L’Union européenne est bien décidée à relever les défis mondiaux, à promouvoir ses intérêts et ses valeurs et à imprimer un nouvel élan à la démocratie, aux droits de l’homme et au multilatéralisme sur la scène mondiale. Son engagement s’étend à plusieurs domaines d’importance, dont la coopération en matière de sécurité et de défense, la politique de voisinage, les partenariats internationaux, les échanges commerciaux, l’aide humanitaire et la protection civile.
En 2023, l’UE a continué de collaborer étroitement avec ses partenaires mondiaux en vue de garantir la stabilité dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques grandissantes, dues notamment à l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine et à la guerre entre Israël et le Hamas. Elle a continué d’entretenir d’importantes relations avec les régions de son voisinage aspirant aux valeurs démocratiques et au développement économique et s’est attachée à forger des partenariats faisant la promotion des valeurs communes et du développement durable.
Grâce à une solide préparation aux catastrophes sur son territoire comme à l’extérieur de celui-ci, l’UE a continué de préserver des vies, de prévenir des catastrophes et d’agir avec célérité lorsque des crises surviennent. Ces efforts déployés sans relâche soulignent l’engagement sans faille de l’UE à promouvoir la paix, la stabilité et la résilience à l’échelle mondiale.
Les attaques terroristes brutales et aveugles perpétrées par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023 ont entraîné une détérioration considérable de la situation humanitaire des Palestiniens dans la bande de Gaza et accru le risque d’escalade dans la région.
Tout en insistant sur le fait que rien ne saurait justifier la terreur, l’UE a condamné le Hamas avec la plus grande fermeté pour ses attaques terroristes et appelé à une libération inconditionnelle de l’ensemble des otages. Tout en reconnaissant à Israël le droit de se défendre, conformément au droit international, l’UE a répété l’importance d’assurer en toutes circonstances la protection de l’ensemble des civils, en vertu du droit international humanitaire.
Vivement préoccupée par la détérioration de la situation humanitaire dans la bande de Gaza, l’UE a demandé que l’accès humanitaire soit continu, rapide, sûr et sans entrave et que l’aide parvienne à ceux qui en ont besoin au moyen de toutes les mesures nécessaires, y compris des couloirs et des trêves humanitaires pour répondre aux besoins humanitaires.
Près de
1,1 milliard d’euros
depuis 2000
1 310 tonnes
de fournitures essentielles
33
vols humanitaires du pont aérien de l’UE
103 millions d’euros
de financement humanitaire
L’UE est le principal pourvoyeur d’aide humanitaire en faveur du peuple palestinien. Au total, depuis l’an 2000, l’Union lui a octroyé plus de 1 milliard d’euros pour l’aider à satisfaire ses besoins essentiels. Depuis octobre, l’UE a multiplié par quatre son aide d’urgence aux Palestiniens - s’ouvre dans un nouvel onglet. et collabore avec un grand nombre de partenaires humanitaires sur le terrain.
L’UE travaille en permanence avec des partenaires régionaux et internationaux en vue d’empêcher une escalade régionale du conflit, et notamment la détérioration de la situation en Cisjordanie. Elle reste attachée à une paix durable et pérenne reposant, d’une part, sur une solution fondée sur la coexistence de deux États, et d’autre part, sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies.
L’UE entend garantir la sécurité de ses habitants et contribue à faire du monde un endroit plus pacifique. La boussole stratégique en matière de sécurité et de défense - s’ouvre dans un nouvel onglet. est un plan visant à renforcer la sécurité et la défense de l’UE d’ici à 2030. Elle couvre tous les aspects de la politique de sécurité et de défense et s’articule autour de quatre piliers: coopérer, agir, investir et protéger.
Les défis sécuritaires sont désormais transnationaux par essence, ce qui signifie qu’aucun pays ne saurait les relever à lui seul. Une approche stratégique collective est indispensable. Le partenariat de longue date qui existe entre l’UE et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est un élément capital de cette stratégie mondiale, l’OTAN étant une composante essentielle des efforts déployés par l’UE en matière de sécurité et de défense.
Par son message politique fort en faveur de l’unité transatlantique, la déclaration conjointe sur la coopération UE-OTAN - s’ouvre dans un nouvel onglet. a mis l’accent sur la nécessité d’adopter une approche ferme en matière de défense européenne, qui serve à des fins de sécurité mondiale et soit compatible avec l’OTAN. Les signataires se sont clairement engagés, en outre, à approfondir cette coopération.
En 2023, la coopération UE-OTAN a atteint un niveau sans précédent et enregistré des résultats tangibles - s’ouvre dans un nouvel onglet. dans tous les domaines, en particulier dans celui de la résilience. Lancée en janvier, la task-force UE-OTAN sur la résilience des infrastructures critiques - s’ouvre dans un nouvel onglet. a présenté des recommandations spécifiques pour la poursuite de la coopération.
La guerre d’agression menée par la Russie a donné lieu à une réaffirmation des valeurs communes à l’UE et à l’OTAN. Ensemble, elles ont affiché une solidarité inébranlable avec l’Ukraine et s’emploient à coordonner leurs moyens d’appui - s’ouvre dans un nouvel onglet. respectifs. La facilité européenne pour la paix (voir chapitre 1) fait désormais partie intégrante du soutien de l’UE à ses partenaires dans le monde.
