Liste des acronymes
| ACEUM | Accord Canada - États-Unis - Mexique |
| ADR | Agence de développement régional |
| AECG | Accord économique et commercial global |
| ALENA | Accord de libre-échange nord-américain |
| CAD | Dollar canadien |
| CNP | Classification nationale des professions |
| CTIC | Conseil des technologies de l’information et des communications |
| EIMT | Étude d’impact sur le marché du travail |
| EUR | Euro |
| FMI | Fonds monétaire international |
| IA | Intelligence artificielle |
| IDE | Investissement direct étranger |
| LCSA | Loi canadienne sur les sociétés par actions |
| LIC | Loi sur investissement Canada |
| LPRPDE | Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques |
| OCDE | Organisation de coopération et de développement économiques |
| PIB | Produit intérieur brut |
| PPP | Parité de pouvoir d’achat |
| RGPD | Règlement général sur la protection des données |
| RGT | Région du Grand Toronto |
| RS & DE | Programme d’encouragements fiscaux de la recherche scientifique et du développement expérimental |
| R & D | Recherche et développement |
| SCIAN | Système de classification des industries de l’Amérique du Nord |
| TIC | Technologies de l’information et des communications |
| UE | Union européenne |
Comment utiliser le présent guide
Le guide relatif à l’entrée sur le marché des technologies de l’information et de la communication donne une vue d’ensemble de l’économie numérique canadienne et décrit les avantages que présente l’accord économique et commercial global (AECG) entre l’Union européenne (UE) et le Canada dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC). Il donne notamment un aperçu du secteur canadien des TIC, des tendances canadiennes dans ce domaine, des domaines de croissance par l’innovation, ainsi que des débouchés et des stratégies d’entrée sur le marché canadien pour les entreprises de l’UE. Ce guide présente également dans les grandes lignes les difficultés et les obstacles existants et fournit des conseils aux entreprises de l’UE en vue de leur entrée sur le marché canadien.
Le secteur canadien des TIC rassemble plus de 41 500 entreprises de tous types, des jeunes pousses innovantes aux grandes multinationales. Il connaît une croissance constante depuis plus de dix ans et, au cours des cinq dernières années, son taux de croissance a dépassé celui de l’économie canadienne dans son ensemble. Au vu du rôle croissant que jouent les technologies dans l’ensemble de l’économie, différents échelons des pouvoirs publics canadiens investissent dans la recherche et le développement (R & D) et adoptent des technologies destinées à améliorer la qualité de vie des Canadiens. Il est intéressant de noter que si le secteur des TIC ne représente que 5 % de l’ensemble de l’économie canadienne, il concentre environ 35 % des activités de R & D du secteur privé au Canada.
Ces dernières années, plusieurs annonces et initiatives ont fait progresser le secteur canadien des TIC et l’écosystème des TIC dans ce pays, dont le plan pour l’innovation et les compétences, l’introduction de tables sectorielles de stratégies économiques et la création de «supergrappes» d’innovation. Le présent guide met en lumière les domaines prioritaires de l’économie numérique canadienne. Parmi les secteurs qui offrent des débouchés intéressants aux entreprises de l’UE figurent notamment les technologies financières, la fabrication de pointe, les technologies de la santé et les médias numériques interactifs.
L’entrée en vigueur de l’AECG à l’automne 2017 marque une étape importante dans les relations entre l’UE et le Canada, cet accord étant communément considéré comme l’une des initiatives commerciales les plus visionnaires et les plus ambitieuses du Canada. Les avantages de l’AECG vont au-delà du commerce et de l’élimination des droits de douane sur 98 % des marchandises actuellement échangées entre le Canada et l’UE. L’AECG procure des avantages non seulement aux fabricants et aux producteurs, mais aussi au secteur des TIC dans son ensemble, y compris aux prestataires de services TIC. En outre, l’AECG présente des avantages pour les entreprises européennes du secteur des TIC qui envisagent d’entrer sur le marché canadien, notamment en leur permettant de participer aux appels d’offres canadiens, en renforçant la protection des droits de propriété intellectuelle, en prévoyant des dispositions qui améliorent la mobilité des travailleurs et en garantissant un traitement juste et équitable des prestataires de services TIC de l’UE.
Plusieurs dirigeants d’entreprise de l’UE interrogés dans le cadre de la présente étude et d’autres études menées par le Conseil des technologies de l’information et des communications (CTIC) ont indiqué avoir une perception globalement favorable du Canada, évoquant des caractéristiques telles que la symbiose culturelle avec l’Europe, la disponibilité d’une main-d’œuvre diversifiée et bien formée, un secteur technologique en expansion et une culture accueillante. Les relations entre l’UE et le Canada sont anciennes et solides. Le renforcement de la collaboration entre les entreprises de l’UE et du Canada et la croissance de l’activité de celles-ci sont dans l’intérêt des deux parties, et l’AECG peut constituer une pierre angulaire pour progresser en ce sens.
