CHAPITRE 7

Une Europe mondiale au service de la paix, des partenariats et de la stabilité économique

Un groupe d’enfants lève les bras et sourit devant un réservoir d’eau. Sur le réservoir d’eau, on devine un drapeau européen, derrière les enfants. Voir la légende de la photo
Vivre dans la tourmente: au Yémen, 15,2 millions de personnes ont besoin d’un accès à l’eau potable, à des équipements d’assainissement et à des services d’hygiène. Sur le site d’Al-Makhshab, l’eau est constamment disponible grâce au nouveau système financé par l’UE. Depuis le début de la guerre en 2015, l’UE a apporté une contribution de près de 1,6 milliard d’euros pour faire face à la crise au Yémen. Al-Makhshab (Yémen), 14 mai 2025.

Le monde a radicalement changé ces dernières années. En réponse à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, au conflit à Gaza, à la concurrence économique plus agressive et déloyale de la Chine, aux relations avec les États-Unis et à la montée des politiques clivantes, l’Union européenne s’est efforcée de défendre et de promouvoir un ordre international fondé sur des règles, d’établir des partenariats commerciaux effectifs et de renforcer le rôle des institutions mondiales. L’UE reste fermement attachée à un multilatéralisme effectif, avec les Nations unies en son cœur et soutenu par d’autres institutions internationales telles que l’Organisation mondiale du commerce. Elle reste également le plus grand donateur d’aide au développement et l’un des principaux pourvoyeurs d’aide humanitaire dans le monde.

L’élargissement est un investissement stratégique dans la paix, la stabilité et la prospérité à long terme de l’Europe. Il revêt une importance essentielle pour accroître l’influence de l’Union sur la scène internationale. L’UE évalue régulièrement les progrès réalisés par tous les pays concernés par l’élargissement, notamment dans le cadre du paquet «élargissement» annuel - ouvrir un nouvel onglet.. L’intégration progressive des pays candidats dans certains domaines spécifiques des politiques de l’UE, notamment dans certaines parties du marché unique, renforce les liens avec l’UE avant leur adhésion.

La Commission européenne soutient notamment les efforts déployés par les pays concernés par l’élargissement pour adhérer à l’espace unique de paiement en euros - ouvrir un nouvel onglet. et à la zone d’itinérance aux tarifs nationaux - ouvrir un nouvel onglet.. Le plan de croissance pour la Moldavie - ouvrir un nouvel onglet., le plan de croissance pour les Balkans occidentaux - ouvrir un nouvel onglet. et la facilité pour l’Ukraine - ouvrir un nouvel onglet. facilitent ce processus et stimulent les investissements et les réformes nécessaires pour préparer les pays concernés par l’élargissement à leur adhésion à l’UE.

Marta Kos et d'autres personnes sont assises à une table de conférence circulaire. L’image de l’orateur est projetée sur un écran en arrière-plan. D'autres personnes sont assises en périphérie de la table principale.
Marta Kos, commissaire européenne chargée de l’élargissement (au centre, à gauche, en bleu clair), lors de la réunion des dirigeants des Balkans occidentaux à Skopje (Macédoine du Nord), le 30 juin 2025. Les dirigeants de l’Albanie, de la Bosnie-Herzégovine, du Kosovo, de la Macédoine du Nord, du Monténégro et de la Serbie se sont réunis pour affirmer leur attachement constant au plan de croissance pour les Balkans occidentaux.

Soutien de l’UE aux pays concernés par l’élargissement en 2025

Actions de 2025 visant à renforcer les relations commerciales avec les pays candidats

  • Finalisation de la révision des régimes commerciaux avec la Moldavie et l’Ukraine, dans le cadre de leur processus d’adhésion à l’UE.