Pendant l’année écoulée, l’UE a également intensifié sa coopération avec d’autres partenaires bilatéraux, régionaux et multilatéraux, dont les Nations unies, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, l’Union africaine, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et bien d’autres encore. Le premier forum Schuman sur la sécurité et la défense - s’ouvre dans un nouvel onglet. a réuni l’UE et des partenaires internationaux afin de relever des défis sécuritaires communs.
En 2023, deux initiatives clés visant à renforcer la défense et l’industrie de l’UE ont été mises en œuvre. L’action de soutien à la production de munitions - s’ouvre dans un nouvel onglet., dotée d’un budget de 500 millions d’euros, vise à augmenter la production de munitions et de missiles de l’UE. S’y ajoute l’instrument visant à renforcer l’industrie européenne de la défense au moyen d’acquisitions conjointes - s’ouvre dans un nouvel onglet., doté d’un budget de 300 millions d’euros, dont l’objet est d’inciter les États membres de l’UE, pour la toute première fois, à acquérir ensemble les produits de défense les plus importants auprès de l’industrie européenne de la défense.
Le Fonds européen de la défense - s’ouvre dans un nouvel onglet. joue un rôle déterminant dans le pôle recherche et développement du secteur de la défense au sein de l’UE. Depuis 2021, il a alloué plus de 3 milliards d’euros à 60 projets collaboratifs répartis entre les États membres. Rien qu’en 2023, ce fonds a alloué 1,2 milliard d’euros - s’ouvre dans un nouvel onglet. à des secteurs vitaux de la défense, tels que la surveillance de l’espace, la lutte contre les missiles hypersoniques et la mise au point d’une corvette de patrouille européenne. Le Fonds européen de la défense soutient l’innovation dans le secteur de la défense au moyen du programme de l’UE pour l’innovation dans le domaine de la défense - s’ouvre dans un nouvel onglet., doté de 2 milliards d’euros et visant notamment à aider les acteurs et innovateurs de taille modeste.
En 2023, la somme de 616 millions d’euros a été allouée au titre de l’enveloppe consacrée à la mobilité militaire du mécanisme pour l’interconnexion en Europe, afin de soutenir le transport de troupes et d’équipements le long du réseau transeuropéen de transport. Le but est de soutenir les investissements dans des infrastructures susceptibles d’être utilisées à des fins civiles et de défense.
Les crises récentes et les tensions qui s’accentuent ont fait apparaître des failles dans la sécurité de l’UE. Pour y faire face, la Commission a lancé en octobre un vaste processus de consultation destiné à inspirer la future stratégie industrielle de défense européenne - s’ouvre dans un nouvel onglet..
Le réchauffement planétaire constitue également une préoccupation croissante pour les opérations militaires de l’UE. Il est à l’origine d’un tournant - s’ouvre dans un nouvel onglet. décisif dans la politique de défense de l’UE, le changement climatique figurant désormais tout en haut de son ordre du jour en matière de sécurité.
En outre, l’UE a adopté en 2023 sa première stratégie spatiale pour la sécurité et la défense - s’ouvre dans un nouvel onglet.. Cette stratégie met notamment l’accent sur la protection des moyens spatiaux de l’UE et de ses États membres. Tournée vers l’avenir, la législation spatiale de l’UE doit être introduite en 2024 avec comme objectif d’améliorer la résilience et la force de l’UE dans l’espace.
Plus de 80 % du commerce mondial transite par les océans et les deux tiers environ du pétrole et du gaz mondiaux sont soit extraits soit transportés en mer. La quasi-totalité des données mondiales, y compris les données internet, circulent à travers des câbles sous-marins. La prospérité et la sécurité de l’UE dépendent de la sécurité et de la sûreté des océans. C’est pourquoi la Commission et le Service européen pour l’action extérieure ont adopté au mois de mars une stratégie de sûreté maritime de l’UE révisée et son plan d’action. Se fondant sur ces documents, le Conseil a approuvé en octobre cette même stratégie de sûreté maritime de l’UE révisée et son plan d’action - s’ouvre dans un nouvel onglet.. Cette stratégie est alignée sur la boussole stratégique et contribuera à la réalisation des objectifs de celle-ci.
Protéger les intérêts de l’UE en mer — citoyens, économie, infrastructures et frontières
Protéger nos ressources naturelles et le milieu marin
Respecter le droit international, en particulier la convention des Nations unies sur le droit de la mer
Réagir rapidement et efficacement aux menaces croissantes (cybermenaces et menaces hybrides, par exemple)
Assurer une formation et une éducation adéquates pour lutter contre les menaces (par exemple les cybercompétences)
L’UE reste attachée à l’intégration des Balkans occidentaux en son sein. Le «paquet élargissement» 2023 - s’ouvre dans un nouvel onglet. a présenté une évaluation détaillée de l’état des lieux et des progrès réalisés par les partenaires sur leurs trajectoires respectives vers l’adhésion à l’Union européenne. L’accent a été mis principalement sur les réformes fondamentales requises, y compris en ce qui concerne l’état de droit, l’administration publique, le fonctionnement d’institutions démocratiques et les critères économiques.
