appliquer une responsabilité élargie des producteurs aux coûts de nettoyage des déchets.
La Commission a présenté en juillet le nouveau plan d’action pour l’industrie chimique européenne - ouvrir un nouvel onglet., qui vise à renforcer la compétitivité du secteur et à favoriser sa transition vers une production chimique sûre, durable et innovante. L’UE a également pris des mesures pour interdire l’utilisation de substances chimiques nocives, de perturbateurs endocriniens et de bisphénols dans les jouets vendus dans l’UE - ouvrir un nouvel onglet., tandis que l’utilisation de PFAS («substances chimiques éternelles») dans les mousses anti-incendie a été restreinte - ouvrir un nouvel onglet.. En avril, la Commission a publié un guide - ouvrir un nouvel onglet. destiné à aider les entreprises à respecter les nouvelles restrictions applicables aux microplastiques. En outre, de nouvelles règles plus claires sur les détergents - ouvrir un nouvel onglet., approuvées par les colégislateurs en juin, contribueront à mieux protéger la santé des personnes et l’environnement.
Mesures adoptées en 2025 pour contribuer à la surveillance de la pollution
- Un accord - ouvrir un nouvel onglet. politique sur l’actualisation du mandat de l’Agence européenne pour la sécurité maritime. Dans le cadre de son rôle accru, l’Agence utilisera des outils de surveillance renforcée pour détecter et décourager les rejets illégaux en mer, tout en développant ses systèmes de surveillance des émissions.
- La Commission a adopté un règlement mettant en place un label volontaire relatif aux émissions de vol - ouvrir un nouvel onglet., offrant une méthode claire et fiable de calcul des émissions de vol. Cela aidera les passagers à prendre des décisions en connaissance de cause et les protégera contre les allégations trompeuses d’écoblanchiment.
- Un accord politique - ouvrir un nouvel onglet. a été conclu sur la proposition de règlement CountEmissionsEU - ouvrir un nouvel onglet., qui crée un cadre commun de l’UE pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre provenant du transport de marchandises et de passagers.
- Les nouvelles règles de définition des catégories de produits de l’empreinte environnementale de produit - ouvrir un nouvel onglet. applicables aux vêtements et aux chaussures offrent une méthode harmonisée et fondée sur des données scientifiques pour évaluer l’incidence environnementale d’un produit tout au long de son cycle de vie.
- Adoption du train de mesures «une substance, une évaluation» - ouvrir un nouvel onglet., qui vise à rationaliser l’évaluation des dangers et des risques des substances chimiques dans l’ensemble de l’UE et à améliorer l’accès aux informations sur les produits chimiques au moyen d’une plateforme de données commune.
85 %
des citoyens de l’UE estiment que le changement climatique est un problème grave.
81 %
des citoyens de l’UE soutiennent l’objectif de neutralité climatique à l’échelle de l’UE d’ici à 2050.
77 %
des citoyens de l’UE conviennent que le coût économique des dommages causés par le changement climatique est beaucoup plus élevé que les investissements nécessaires à une transition vers le «zéro net».
Source: Commission européenne, Eurobaromètre spécial 565 - ouvrir un nouvel onglet., juin 2025.
Le rapport 2024 sur l’état du climat en Europe - ouvrir un nouvel onglet., publié en 2025, a constaté que 2024 avait été l’année la plus chaude jamais enregistrée et qu’elle était également la première année avec une température moyenne dépassant les niveaux préindustriels de plus de 1,5 °C.
En 2024, l’Europe a connu des températures record dans ses régions du centre, de l’est et du sud-est. De fortes tempêtes et des inondations de grande ampleur - ouvrir un nouvel onglet. ont coûté la vie à au moins 335 personnes et ont touché environ 413 000 personnes.
Des données montrent - ouvrir un nouvel onglet. que chaque partie de l’océan est désormais menacée par le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution, ce qui a une incidence sur les écosystèmes, la sécurité alimentaire, les économies, les communautés côtières et la régulation mondiale du climat.
La stratégie pour une union de la préparation - ouvrir un nouvel onglet. (voir le chapitre 3) reconnaît également le changement climatique comme un facteur de risque essentiel, en soulignant le rôle de l’anticipation et de la prévention, ainsi qu’une approche globale de la gestion des risques. Des travaux ont été entamés à cette fin sur le cadre intégré pour la résilience climatique et la gestion des risques au niveau européen - ouvrir un nouvel onglet..