Partenariat oriental et région de la mer Noire

La coopération régionale dans le cadre du partenariat oriental - ouvrir un nouvel onglet. rassemble l’UE, l’Arménie - ouvrir un nouvel onglet., l’Azerbaïdjan - ouvrir un nouvel onglet., la Biélorussie - ouvrir un nouvel onglet., la Géorgie - ouvrir un nouvel onglet., la Moldavie - ouvrir un nouvel onglet. et l’Ukraine - ouvrir un nouvel onglet. dans le but de relever des défis communs et de poursuivre des objectifs communs. La Biélorussie a suspendu sa participation en 2021, à la suite de la détérioration drastique de la situation générale des droits de l’homme, de la démocratie et de l’état de droit dans le pays avant, pendant et après les élections d’août 2020. La coopération se poursuit avec les principaux acteurs non étatiques biélorusses, notamment les organisations de la société civile et les forces démocratiques œuvrant pour une Biélorussie démocratique. La coopération régionale dans le cadre du partenariat oriental contribue également à la mise en œuvre de l’approche stratégique de l’Union européenne à l’égard de la région de la mer Noire - ouvrir un nouvel onglet., adoptée en mai 2025. Dans le contexte de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, la stratégie renforcera également le rôle géopolitique de l’UE en tant qu’acteur fiable dans la région de la mer Noire.

Trois piliers pour la coopération future entre l’UE et la mer Noire

  1. Renforcer la sécurité, la stabilité et la résilience.
  2. Favoriser une croissance et une prospérité durables.
  3. Promouvoir la protection de l’environnement, la résilience et l’état de préparation au changement climatique, ainsi que la protection civile.

En octobre, un programme en matière de connectivité interrégionale - ouvrir un nouvel onglet. a été lancé dans le but de coordonner les investissements stratégiques visant à renforcer les liens dans les domaines du commerce, des transports, de l’énergie et du numérique entre l’Europe et l’Asie centrale, via la Turquie et les pays de la mer Noire et du Caucase du Sud. Il reflète les efforts stratégiques déployés par l’UE pour forger des partenariats et faire progresser la coopération interrégionale.

Moyen-Orient et Afrique du Nord

Un bassin méditerranéen prospère, connecté, résilient et sûr est dans l’intérêt stratégique de l’Union, qui s’efforce d’améliorer sa compétitivité, de renforcer sa sécurité et de gérer les migrations. Le pacte pour la Méditerranée - ouvrir un nouvel onglet., lancé par les États membres et les partenaires du sud de la Méditerranée, renouvelle et renforce l’ambition de l’UE de tisser des liens plus étroits avec les pays de la région afin de stimuler les investissements et d’apporter une valeur ajoutée aux populations et aux économies de toutes les rives de la Méditerranée. Le pacte propose des projets phares dans le cadre de ses trois piliers: les personnes, l’économie et la sécurité.

Partenariats stratégiques et globaux

Le tout premier sommet UE-Égypte - ouvrir un nouvel onglet., qui s’est tenu en parallèle d’un événement de haut niveau UE-Égypte - ouvrir un nouvel onglet., a constitué une occasion unique de traduire les ambitions communes en résultats concrets, en s’appuyant sur le partenariat stratégique et global UE-Égypte - ouvrir un nouvel onglet..

Le Conseil a adopté le mandat de l’UE visant à entamer des négociations avec chacun des six pays du Conseil de coopération du Golfe - ouvrir un nouvel onglet. (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) dans le but de conclure des accords de partenariat stratégique bilatéraux.

L’UE et la Jordanie ont signé une déclaration conjointe lançant un nouveau partenariat stratégique et global - ouvrir un nouvel onglet. afin de mieux relever les défis communs et de promouvoir les valeurs partagées que sont la paix, la démocratie et les droits de l’homme. Ils ont également signé un protocole d’accord lançant la mise en œuvre d’une assistance macrofinancière de 500 millions d’euros - ouvrir un nouvel onglet. destinée à soutenir la stabilité économique, la croissance, la résilience à long terme et les réformes de la Jordanie.