Au cours de l’année écoulée, la Macédoine du Nord et l’Albanie ont accompli des progrès sans heurts pour ce qui est du processus d’examen analytique de l’acquis de l’UE, une étape primordiale dans les négociations d’adhésion. La recommandation de la Commission et la décision du Conseil européen d’ouvrir les négociations d’adhésion avec la Bosnie-Herzégovine, dès que celle-ci aura satisfait aux critères d’adhésion requis, prennent acte des progrès réalisés par ce pays depuis qu’il a obtenu le statut de candidat, en 2022. Les négociations d’adhésion du Monténégro et de la Serbie avec l’UE se sont poursuivies, soutenues par les dialogues en cours avec la Commission aux niveaux politique et technique. En avril, le Parlement européen a officiellement approuvé la libéralisation du régime des visas pour le Kosovo (cette désignation est sans préjudice des positions sur le statut et est conforme à la résolution 1244/1999 du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu’à l’avis de la Cour internationale de justice sur la déclaration d’indépendance du Kosovo), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2024.
En 2023, l’UE a continué à mettre en œuvre le plan économique et d’investissement - fichier PDF – s’ouvre dans un nouvel onglet., doté d’une enveloppe de 30 milliards d’euros et ayant pour objectif la reprise à long terme à l’issue de la pandémie de COVID-19, les transitions écologique et numérique, ainsi que la coopération régionale et la convergence avec l’Union. En outre, l’UE a décaissé - s’ouvre dans un nouvel onglet. 450 millions d’euros, sur son train de mesures de soutien à l’énergie de 1 milliard d’euros, pour aider les pays des Balkans occidentaux à surmonter les crises de l’énergie et à renforcer leur sécurité énergétique. De plus, le nouveau plan de croissance pour les Balkans occidentaux - s’ouvre dans un nouvel onglet. de la Commission vise à conférer à la région certains avantages liés à l’appartenance à l’UE avant même l’adhésion officielle des pays. Il met l’accent sur la croissance économique et sur la convergence socio-économique.
1. Alignement sur le marché unique de l’UE
2. Approfondissement de l’intégration économique régionale
3. Accélération des réformes
4. Augmentation des fonds de préadhésion
À l’occasion du sommet du processus de Berlin de 2023 - s’ouvre dans un nouvel onglet., les dirigeants des Balkans occidentaux ont à nouveau fait part de leur attachement à une meilleure intégration de leurs économies régionales au moyen du marché commun régional - s’ouvre dans un nouvel onglet., en prélude à leur intégration à l’UE. Ils ont adopté des plans de croissance économique, prévoyant notamment des investissements dans les infrastructures et l’expansion du marché régional. Le sommet a aussi mis en lumière des avancées dans le domaine de l’éducation, avec, par exemple, le nouveau campus du Collège d’Europe à Tirana et des initiatives en faveur de l’environnement, comme le programme environnemental. L’importance de la sécurité régionale y a également été soulignée, le but étant de renforcer la coopération dans la lutte contre la criminalité organisée et les menaces en matière de cybersécurité.
Lors du sommet UE-Balkans occidentaux du 13 décembre à Bruxelles, en Belgique, les discussions ont essentiellement porté sur les moyens de rapprocher les partenaires des Balkans occidentaux de l’UE, d’accélérer leur intégration progressive et leur développement économique, dans le contexte de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, et de renforcer la sécurité et la résilience régionales.
Des élections présidentielles et législatives se sont tenues en mai en Turquie. En novembre, un rapport sur les relations actuelles entre l’UE et la Turquie, qui esquissait les moyens d’améliorer la coopération, a été adopté. L’UE continue de venir en aide aux réfugiés et à leurs communautés d’accueil en Turquie en faisant en sorte qu’une éducation leur soit dispensée, que des soins de santé leur soient prodigués et que les frontières soient protégées.
Le «paquet élargissement» de cette année aura une portée historique, en cela qu’il est le premier à avoir inclus une évaluation de la capacité de ces trois pays à remplir les obligations découlant de l’adhésion à l’UE. Au cours de l’année écoulée, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine ont chacune démontré leur détermination à adhérer à l’UE. Leur trajectoire d’adhésion passera par des réformes ciblées de leurs systèmes judiciaires, des mesures énergiques contre la criminalité organisée et des efforts, déjà déployés, visant à améliorer le paysage politique, en mettant l’accent sur le démantèlement des oligarchies et sur les droits de l’homme. La recommandation - s’ouvre dans un nouvel onglet. de la Commission — et la décision - fichier PDF – s’ouvre dans un nouvel onglet. qui fera date du Conseil européen — d’ouvrir les négociations d’adhésion avec la Moldavie et l’Ukraine et d’octroyer à la Géorgie le statut de pays candidat, ont pris acte des efforts significatifs consentis par ces pays pour s’aligner sur les normes de l’UE.
Le programme du partenariat oriental pour l’après-2020 s’est axé sur la résilience, la reprise et les réformes et a été mis en œuvre conformément à la trajectoire d’adhésion à l’UE de la Géorgie, de la Moldavie et de l’Ukraine.
Doté de 17 milliards d’euros, le plan économique et d’investissement pour le partenariat oriental est le principal instrument dont dispose l’UE pour renforcer la résilience dans la région, de concert avec la stratégie «Global Gateway» (voir ci-dessous). Fin 2023, 8,6 milliards d’euros d’investissements escomptés avaient été mobilisés, dont 5 milliards d’euros pour des projets phares propres à chaque pays.