La mission «Adaptation au changement climatique» de l’UE - ouvrir un nouvel onglet. menée au titre d’Horizon Europe - ouvrir un nouvel onglet. traduit la stratégie de l’UE relative à l’adaptation au changement climatique - ouvrir un nouvel onglet. en actions concrètes. En 2025, 18 nouveaux projets ont été lancés dans le cadre de la mission - ouvrir un nouvel onglet. afin de développer des approches éprouvées, d’intégrer l’adaptation à tous les niveaux de gouvernance, de promouvoir des solutions systémiques et transsectorielles et de soutenir les groupes sociaux les plus vulnérables.
Dotées d’un budget global de 2,3 milliards d’euros, les possibilités de financement 2025-2027 au titre du programme LIFE - ouvrir un nouvel onglet. visent à stimuler la transition de l’UE vers une économie propre, circulaire, compétitive et résiliente au changement climatique. En outre, la Commission a investi 86 millions d’euros dans de nouveaux projets stratégiques intégrés - ouvrir un nouvel onglet. axés sur l’amélioration de la qualité et de la disponibilité de l’eau, le nettoyage des cours d’eau pollués, l’amélioration de la protection contre les incendies et les inondations et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La stratégie européenne pour la résilience dans le domaine de l’eau aborde également les effets du changement climatique, tels que les inondations et les sécheresses.
Le mécanisme de protection civile de l’UE - ouvrir un nouvel onglet. vise à renforcer la coopération en matière de protection civile entre les États membres et les pays participants afin d’améliorer la prévention des catastrophes, y compris les événements climatiques, et la préparation et la réaction à celles-ci (voir le chapitre 3).
L’UE a mis en place une union européenne de la santé - ouvrir un nouvel onglet. forte, au sein de laquelle des fournitures médicales sont accessibles, abordables et innovantes, tous les États membres sont préparés aux crises sanitaires et y réagissent ensemble, et les États membres s’emploient à améliorer la prévention, le traitement et le suivi des maladies telles que le cancer et les maladies cardiovasculaires.
Au cours des cent premiers jours de son mandat, la Commission a proposé l’acte législatif sur les médicaments critiques - ouvrir un nouvel onglet., qui vise à améliorer la disponibilité, l’approvisionnement et la production de médicaments critiques au sein de l’UE. Cet acte aidera à faire en sorte que les patients aient accès aux médicaments dont ils ont besoin lorsqu’ils en ont besoin. En complément de l’acte législatif sur les médicaments critiques, un accord politique a été conclu sur le paquet pharmaceutique - ouvrir un nouvel onglet.. Il s’agit de la première réforme majeure de la législation pharmaceutique de l’UE depuis 2004.
L’espace européen des données de santé - ouvrir un nouvel onglet. est entré en vigueur au cours de l’année. Il s’agit d’une pierre angulaire de l’union européenne de la santé et d’une étape importante dans la transformation numérique de l’UE. La Commission a également présenté le plan d’action sur la cybersécurité des hôpitaux et des prestataires de soins de santé - ouvrir un nouvel onglet. en janvier, afin de renforcer encore la sécurité numérique dans nos systèmes de soins de santé.
En décembre, la Commission a présenté le tout premier plan de l’Union européenne pour la santé cardiovasculaire - ouvrir un nouvel onglet., en vue de lutter contre la principale cause de décès en Europe. Le nouveau plan vise à réduire le nombre de décès prématurés dus à des maladies cardiovasculaires dans l’UE, grâce à une meilleure prévention ainsi qu’à une détection, à un traitement et à une gestion précoces de ces maladies.
La Commission a présenté un plan de prévention, de préparation et de réaction de l’Union contre les crises sanitaires - ouvrir un nouvel onglet. comme une boîte à outils dont peuvent se servir les décideurs politiques et les gestionnaires de crise gérant des situations d’urgence sanitaire. Il s’agit d’une action clé dans la mise en œuvre de la stratégie pour une union de la préparation dans le secteur de la santé. La Commission a continué de faire avancer d’importants projets visant à renforcer la préparation de l’UE à de futures urgences sanitaires, en inaugurant un nouveau pôle pour les vaccins - ouvrir un nouvel onglet. et en facilitant l’accès aux médicaments au moyen de nouveaux accords d’achats conjoints.