La Jordanie a également signé l’accord renouvelé du partenariat en matière de recherche et d’innovation dans la zone méditerranéenne - ouvrir un nouvel onglet., qui vise à renforcer les capacités de recherche et d’innovation et à développer les connaissances et les solutions en matière de gestion de l’eau, de systèmes agricoles et de valeur de la chaîne alimentaire dans la région méditerranéenne. Entre 2025 et 2027, la Jordanie contribuera au partenariat à hauteur de 4,5 millions d’euros.

Dubravka Šuica et Zeina Toukan sont assises à une table, chacune étant en train de signer un document. Ursula von der Leyen et le roi Abdallah II de Jordanie se tiennent debout derrière elles. Derrière eux se trouvent un drapeau jordanien et un drapeau européen. Le logo de la Commission européenne apparaît trois fois sur le fond.
Dubravka Šuica, commissaire européenne chargée de la Méditerranée (devant, à droite), et Zeina Toukan, ministre jordanienne de la planification et de la coopération internationale (devant, à gauche), signant l’accord de partenariat stratégique et global UE-Jordanie, en présence d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne (derrière, à droite), et d’Abdallah II, roi de Jordanie (derrière, à gauche). Bruxelles (Belgique), 29 janvier 2025.

L’UE continue de défendre et de promouvoir un ordre international fondé sur des règles et s’emploie à renforcer le rôle des institutions mondiales. Elle le fait dans le but de garantir le respect de ses valeurs et de permettre à l’Europe de rester forte dans un monde plus instable où les différends se multiplient.

À l’approche de la 80e Assemblée générale des Nations unies, l’Union a réaffirmé son attachement - ouvrir un nouvel onglet. au multilatéralisme fondé sur le droit international, y compris la charte des Nations unies, reconnaissant le lien intrinsèque qui existe entre la paix, la sécurité, les droits de l’homme et le développement durable. L’UE restera un partenaire prévisible, fiable et crédible, déterminé à trouver des solutions globales aux défis communs, notamment par la mise en œuvre du pacte pour l’avenir - ouvrir un nouvel onglet.. Elle est également résolue à accélérer les efforts visant à mettre en œuvre le Programme 2030 et à atteindre les objectifs de développement durable, ainsi qu’à soutenir le processus de réforme des Nations unies en cours.

Sécurité économique

Une nouvelle politique économique étrangère axée sur la sécurité économique, le commerce et l’investissement dans le cadre de partenariats est essentielle à la prospérité de l’Europe. Le commerce ouvert peut favoriser la croissance des entreprises et créer des emplois, mais il convient de maintenir une concurrence loyale et des conditions de concurrence équitables entre les producteurs nationaux et étrangers. Les instruments de défense commerciale continuent de protéger les emplois dans l’Union en favorisant un environnement commercial équitable pour les entreprises de l’UE.

Afin d’éviter que les investissements à l’étranger n’aient des conséquences négatives sur la sécurité économique de l’UE, la Commission a invité les États membres à évaluer ces investissements - ouvrir un nouvel onglet. réalisés dans des pays tiers par des entreprises situées sur leur territoire, dans trois domaines d’importance stratégique pour l’Union: les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle et les technologies quantiques. Cela permettra de déterminer les mesures qui pourraient être nécessaires à l’avenir dans ces domaines. En outre, les négociations interinstitutionnelles - ouvrir un nouvel onglet. visant à améliorer le cadre pour le filtrage des investissements directs étrangers dans l’UE ont été conclues en décembre, dans la perspective de faire du contrôle des investissements un instrument stratégique plus solide et plus cohérent.

L’UE est la deuxième plus grande économie et le plus grand secteur de commerce au monde.

Principales évolutions en matière de commerce et de coopération internationale en 2025

Déclaration conjointe - ouvrir un nouvel onglet. avec les États-Unis sur un accord-cadre relatif à des échanges commerciaux réciproques, équitables et équilibrés.