L’UE, ses États membres et ses partenaires intensifieront leurs efforts en vue de mettre en œuvre le programme en faveur de la reprise, de la résilience et des réformes dans le partenariat oriental. Il s’agit notamment de tenir compte des conséquences sur l’ensemble de la région de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine. La coopération mettra l’accent sur plusieurs domaines, tels que la connectivité, les transports, l’énergie et les transitions écologique et numérique, ainsi que les droits de l’homme, la société civile, l’état de droit et les questions de sécurité. Sans tendre la main au régime de Loukachenko, l’UE a continué d’apporter un soutien direct à la population de la Biélorussie, en mobilisant 100 millions d’euros - s’ouvre dans un nouvel onglet. en sa faveur entre 2020 et 2023.
L’UE a continué d’investir dans les efforts déployés en faveur d’une paix durable entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en 2023, tout en accroissant son aide humanitaire - s’ouvre dans un nouvel onglet. à la région, qui, à la fin de l’année, s’élevait à plus de 25,8 millions d’euros depuis l’escalade du conflit en 2020.
Dans le voisinage méridional, le programme du plan de coopération régionale en faveur du bassin méditerranéen et sa stratégie financière, ainsi que le plan économique et d’investissement de 30 milliards d’euros ont permis de bien progresser dans des domaines tels que le développement économique, la gouvernance, la transformation numérique, l’énergie, la résilience face au changement climatique et les migrations.
Conclu en juillet, le protocole d’accord entre la Tunisie et l’UE - s’ouvre dans un nouvel onglet. s’emploie à relever les défis communs et à tirer parti des perspectives futures en matière d’économie et de commerce, mais aussi en ce qui concerne les transitions écologique et énergétique, les contacts interpersonnels, les migrations et la mobilité.
L’UE a également continué de soutenir les populations traversant des crises au Liban, en Libye, en Syrie et en Palestine (cette dénomination ne saurait être interprétée comme une reconnaissance d’un État de Palestine et est sans préjudice de la position de chaque État membre sur cette question). Lors de la conférence de Bruxelles sur la Syrie - s’ouvre dans un nouvel onglet., qui s’est tenue en juin dernier, l’UE a promis de débloquer 3,8 milliards d’euros sous forme de subventions en faveur de la Syrie et des pays voisins.
3,8 milliards d’euros
de subventions de l’UE en faveur du voisinage méridional au cours de la période 2021-2023
660 millions d’euros
de subventions mixtes (fonds non remboursables) ont été engagés.
Des subventions de l’UE, ainsi que des subventions mixtes et des garanties fournies aux institutions budgétaires indépendantes partenaires, permettront de mobiliser des investissements à hauteur de 23,8 milliards d’euros.
Le corridor électrique transbalkanique est une interconnexion de 400 kilovolts reliant les réseaux de transport d’électricité de la Bosnie-Herzégovine, du Monténégro et de la Serbie à ceux de la Croatie, de l’Italie, de la Hongrie et de la Roumanie.
Le câble sous-marin à fibres optiques Medusa en Méditerranée reliera les pays d’Afrique du Nord aux pays européens afin d’augmenter les débits de l’internet dans les universités d’Afrique du Nord.
Le câble numérique sous-marin au titre de la connectivité de la mer Noire favorisera la transformation numérique et renforcera la résilience numérique de la région.
L’interconnexion du corridor ferroviaire VIII reliera la Macédoine du Nord à la frontière bulgare.
Le câble électrique sous-marin de la mer Noire exportera de l’énergie verte du Caucase du Sud vers l’UE.
Construction d’ELMED, la première interconnexion de câbles électriques sous-marins à haute tension entre l’Italie et la Tunisie.
Le câble électrique sous-marin de l’interconnexion EuroAsia reliera la Grèce, Chypre et Israël.
En 2023, l’UE a enregistré des progrès sensibles dans le déploiement de l’initiative «Global Gateway» - s’ouvre dans un nouvel onglet. — sa contribution au comblement du déficit d’investissement mondial et au soutien apporté aux transitions écologique et numérique dans le monde. L’année dernière, ce sont près de 90 nouveaux projets - s’ouvre dans un nouvel onglet. phares qui auront été déployés en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Asie et dans la région Pacifique, dans les Balkans occidentaux, ainsi que dans les pays du voisinage oriental et méridional. Ces projets concernaient un large éventail de secteurs, allant des axes de transport stratégiques aux énergies renouvelables, en passant par les câbles sous-marins, les matières premières critiques, la formation des enseignants et la production de vaccins.
Les 25 et 26 octobre, le premier forum «Global Gateway» - s’ouvre dans un nouvel onglet. a rassemblé des dirigeants de l’UE et de pays partenaires, des entreprises, des représentants de la société civile, des groupes de réflexion, des institutions financières et des organisations internationales en vue d’intensifier la mise en œuvre de la stratégie «Global Gateway». Des accords s’élevant à quelque 3 milliards d’euros ont été signés en l’espace de 2 jours seulement. L’UE s’est engagée à mobiliser 300 milliards d’euros au titre de cette stratégie à l’horizon 2027.