La Commission a également présenté la stratégie en matière de contre-mesures médicales - ouvrir un nouvel onglet. visant à renforcer la protection de l’UE contre les menaces sanitaires prioritaires, y compris les virus à potentiel pandémique, la résistance aux antimicrobiens, les menaces sanitaires liées au changement climatique, les menaces liées aux conflits armés et les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.
Mesures de prévention et de traitement des maladies
- Plus de 90 % des mesures prévues par le plan européen pour vaincre le cancer ont déjà été mises en œuvre - ouvrir un nouvel onglet. ou sont en cours de mise en œuvre, avec un soutien substantiel de la mission Cancer de l’UE - ouvrir un nouvel onglet. et du programme Horizon Europe.
- Une autorisation de mise sur le marché de l’UE a été délivrée pour le Zuranolone - ouvrir un nouvel onglet., un médicament traitant la dépression postpartum, pour laquelle aucun traitement spécifique n’avait été précédemment approuvé.
- Une autorisation a été accordée pour un médicament traitant les troubles cognitifs légers - ouvrir un nouvel onglet. qui se manifestent au cours des premiers stades de la maladie d’Alzheimer, le premier traitement du genre à être autorisé dans l’UE.
- Une action conjointe sur la démence et la santé - ouvrir un nouvel onglet. a été mise en œuvre, avec une enveloppe de 4,5 millions d’euros du programme «L’UE pour la santé» (EU4Health) - ouvrir un nouvel onglet. destinée à aider les États membres à traiter la démence de manière globale: de l’amélioration des connaissances et de la sensibilisation en matière de santé, du dépistage et de la prévention primaire au soutien aux personnes atteintes de démence et d’autres troubles neurologiques.
- Une action conjointe sur les maladies respiratoires - ouvrir un nouvel onglet. a été lancée, avec près de 5 millions d’euros provenant du programme «L’UE pour la santé», afin de lutter contre les maladies respiratoires chroniques et d’améliorer la santé pulmonaire dans toute l’Europe.
Grâce à sa stratégie en matière de santé mondiale - ouvrir un nouvel onglet., l’UE a accompli des progrès considérables - ouvrir un nouvel onglet. dans le renforcement des systèmes de santé et l’extension de la couverture sanitaire universelle, ainsi que dans l’amélioration de la préparation et des réponses aux menaces transfrontières pour la santé. Dans ce contexte, en 2025, la Commission a signé de nouveaux accords avec l’agence Préparation aux crises sanitaires Canada - ouvrir un nouvel onglet. et l’Organisation panaméricaine de la santé - ouvrir un nouvel onglet.. La Commission a également fourni 9,4 millions d’euros pour soutenir le partenariat visant à accélérer les essais et le séquençage de la mpox en Afrique - ouvrir un nouvel onglet.. Cela permettra de renforcer la détection et la surveillance de la mpox, tout en soutenant les tests innovants.
Le 12e forum du partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques - ouvrir un nouvel onglet., qui s’est tenu à Kigali (Rwanda), a fait le point sur les progrès accomplis dans le cadre de ce partenariat historique avec l’Afrique dans le domaine des essais cliniques. Le partenariat a consacré à ce jour plus de 1,5 milliard d’euros à 477 études cliniques, qui ont débouché sur l’élaboration de nouveaux médicaments tels que les deux premiers vaccins contre le paludisme au monde.
L’UE soutient l’Organisation mondiale de la santé - ouvrir un nouvel onglet. (OMS), qui est l’autorité de référence en matière de santé au niveau mondial dans le système des Nations unies. Depuis 2020, l’UE est un partenaire actif et engagé qui a collaboré avec les pays de l’OMS et d’autres organismes compétents à la conclusion d’un accord ambitieux sur les pandémies - ouvrir un nouvel onglet.. Adopté en 2025, l’accord vise à améliorer la prévention de futures pandémies mondiales, ainsi que la préparation et la réaction à celles-ci. L’OMS a lancé la version 2.0 du système de veille épidémiologique à sources ouvertes - ouvrir un nouvel onglet. (Epidemic Intelligence from Open Sources) au sein du Centre d’information de l’OMS sur les pandémies et les épidémies à Berlin (Allemagne), avec le soutien étroit de l’UE et de ses États membres. L’UE participe également aux travaux en cours sur le système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages découlant de leur utilisation (Pathogen Access and Benefit Sharing – PABS) - ouvrir un nouvel onglet..