L’UE poursuit ses discussions avec les États-Unis en vue de réduire les droits de douane, afin de rétablir la stabilité et la prévisibilité dans les relations commerciales et d’investissement entre l’UE et ce pays, dans l’intérêt des entreprises, des travailleurs et des citoyens des deux côtés de l’Atlantique.

 
 

Deux propositions d’accords historiques en Amérique latine, l’accord de partenariat UE-Mercosur - ouvrir un nouvel onglet. et l’accord global modernisé UE-Mexique - ouvrir un nouvel onglet., qui constituent un élément essentiel de la stratégie de l’UE visant à diversifier ses relations commerciales.

Ces accords ouvriront des possibilités d’exportation d’une valeur de plusieurs milliards d’euros à des entreprises de l’UE de toutes tailles, contribueront à la croissance économique et à la compétitivité, soutiendront des centaines de milliers d’emplois européens et promouvront les intérêts et les valeurs de l’UE dans la région.

Entrée en vigueur de l’accord commercial intérimaire UE-Chili - ouvrir un nouvel onglet., qui renforce la compétitivité des entreprises des deux parties.

Les efforts déployés pour atteindre cet objectif seront soutenus par plusieurs initiatives en cours dans le cadre de la stratégie «Global Gateway», comme le développement de chaînes de valeur pour les matières premières critiques (dont le lithium et le cuivre) ou la production d’hydrogène d’origine renouvelable au Chili.

       
 

Partenariat stratégique - ouvrir un nouvel onglet. établi avec les cinq pays d’Asie centrale: le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan.

Premier signe du nouvel élan donné à cette relation, un paquet d’investissement «Global Gateway» - ouvrir un nouvel onglet. de 12 milliards d’euros soutiendra la coopération entre l’UE et ces partenaires dans les domaines du climat, de l’énergie et des matières premières critiques.

Un nouveau chapitre dans les relations entre l’UE et le Royaume-Uni - ouvrir un nouvel onglet., avec des accords sur plusieurs fronts, notamment sur un accès réciproque à leurs eaux de pêche jusqu’en 2038 - ouvrir un nouvel onglet. et un partenariat en matière de sécurité et de défense - ouvrir un nouvel onglet.. Ce dernier permettra au Royaume-Uni de participer à des actions d’acquisition conjointe.

Déclaration conjointe - ouvrir un nouvel onglet. avec la Suisse visant à renforcer la coopération dans les domaines critiques de la recherche, des transports terrestres et de la santé.

Réaffirmation de l’engagement commun avec le Japon - ouvrir un nouvel onglet. à renforcer la coopération en matière de sécurité commerciale et économique, création d’une alliance pour la compétitivité - ouvrir un nouvel onglet. et élargissement du dialogue économique de haut niveau.

Lancement des négociations avec les Émirats arabes unis en vue d’un accord de libre-échange - ouvrir un nouvel onglet., ouvrant la voie à la conclusion du premier accord commercial global de l’UE dans la région du Golfe.

Reprise des négociations - ouvrir un nouvel onglet. sur un accord de libre-échange UE-Malaisie.

     
 

Début des travaux sur un accord sur le commerce numérique avec le Canada - ouvrir un nouvel onglet., conclusion des négociations sur un accord sur le commerce numérique avec la Corée du Sud - ouvrir un nouvel onglet. et signature d’un accord historique sur le commerce numérique avec Singapour - ouvrir un nouvel onglet..

Ces accords s’inscrivent dans le cadre de la nouvelle stratégie numérique internationale - ouvrir un nouvel onglet. de l’Union, qui annonce l’intention de l’UE de créer un réseau de partenariats numériques et d’étendre le réseau d’accords commerciaux numériques. Cette stratégie permettra également de développer l’offre technologique de l’UE en combinant les investissements des secteurs privé et public de l’Union afin de soutenir la transition numérique des pays partenaires et de renforcer la gouvernance numérique mondiale conformément aux valeurs fondamentales de l’UE.