Pour la première fois en 8 ans, l’UE et la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes ont organisé un sommet qui a approuvé le programme d’investissement «Global Gateway» UE-Amérique latine et Caraïbes - s’ouvre dans un nouvel onglet.. Ce programme devrait mobiliser plus de 45 milliards d’euros au cours des années à venir. En 2023, l’UE a également conclu divers partenariats stratégiques bilatéraux avec des pays associés de la région dans le but de renforcer la coopération en matière d’énergie et de matières premières critiques. Une alliance numérique entre l’Union européenne et l’Amérique latine et les Caraïbes - s’ouvre dans un nouvel onglet. a été forgée en vue de coopérer sur les questions du numérique et de l’espace. De plus, en réaction à la crise climatique, le programme emblématique de l’UE Euroclima - s’ouvre dans un nouvel onglet. a été étendu aux 33 pays de l’Amérique latine et des Caraïbes.
L’UE et ses États membres ont engagé plus de 45 milliards d’euros pour soutenir le partenariat renforcé avec l’Amérique latine et les Caraïbes jusqu’en 2027. D’autres pays devraient apporter leur contribution, ainsi que le secteur privé et les institutions financières.
Le programme comprend plus de 130 projets dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes afin de mobiliser des investissements de qualité.
Les projets seront mis en œuvre dans le cadre des initiatives de l’Équipe Europe: l’UE, les États membres, les institutions de financement du développement, y compris la Banque européenne d’investissement, les agences de crédit à l’exportation et toutes les autres sources de financement publiques travailleront en partenariat avec le secteur privé.

une transition verte équitable,

une transformation digitale inclusive,

le développement humain,

la résilience sanitaire et les vaccins.
De même, l’UE a encore consolidé ses relations avec la région Asie-Pacifique au cours de l’année. En 2022, elle a annoncé la mobilisation d’une enveloppe atteignant les 10 milliards d’euros d’investissements en faveur de projets «Global Gateway» avec les pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est. Dans ce cadre, elle a lancé en 2023 un programme d’observation de la Terre destiné à soutenir l’adaptation au changement climatique, à garantir la sécurité alimentaire et à faire face aux catastrophes. L’UE a, de surcroît, contracté de nouveaux partenariats en faveur des énergies durables et de la gestion des ressources naturelles. Afin d’améliorer la connectivité durable entre l’Europe et l’Asie centrale, elle a cartographié - s’ouvre dans un nouvel onglet. les liaisons de transport entre les deux régions et les perspectives d’investissement en découlant.
Un nouveau partenariat a été noué entre l’UE et l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, cette dernière regroupant 79 nations. Le 15 novembre, elles ont signé l’accord de Samoa - s’ouvre dans un nouvel onglet., successeur de l’accord de Cotonou. Le nouveau texte met l’accent sur les efforts à déployer conjointement pour relever les défis mondiaux que sont notamment le changement climatique, le respect des droits de l’homme et les questions sanitaires. Il vise à façonner les relations entre l’UE et cette organisation pour les 20 prochaines années.
L’UE progresse dans la mise en œuvre du paquet d’investissement «Global Gateway» Afrique-Europe, au budget de 150 milliards d’euros, qui comporte de nouvelles initiatives majeures de l’Équipe Europe (efforts conjoints consentis par l’UE et ses États membres) dans des secteurs tels que la santé, les technologies numériques, l’énergie verte, l’éducation et les transports.

La feuille de route du partenariat UE-Namibie sur les chaînes de valeur durables pour les matières premières et l’hydrogène renouvelable a été lancée en octobre 2023. Parallèlement, l’UE a signé des accords de partenariat similaires avec la République démocratique du Congo et la Zambie.

L’UE et ses États membres ont renforcé leur soutien à la production d’énergie propre en Afrique, par exemple par le lancement du partenariat pour une transition énergétique juste avec le Sénégal et l’inauguration de la centrale solaire de Gorou Banda au Niger.

La production de vaccins a commencé en Afrique du Sud et des installations de production sont actuellement mises sur pied au Ghana, au Rwanda et au Sénégal.

En janvier 2023, l’UE et ses États membres ont également lancé une initiative régionale en faveur des enseignants dotée d’un montant de 100 millions d’euros et visant à soutenir une éducation de qualité pour tous.
L’UE a pris une mesure concrète pour lutter contre les inégalités en 2023 en introduisant le marqueur d’inégalité - s’ouvre dans un nouvel onglet.. Cet outil contribue à déterminer si des mesures réduisent les inégalités et satisfont aux besoins des 40 % les plus démunis de la population.
L’UE et ses États membres demeurent, ensemble, le premier pourvoyeur d’aide publique au développement dans le monde, ayant octroyé 92,8 milliards d’euros d’aide en 2022 (dernière année pour laquelle des données sont disponibles), soit 43 % du total.
L’aide humanitaire sauve des vies, défend la dignité humaine et promeut la solidarité mondiale lors des crises et des urgences. Collectivement, l’UE est l’un des principaux pourvoyeurs d’aide humanitaire dans le monde. Dotée d’un budget de 2,4 milliards d’euros pour la seule année 2023, cette aide s’adresse non seulement aux urgences nouvelles, mais également aux crises oubliées.