Remarque: tous les montants exprimés en dollars sont en dollars canadiens, sauf indication contraire. Tous les montants en euros ont été convertis à partir de montants en dollars canadiens à l’aide du système de taux de change InforEuro en juin 2020.
1. Les relations entre l’Union Européenne et le Canada: introduction
L’UE et le Canada comptent parmi les plus grandes puissances commerciales au monde. L’UE est le plus grand bloc commercial au monde et la troisième plus grande économie mondiale selon le critère de parité de pouvoir d’achat (PPP). Le Canada est un pays du G7 et la seizième plus grande économie mondiale selon le critère de PPP1. Fondées sur des centaines d’années de culture et d’histoire partagées, et sur un engagement en faveur des valeurs libérales, les relations commerciales entre le Canada et l’Europe sont solides. L’accord économique et commercial global (AECG) entre l’UE et le Canada a éliminé 98 % des droits de douane applicables précédemment. Lorsque l’AECG est entré en vigueur, fin 2017, les échanges de biens et de services entre le Canada et l’UE avaient augmenté de 7,7 % par rapport à l’année précédente2. L’UE était, à l’époque, le deuxième partenaire commercial du Canada après les États-Unis. En 2016, la valeur des échanges entre le Canada et les États-Unis s’élevait à 335,33 milliards d’EUR (508,2 milliards de CAD), et celle des échanges entre le Canada et l’UE à 62,09 milliards d’EUR (94,1 milliards de CAD). La Chine était le troisième partenaire commercial du Canada, la valeur des échanges commerciaux entre les deux pays s’élevant à 42,16 milliards d’EUR (63,9 milliards de CAD). Ensemble, ces trois partenaires commerciaux (l’UE, les États-Unis et la Chine) représentent environ deux tiers de l’ensemble des échanges commerciaux du Canada3.
D’après les sondages d’opinion, la pandémie de coronavirus a détérioré l’image des États-Unis et de la Chine au Canada, ce qui pourrait susciter un regain d’intérêt à long terme dans les échanges commerciaux avec l’UE en tant que partenaire prioritaire. Selon une enquête réalisée en 2020 par Angus Reid, seuls 38 % des Canadiens avaient une perception favorable des États-Unis en 2020, contre 49 % en 2018 et 68 % en 2009. Les avis sur la Chine sont encore plus durs: seuls 14 % des Canadiens disent avoir une opinion favorable de la Chine en 2020, contre 48 % en 2017. Le Japon et les pays de l’UE continuent quant à eux de jouir d’une image positive: par exemple, 82 % des Canadiens ont une perception favorable de l’Allemagne, et plus de la moitié (52 %) des Canadiens interrogés ont estimé que l’UE était une priorité essentielle pour le développement des liens commerciaux en 2020, soit un bond de 14 % par rapport à l’année précédente4.
L’expansion du commerce entre le Canada et l’UE est particulièrement intéressante pour le secteur des TIC. Les TIC figurent parmi les secteurs dont la croissance est la plus rapide, tant au Canada qu’en Europe, et, compte tenu de l’intégration croissante des produits et services TIC dans l’ensemble des industries, elles sont susceptibles d’avoir une incidence sur de nombreux autres secteurs d’activité économique. L’AECG contient une série de dispositions ayant vocation à faciliter les relations entre les entreprises canadiennes et européennes du secteur des TIC. Parmi ces dispositions, qui seront examinées plus en détail ultérieurement, figurent notamment la suppression des droits de douane ainsi que le renforcement du contrôle du respect des droits de propriété intellectuelle, des normes en la matière et des marques. En instaurant un environnement réglementaire commun, l’AECG est susceptible d’accroître la clientèle potentielle effective des entreprises de l’UE et d’aider celles-ci à développer leur activité au Canada.
Figure 1. Évolution (en %) du commerce des TIC entre le Canada et l’UE par rapport à la période antérieure à l’AECG5
Source: CTIC, 2020.
2. Secteur canadien des TIC: tour d’horizon
Le secteur des TIC contribue de façon considérable à l’économie canadienne. En 2019, le secteur des TIC pesait 62,16 milliards d’EUR (94,2 milliards de CAD), ce qui représente 4,8 % de la production totale du Canada, qui s’élève à plus de 1 299 milliards d’EUR (1 970 milliards de CAD)6. Au cours des cinq dernières années, le taux de croissance du secteur des TIC a dépassé celui de l’économie canadienne. En 2019, le secteur des TIC a progressé de près de 2,96 milliards d’EUR (4,5 milliards de CAD), soit une croissance de 4,9 % par rapport à 20187.