Maroš Šefčovič et Airlangga Hartarto, côte à côte, en train de sourire. Tous deux portent des chemises colorées de style indonésien et tiennent une boîte à l'intérieur de laquelle se trouve une silhouette de fleur. Le grand panneau à l'arrière-plan comporte, en haut, les drapeaux indonésien et européen, ainsi que la mention «Bilateral Meeting — Coordinating Minister for Economic Affairs RI, and EU Commissioner for Trade and Economic Security» (Réunion bilatérale — Ministre coordonnateur indonésien des affaires économiques, et commissaire européen chargé du commerce et de la sécurité économique).
Maroš Šefčovič, commissaire européen chargé du commerce et de la sécurité économique, ainsi que des relations interinstitutionnelles et de la transparence (à droite), et Airlangga Hartarto, ministre coordonnateur indonésien des affaires économiques (à gauche), célébrant la conclusion des négociations sur l’accord de partenariat économique global UE-Indonésie à Jakarta (Indonésie), le 22 septembre 2025.

Mesures prises en 2025 pour garantir un commerce équitable

  • Imposition de mesures - ouvrir un nouvel onglet. relevant de l’instrument relatif aux marchés publics internationaux (en raison de la discrimination systématique à l’égard des dispositifs médicaux de l’UE sur les marchés publics chinois) pour exclure les soumissionnaires originaires de Chine de la participation aux appels d’offres de l’UE pour les dispositifs médicaux d’un montant supérieur à 5 millions d’euros, et limitation de la part des dispositifs médicaux provenant de Chine à 50 % de la valeur des marchés concernés.
  • Adoption de mesures - ouvrir un nouvel onglet. pour prévenir le dumping de plateformes élévatrices mobiles originaires de Chine, qui cause un préjudice important aux producteurs en Europe, où les ventes annuelles dans ce secteur s’élèvent à 1 milliard d’euros.
  • Introduction d’une procédure d’arbitrage - ouvrir un nouvel onglet. contre les restrictions au commerce et à l’investissement de l’Algérie, lesquelles enfreignent l’accord d’association UE-Algérie.
  • Engagement d’une procédure de règlement des différends contre la Chine devant l’Organisation mondiale du commerce sur les injonctions antipoursuites délivrées par les tribunaux chinois concernant des brevets essentiels à une norme, par exemple la 5G pour les téléphones mobiles, dans laquelle l’UE a obtenu gain de cause.

Partenariats internationaux

Les partenariats internationaux constituent un élément essentiel de la politique extérieure de l’UE. La stratégie «Global Gateway» - ouvrir un nouvel onglet., qui s’appuie sur des instruments financiers tels que l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale — Europe dans le monde - ouvrir un nouvel onglet., est la contribution de l’UE à la réduction du déficit d’investissement mondial, pleinement alignée sur le programme 2030 des Nations unies et ses objectifs de développement durable, ainsi que sur l’accord de Paris - ouvrir un nouvel onglet.. Elle est devenue une stratégie fiable pour mobiliser des investissements au niveau mondial, créant des emplois locaux de qualité et apportant de la valeur ajoutée dans le monde, tout en renforçant également la compétitivité et la sécurité de l’UE. À ce jour, «Global Gateway» a mobilisé 306 milliards d’euros d’investissements publics et privés — dépassant l’objectif initial de 300 milliards d’euros d’ici à 2027.

La plateforme d’investissement «Global Gateway» - ouvrir un nouvel onglet., lancée en octobre, contribuera grandement à ces efforts en facilitant la concrétisation des projets d’investissement des entreprises de l’UE dans les pays partenaires. Afin de consolider et de renforcer le rôle d’acteur mondial de l’UE, la Commission a proposé d’accroître l’efficacité de la garantie pour l’action extérieure - ouvrir un nouvel onglet. en réduisant les formalités administratives et en introduisant des mesures de simplification. La garantie pour l’action extérieure est un instrument financier essentiel dans le cadre de la stratégie «Global Gateway», permettant de proposer des prêts plus abordables pour débloquer des investissements et mettre en place des relations commerciales avec des pays partenaires dans le monde entier.