En raison des conflits, des chocs économiques, des conditions climatiques extrêmes et de la pandémie, l’insécurité alimentaire - s’ouvre dans un nouvel onglet. a atteint des niveaux records. L’invasion illégale de l’Ukraine par la Russie a eu des retombées négatives sur les prix des denrées alimentaires, de l’énergie et des engrais et a désorganisé les chaînes d’approvisionnement. En 2023, plus de 668 millions d’euros ont été alloués à l’aide alimentaire et nutritionnelle à caractère humanitaire. Au moyen de cette aide, l’UE s’emploie à garantir l’accès à une nourriture saine et nutritive pour les populations les plus touchées par la famine et les plus vulnérables lors des crises.
Tout au long des 12 années qui se sont écoulées depuis le début de la crise syrienne - s’ouvre dans un nouvel onglet., l’UE et ses États membres ont apporté à la population syrienne un soutien important s’élevant au total à 30 milliards d’euros. Ce soutien comprend une aide à la fois humanitaire, économique, au développement et à la stabilisation, assortie d’une enveloppe supplémentaire de 170 millions d’euros allouée à l’aide humanitaire en 2023.
En février 2023, un puissant séisme de magnitude 7,8 a frappé la Syrie et la Turquie. C’est l’un des tremblements de terre les plus violents qu’ait connus la région depuis plus d’un siècle. Des dévastations supplémentaires ont depuis été causées par d’autres séismes.
L’UE a réagi sans tarder: elle a dépêché en Turquie 30 équipes de recherche et de sauvetage, mobilisé une aide humanitaire en faveur des deux pays et convoqué la conférence - s’ouvre dans un nouvel onglet. internationale des donateurs «Ensemble pour les populations de Turquie et de Syrie», le 20 mars. Lors de cette conférence, la communauté internationale a promis d’allouer 7 milliards d’euros afin de répondre aux besoins humanitaires et de reconstruction des régions touchées en Turquie, et d’apporter à la Syrie une aide humanitaire, ainsi qu’une aide au redressement rapide et à la résilience. En faisait partie une contribution du budget de l’UE de 1,1 milliard d’euros, dont 400 millions d’euros mis à contribution en 2023 au titre du Fonds de solidarité de l’Union européenne.
Un séisme de magnitude 6,8 a frappé le Maroc au mois de septembre. L’UE a rapidement mobilisé - s’ouvre dans un nouvel onglet. 1 million d’euros de fonds d’urgence et envoyé sur place des experts en aide humanitaire et en logistique; elle s’est déclarée prête à offrir une aide supplémentaire au besoin.
Les besoins d’aide humanitaire dans le monde allant incontestablement grandissant, l’UE a intensifié ses efforts de sensibilisation à la nécessité d’élargir la base des donateurs internationaux et de combler l’écart qui se creuse entre financements et besoins, qui s’élevait à près de 40 milliards d’euros pour la première fois en 2023. Ce sujet était au cœur de l’ordre du jour du Forum humanitaire européen - s’ouvre dans un nouvel onglet. annuel, qui s’est tenu à Bruxelles, en Belgique, au mois de mars. Ce forum, dont l’objectif était de trouver des solutions durables aux besoins humanitaires, a réuni des ministres des affaires étrangères de l’UE en vue d’examiner le recours aux fonds consacrés au développement et au climat pour lutter contre les causes profondes de ces besoins, et les a incités à renforcer leur degré d’engagement.
Hormis les questions de financement, l’UE a aussi utilisé ses propres capacités pour compléter l’action des organisations humanitaires partenaires. En faisant appel à la capacité d’intervention humanitaire européenne - s’ouvre dans un nouvel onglet., elle a fourni un soutien logistique direct tout au long de l’année, au Proche-Orient en particulier. Ce soutien comprenait, entre autres, la distribution de fournitures de première nécessité à partir des stocks propres à l’UE, ainsi que l’organisation d’opérations au titre du pont aérien humanitaire de l’UE, afin d’acheminer des équipements de secours destinés aux organisations partenaires.
Il en est allé de même concernant la réaction au conflit survenu en avril au Soudan, où des fournitures de première nécessité ont été livrées aux populations touchées par le conflit frappant le pays et à celles réfugiées au Tchad. Un pont aérien humanitaire parallèle a été mis en place consécutivement à une nouvelle escalade du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo - s’ouvre dans un nouvel onglet., et une série de vols ont continué d’apporter une aide d’urgence aux populations de l’Afghanistan, en proie à la pire crise humanitaire au monde par son ampleur.
En mars 2023, l’UE a organisé une conférence de solidarité avec les migrants et les réfugiés venus du Venezuela, levant à cette occasion 815 millions d’euros et mettant sous le feu des projecteurs cette crise humanitaire oubliée. D’autres conférences des donateurs ont été organisées pour venir en aide aux habitants du Yémen et des régions en crise de la Corne de l’Afrique et du Sahel.
Plus de la moitié de la population malienne a moins de 18 ans. Un tiers de cette population vit dans des régions frappées par le conflit armé. L’UE s’emploie activement à protéger ces enfants, en réagissant sans attendre à tout nouveau déplacement de population et en veillant à ce que leur scolarisation se poursuive sans interruption.
Le mécanisme de protection civile de l’UE - s’ouvre dans un nouvel onglet., institué en octobre 2001, constitue l’épine dorsale de la coopération et de la solidarité entre les États membres et les 10 autres États participants en cas de catastrophes naturelles ou d’origine humaine. Lorsqu’une situation d’urgence dépasse les capacités de réaction d’un pays, en Europe ou ailleurs, ce pays peut demander de l’aide par l’intermédiaire de ce mécanisme.
Avec l’ajout de la Moldavie - s’ouvre dans un nouvel onglet. et de l’Ukraine - s’ouvre dans un nouvel onglet. en 2023, le mécanisme compte désormais 37 membres, qui s’engagent collectivement à renforcer la prévention des catastrophes, ainsi que la préparation et la réaction à celles-ci en Europe.
L’Union joue un rôle essentiel dans la coordination et le financement de la réaction collective aux catastrophes dans l’UE et le reste du monde. En 2023, la demande d’aide par l’intermédiaire du mécanisme s’est envolée, atteignant les 66 activations en réaction à des crises d’origine tant naturelle qu’humaine dans toute l’Europe et au-delà. Ces activations ont notamment concerné la guerre qui sévit en Ukraine, les violents tremblements de terre qui ont secoué la Syrie et la Turquie, les incendies de forêt dévastateurs au Canada et en Grèce, ainsi que les inondations sans précédent en Italie, en Libye et en Slovénie.
L’UE a encore renforcé ses réserves stratégiques rescEU, créées pour apporter un soutien en dernier recours lors de la survenue de situations d’urgence majeure propres à submerger les États membres. Dans ce cadre, l’UE a constitué ses propres réserves d’abris, qui ont la capacité d’accueillir plusieurs milliers de personnes dans plusieurs pays. Elle a aussi commencé à mettre sur pied une équipe médicale d’urgence rescEU - s’ouvre dans un nouvel onglet. et créé le premier hôpital de campagne paneuropéen. Plusieurs États membres ont bénéficié de financements de l’UE en vue de constituer la première réserve stratégique chimique, biologique, radiologique et nucléaire, ainsi qu’une réserve énergétique d’urgence dotée de générateurs et d’autres équipements.
L’UE aide les gouvernements, les organisations et les communautés à anticiper les catastrophes, à s’y préparer et à y répondre. Les communautés sont aidées dans la réalisation de ces objectifs au moyen de systèmes d’alerte précoce, d’un partage d’expertises, de formations en matière de réaction aux situations d’urgence et d’un entreposage d’équipements de secours.
À cet égard, l’UE a réaffirmé son attachement - s’ouvre dans un nouvel onglet. au cadre d’action de Sendai des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe. Elle soutient aussi l’Amérique latine et les Caraïbes au moyen d’un protocole d’accord en matière de coopération à la préparation aux catastrophes et à la gestion des risques. Compte tenu de la dégradation du paysage des risques en Europe, l’UE a adopté cinq objectifs en matière de résilience face aux catastrophes - s’ouvre dans un nouvel onglet. en 2023. Ces objectifs guident les communautés en Europe en les aidant en matière de prévision et de prévention des grandes catastrophes à venir, ainsi que de préparation et de réaction à celles-ci. Ils établissent un lien entre des scénarios de catastrophes spécifiques et les capacités de réaction, et cherchent à renforcer la résilience face aux catastrophes de manière tangible et efficace.
L’UE coopère avec des pays dans le monde entier et avec des organisations internationales afin de promouvoir la prospérité commerciale et économique, tout en veillant à ce que la technologie contribue à servir la société et respecte les valeurs démocratiques communes.
En juin, la Commission et le haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, ont lancé la stratégie européenne de sécurité économique - s’ouvre dans un nouvel onglet., qui constitue une approche globale visant à renforcer l’économie de l’UE et à la rendre plus résiliente. Elle s’emploiera à élargir la base industrielle de l’UE, à protéger ses intérêts économiques vitaux et à promouvoir la collaboration avec un large éventail de pays tiers en vue de renforcer la sécurité économique mondiale.
En 2023, l’UE a bien progressé en ce qui concerne plusieurs accords commerciaux. Elle a signé et adopté - s’ouvre dans un nouvel onglet. un accord conclu avec la Nouvelle-Zélande en 2022. L’accord UE-Chili a également été signé, ouvrant la voie à son adoption formelle.
L’UE a conclu des négociations et signé l’accord de partenariat économique avec le Kenya - s’ouvre dans un nouvel onglet., le plus ambitieux que l’UE ait jamais négocié avec un pays en développement en matière de durabilité. Les travaux sur l’accord de facilitation des investissements durables entre l’UE et l’Angola ont également progressé, la Commission proposant que le Conseil conclue et signe cet accord.
Les négociations sur des accords commerciaux avec l’Australie, l’Inde et l’Indonésie se sont poursuivis, de même que les travaux à caractère technique et juridique sur l’accord commercial UE-Mercosur. Les négociations avec la Thaïlande - s’ouvre dans un nouvel onglet. ont aussi été relancées.
À la suite du dialogue économique à haut niveau entre l’UE et le Japon - s’ouvre dans un nouvel onglet. en juin et du sommet UE-Japon - s’ouvre dans un nouvel onglet. en juillet, les deux parties sont convenues de poursuivre leur collaboration dans le cadre de l’accord de partenariat économique UE-Japon. Il y est notamment question d’élargir les discussions sur la sécurité économique et de souscrire aux principes régissant le commerce numérique.