Favoriser la diplomatie de haut niveau et les partenariats entre l’UE et l’Afrique

En 2025, l’UE et l’Union africaine ont célébré le 25e anniversaire de leur partenariat - ouvrir un nouvel onglet. avec la septième édition du sommet UE-Union africaine - ouvrir un nouvel onglet.. Dans le cadre de «Global Gateway», l’UE a déjà mobilisé 120 milliards d’euros en faveur de projets dans toute l’Afrique. Lors du sommet du G20 en Afrique du Sud, la dernière conférence des donateurs de la campagne de «Global Gateway», «Scaling up Renewables in Africa - ouvrir un nouvel onglet.» (développement des énergies renouvelables en Afrique), a mobilisé 15,5 milliards d’euros en faveur de l’énergie propre et de l’accès à l’électricité sur l’ensemble du continent. Les fonds octroyés par l’UE et les États membres dans le cadre d’une approche «Équipe Europe - ouvrir un nouvel onglet.» viennent renforcer les efforts consentis par l’UE en matière d’énergie propre en Afrique. La campagne s’est également associée à la «Mission 300» - ouvrir un nouvel onglet., une initiative de la Banque mondiale qui vise à fournir de l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici à 2030. Elle aidera à alimenter les foyers, les écoles et les hôpitaux sur l’ensemble du continent et créera des milliers d’emplois verts, de la Côte d’Ivoire au Lesotho en passant par Madagascar et la Somalie.

Ursula von der Leyen s'exprimant à un pupitre sur lequel sont inscrits les mots «Global Gateway Forum 2025  - 9 and 10 October  - Brussels» (Forum «Global Gateway» 2025 — 9 et 10 octobre — Bruxelles).
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors du forum «Global Gateway» qui s’est tenu à Bruxelles (Belgique) les 9 et 10 octobre 2025, au cours duquel elle a annoncé un train de mesures de l’Équipe Europe d’un montant de 618 millions d’euros visant à développer les énergies renouvelables en Afrique. Cette déclaration s’appuyait sur l’enveloppe de 545 millions d’euros annoncée plus tôt dans l’année à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, démontrant que l’UE continue de tenir ses engagements.
Jozef Síkela debout dans un bus, souriant à l’objectif.
Jozef Síkela (debout, à gauche), commissaire européen chargé des partenariats internationaux, lors d’une visite du projet «Vers une conception inclusive de la transition vers les énergies renouvelables», à Windhoek (Namibie), le 17 septembre 2025.

Sommets internationaux

L’UE a participé à plusieurs sommets avec des pays partenaires en 2025. Lors du sommet du G7 - fichier PDF, ouvrir un nouvel onglet. de juin au Canada, les dirigeants ont débattu des moyens d’accroître le soutien à l’Ukraine et ont réaffirmé leur engagement en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. Parmi les autres sujets clés abordés figuraient le renforcement de la coordination économique, la sécurité de l’approvisionnement en minéraux critiques, les nouvelles technologies (intelligence artificielle et informatique quantique), la transition énergétique et les méthodes visant à mieux prévenir les feux de forêt et à en atténuer les effets.

Le sommet du G20 - ouvrir un nouvel onglet. à Johannesburg (Afrique du Sud) a été le premier à se tenir sur le continent africain et a marqué la fin du premier cycle de présidences du G20. Les résultats du sommet ont porté en particulier sur les grandes priorités de l’Europe et de l’Afrique, telles que la transition énergétique, les minéraux critiques et la soutenabilité de la dette. Les autres sujets abordés étaient notamment les déséquilibres mondiaux, l’action climatique, la résilience aux catastrophes et l’intelligence artificielle.

Recherche et innovation

La coopération avec l’Inde dans le domaine de la recherche et de l’innovation s’est accélérée en 2025, particulièrement dans le cadre du Conseil du commerce et des technologies (CCT) UE-Inde - fichier PDF, ouvrir un nouvel onglet.. Au sein du groupe de travail du CCT sur les technologies énergétiques vertes et propres, des recherches collaboratives ont été conduites avec l’Inde sur les solutions en matière de pollution plastique des océans et de transformation des déchets en hydrogène renouvelable - ouvrir un nouvel onglet., et sur le recyclage des batteries pour les véhicules électriques, avec un investissement conjoint de quelque 60 millions d’euros.

Horizon Europe - ouvrir un nouvel onglet. est le principal programme de financement de l’UE pour la recherche et l’innovation, et sert de plateforme pour collaborer avec les meilleures communautés de chercheurs du monde. En 2025, la Corée du Sud - ouvrir un nouvel onglet., l’Égypte - ouvrir un nouvel onglet. et la Suisse - ouvrir un nouvel onglet. ont rejoint le programme, portant le nombre total de pays associés à 22.

Ursula von der Leyen et Narendra Modi, debout, se serrent la main en souriant.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne (à gauche), serrant la main de Narendra Modi, Premier ministre indien (à droite), lors de la visite du collège des commissaires en Inde. New Delhi (Inde), 27 février 2025.

Soutenir la paix et la sécurité

À l’occasion du tout premier dialogue politique à haut niveau UE-Palestine - ouvrir un nouvel onglet. (cette dénomination ne saurait être interprétée comme une reconnaissance d’un État de Palestine et est sans préjudice de la position de chaque État membre sur cette question), la Commission a proposé un programme d’aide pluriannuel global - ouvrir un nouvel onglet. en vue de soutenir la reprise et la résilience palestiniennes. La Commission a également convoqué la première réunion du groupe des donateurs pour la Palestine - ouvrir un nouvel onglet. à Bruxelles (Belgique), qui a réuni les partenaires mondiaux pour soutenir la mise en œuvre des réformes palestiniennes, contribuer à renforcer la gouvernance, améliorer la résilience économique et stimuler la reprise à Gaza. Plusieurs États membres se sont engagés à verser à l’Autorité palestinienne un montant total de 88 millions d’euros de manière sécurisée, par l’intermédiaire du mécanisme Pegase (mécanisme palestino-européen de gestion de l’aide socio-économique).

Afin de promouvoir la paix au Moyen-Orient, la Commission a proposé de suspendre certaines dispositions liées au commerce - ouvrir un nouvel onglet. de l’accord d’association entre l’UE et Israël et d’imposer des sanctions supplémentaires à l’encontre du Hamas, des ministres extrémistes et des colons violents. La Commission a également suspendu son soutien bilatéral à Israël, à l’exception du soutien à la société civile et à Yad Vashem (l’Institut international pour la mémoire de la Shoah).

L’UE reste le plus grand donateur international et pourvoyeur d’aide humanitaire aux Palestiniens, ayant alloué et versé un total de 220 millions d’euros d’aide humanitaire d’urgence pour Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, en 2025.

Une femme gazaouie avec un enfant dans les bras porte une boîte en carton sur laquelle figurent un drapeau européen et la mention «Unicef for every child» (Unicef pour chaque enfant). Derrière, on voit un groupe de personnes, dont certaines portent des gilets avec les mêmes symboles. La rue est jonchée de gravats.
Action humanitaire de l’UE à Gaza: une voie d’approvisionnement essentielle dans un contexte de destruction. Grâce à des fonds de l’UE, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a distribué des vêtements d’hiver à 150 000 enfants. 5 février 2025. © Unicef, 2025. Tous droits réservés. Licence concédée à l’Union européenne sous conditions.