En décembre, Pékin a accueilli un sommet UE-Chine - s’ouvre dans un nouvel onglet. historique, le premier à être organisé en présentiel depuis 2019 et qui a mis l’accent sur l’accomplissement de progrès concrets dans les relations entre l’UE et la Chine. Au cœur de l’ordre du jour de ce sommet figuraient les discussions sur les moyens de contrebalancer le déficit commercial de l’UE avec la Chine, la promotion d’un partenariat économique équitable et l’adhésion aux normes internationales.
Les grandes préoccupations internationales ont également été passées en revue, telles que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, les tensions au Proche-Orient, le changement climatique, les défis sanitaires et les questions des droits de l’homme en Chine. Le sommet a souligné l’importance de la collaboration et du respect mutuel dans les affaires mondiales.
Avec les États-Unis, les négociations concernant l’accord mondial sur l’acier et l’aluminium durables se sont poursuivies en vue de combattre les excédents de capacité sur les marchés mondiaux et de faire en sorte que le commerce mondial de l’acier gagne en durabilité. À l’appui de ces efforts, les États-Unis et l’UE sont tombés d’accord - s’ouvre dans un nouvel onglet. pour étendre la suspension des droits de douane américains sur certaines quantités d’acier et d’aluminium provenant de l’UE, et pour que l’UE rééquilibre ses droits de douane sur les produits américains jusqu’au 31 décembre 2025 et jusqu’au 31 mars 2025 respectivement. Des négociations ont également été engagées avec les États-Unis au sujet d’un accord sur les minéraux critiques, qui permettrait de faire bénéficier des véhicules et des pièces électriques produits par l’UE de certains crédits d’impôt prévus par la loi américaine sur la réduction de l’inflation.
L’UE et les États-Unis ont continué à enrichir leurs relations numériques et commerciales dans le cadre du conseil du commerce et des technologies UE - États-Unis - s’ouvre dans un nouvel onglet., dont la quatrième rencontre ministérielle a eu lieu en mai. Désireux de s’inspirer du succès du conseil UE - États-Unis, l’UE et l’Inde ont également organisé la première rencontre ministérielle du conseil du commerce et des technologies UE-Inde - s’ouvre dans un nouvel onglet. en mai, après son lancement - s’ouvre dans un nouvel onglet. en février. Lors de cette rencontre, les deux parties sont convenues d’approfondir leur coopération dans trois domaines clés, à savoir les technologies, l’énergie propre et les échanges commerciaux.
Le cadre de Windsor - fichier PDF – s’ouvre dans un nouvel onglet. constitue un jalon important dans les relations entre l’UE et le Royaume-Uni. Il apporte des solutions définitives aux défis liés à la mise en œuvre du protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord (qui fait partie intégrante de l’accord de retrait), réaffirme l’engagement total de l’UE et du Royaume-Uni en faveur de l’accord du Vendredi saint (accord de Belfast) et facilite les échanges commerciaux entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne, tout en protégeant le marché unique de l’UE. Les deux parties sont résolues à mettre en œuvre intégralement et en temps utile l’ensemble des éléments de ce cadre.
L’accord de commerce et de coopération a également progressé en 2023, permettant de coopérer en matière de commerce, de transports, d’énergie et de sécurité, ainsi que dans d’autres secteurs tels que la cybersécurité et les services financiers. Le Royaume-Uni et l’UE sont parvenus à un accord - s’ouvre dans un nouvel onglet. sur la participation du premier à Horizon Europe, le programme de recherche et d’innovation de l’Union, ainsi qu’à Copernicus, le programme de l’UE d’observation de la Terre de renommée mondiale.
Grâce au soutien de l’UE au processus de règlement de la question chypriote, les échanges commerciaux de part et d’autre de la ligne verte - s’ouvre dans un nouvel onglet. entre Chypriotes turcs et grecs ont bondi pour atteindre le chiffre record de 16 millions d’euros en 2023. Ce commerce permet d’établir la confiance entre les deux communautés et de soutenir l’économie chypriote. Pour favoriser encore cette croissance, un guichet unique - s’ouvre dans un nouvel onglet. financé par l’Union a ouvert ses portes en octobre et prodigue des conseils aux négociants locaux.
L’UE a noué plusieurs partenariats numériques afin de renforcer son engagement avec des pays associés partageant les mêmes valeurs, dont le Canada et des États de la région indo-pacifique, tels que Singapour - s’ouvre dans un nouvel onglet. et la Corée du Sud - s’ouvre dans un nouvel onglet.. Le but est de renforcer la coopération en vue d’établir un espace numérique sûr et sécurisé et de parvenir à une transformation numérique résiliente. Le partenariat stratégique entre l’UE et le Japon - s’ouvre dans un nouvel onglet. a également progressé, les deux parties ayant signé des accords destinés à renforcer la coopération en matière d’infrastructures numériques, de semi-conducteurs et de chaînes d’approvisionnement en matières premières.
L’UE a également pour ambition de renforcer ses liens avec les communautés scientifiques mondiales dominantes. L’entrée - s’ouvre dans un nouvel onglet. de la Nouvelle-Zélande dans Horizon Europe en 2023 a ouvert de nouvelles perspectives, ce pays étant le premier partenaire lointain de l’UE à participer à cette aventure. L’engagement - s’ouvre dans un nouvel onglet. du Canada a pour effet d’élargir encore cette alliance scientifique internationale.