L’Union a réaffirmé au cours de l’année son engagement à soutenir le peuple syrien et à participer à la transition et au redressement de la Syrie. Lors de la neuvième conférence de Bruxelles sur la Syrie, «Standing with Syria: Meeting the needs for a successful transition - ouvrir un nouvel onglet.» (Soutien à la Syrie: répondre aux besoins pour une transition réussie), l’UE a annoncé des engagements financiers à hauteur de près de 2,5 milliards d’euros pour 2025 et 2026 pour contribuer au processus de transition en Syrie et au redressement socio-économique du pays. La Commission a également levé les sanctions économiques à l’encontre de la Syrie - ouvrir un nouvel onglet., à l’exception de celles fondées sur des motifs de sécurité, et, en 2025, la Journée du dialogue - ouvrir un nouvel onglet. annuelle s’est tenue pour la première fois en Syrie. Enfin, à la suite du rétablissement des sanctions de l’Organisation des Nations unies à l’égard de l’Iran, la Commission a décidé de rétablir un certain nombre de sanctions en raison des activités de prolifération nucléaire du pays.

Aide humanitaire

Lorsque des catastrophes naturelles majeures surviennent ou que des conflits éclatent, des millions de personnes se retrouvent en péril. L’aide humanitaire devient une planche de salut, fournissant de la nourriture, des abris et des soins médicaux.

L’UE, conjointement avec ses États membres, est à la pointe de ces opérations de secours et a été le principal donateur d’aide humanitaire au niveau mondial en 2025. Elle apporte une aide vitale fondée sur les besoins, assure la protection des travailleurs humanitaires, préserve les principes humanitaires internationaux, protège les civils et défend le droit international humanitaire — autant d’actions qui sont au cœur de la diplomatie humanitaire. En 2025, l’UE a alloué 2,56 milliards d’euros d’aide humanitaire et de protection.

Hadja Lahbib, souriante, se penche pour parler avec une petite fille dans un centre médical. Entre elles, un autre enfant est allongé dans un fauteuil de dentiste.
Hadja Lahbib, commissaire européenne chargée de l’égalité, de l’état de préparation et de la gestion des crises, en train de visiter un centre de la Croix-Rouge à Bogota (Colombie), avant le sommet UE-Communauté des États latino-américains et des Caraïbes. 5 novembre 2025.

L’Union a apporté une aide humanitaire à son voisinage immédiat, en particulier l’Arménie, la Moldavie, la Turquie et l’Ukraine. Outre la Palestine, l’aide humanitaire de l’UE au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a ciblé la Syrie et a cherché à répondre aux besoins des réfugiés syriens dans la région.

L’UE est un acteur humanitaire mondial. La guerre au Soudan - ouvrir un nouvel onglet. et ses répercussions dans les pays voisins, la situation complexe et instable dans la Grande Corne de l’Afrique et en Afrique occidentale et centrale - ouvrir un nouvel onglet. ainsi que les phénomènes météorologiques extrêmes dans la région de l’Afrique australe et de l’océan Indien - ouvrir un nouvel onglet. ont entraîné des déplacements massifs, une insécurité alimentaire et même la famine. L’aide humanitaire de l’UE a été vitale pour des millions de personnes touchées par ces crises ou comptant parmi les plus vulnérables.

En Asie, l’aide humanitaire de l’UE a continué de répondre aux crises humanitaires prolongées, telles que celles touchant l’Afghanistan - ouvrir un nouvel onglet., le Bangladesh et le Myanmar/la Birmanie - ouvrir un nouvel onglet., tout en aidant à faire face aux catastrophes naturelles soudaines, telles que les inondations au Pakistan - ouvrir un nouvel onglet. et les cyclones tropicaux aux Philippines - ouvrir un nouvel onglet. et au Viêt Nam - ouvrir un nouvel onglet., entre autres.

En Amérique latine, l’aide humanitaire de l’UE a bénéficié aux communautés touchées par les crises en cours dans des pays tels que la Colombie - ouvrir un nouvel onglet., Haïti - ouvrir un nouvel onglet. et le Venezuela - ouvrir un nouvel onglet., ainsi qu’aux victimes de catastrophes telles que l’ouragan Melissa dans les Caraïbes.