Le sous-secteur canadien de la fabrication de produits TIC est fortement orienté vers l’exportation: environ 78 %8 des produits TIC fabriqués au Canada ont été exportés en 2018. Les exportations canadiennes de marchandises TIC ont enregistré une croissance annuelle de 1,3 % en 2018 pour atteindre 7,45 milliards d’EUR (11,3 milliards de CAD)9. En ce qui concerne le type de marchandises, les exportations d’équipements de communication et de composants électroniques ont le plus augmenté, tandis que les équipements audio et vidéo ont enregistré la plus forte baisse10. Les États-Unis, la région Asie-Pacifique et l’UE sont les principaux partenaires commerciaux du Canada, représentant respectivement 70 %, 10 % et 9 % de l’ensemble des exportations de marchandises TIC canadiennes. Le sous-secteur des services TIC est fortement orienté vers le marché intérieur. En 2017, les exportations de services de communication ont augmenté de 1,8 %, pour atteindre une valeur totale de 1,6 milliard d’EUR (2,5 milliards de CAD), tandis que les logiciels et les services informatiques ont enregistré une hausse de 6,1 %, pour atteindre 5,27 milliards d’EUR (8 milliards de CAD)11.
Les dépenses de R & D du secteur des TIC ont atteint 4,09 milliards d’EUR (6,2 milliards de CAD) en 2018, soit une augmentation de 2,2 % par rapport à 201712. Environ 35 % de l’ensemble des activités R & D du secteur privé canadien sont à imputer au secteur des TIC.
Le Canada possède une main-d’œuvre de classe mondiale et à forte intensité de connaissances. Plus de 50 % des travailleurs du secteur des TIC sont titulaires d’un diplôme universitaire, contre une moyenne de 30,5 %13 dans l’ensemble des autres secteurs d’activité canadiens. En 2018, les salariés du secteur des TIC gagnaient en moyenne plus de 51 330 EUR (77 800 CAD) par an, soit près de 50 % de plus que la moyenne canadienne. En 2019, le secteur des TIC employait plus de 698 900 professionnels, soit 3,7 % de la population active salariée du Canada14. Environ 500 600 de ces 698 900 professionnels exercent des métiers des TIC15. L’emploi dans plusieurs métiers des TIC a connu une forte croissance en 2019. Les principaux segments porteurs de croissance étaient l’analyse de données et d’informations, la programmation, le développement de médias interactifs et le génie électrique/les installations électriques16.
2.1. Définition du secteur des TIC
Les définitions du secteur des technologies varient d’une source à l’autre. En 1998, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) définissait le secteur des TIC comme suit: «Ensemble d’industries manufacturières et de services dont l’activité consiste à capter, transmettre et afficher des données et des informations par voie électronique».
Le CTIC définit actuellement le secteur des TIC comme «les entreprises qui relèvent de certaines industries numériques»17. Plus concrètement, le CTIC définit le secteur à l’aide du système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN)18, qui classe les établissements commerciaux nord-américains. Au total, 19 codes SCIAN sont utilisés pour définir le secteur des TIC, correspondant notamment aux industries clés suivantes:
- édition de logiciels;
- industries du cinéma et de la vidéo;
- télécommunications par satellite;
- services liés à la conception de systèmes informatiques et services connexes.
Il convient de noter la distinction entre le secteur des TIC et l’emploi dans les TIC. Si le secteur des TIC est défini par un regroupement de codes correspondant à des industries des TIC (voir tableau 1), l’emploi dans les TIC est quant à lui défini par un regroupement de codes correspondant à des professions (voir tableau 2), les salariés exerçant ces professions ne travaillant pas nécessairement dans une industrie des TIC. Les professionnels des TIC peuvent exercer dans un secteur des TIC (un ingénieur en logiciel travaillant pour une entreprise de télécommunications, par exemple) ou dans un autre secteur (un professionnel de la cybersécurité travaillant pour une entreprise touristique, par exemple).
Le CTIC définit l’emploi dans les TIC à l’aide de trente codes de la classification nationale des professions (CNP)19, parmi lesquels:
- directeurs/directrices des services de génie;
- gestion des systèmes informatiques;
- ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel;
- gestionnaires des systèmes informatiques;
- concepteurs/conceptrices et développeurs/développeuses web.
Tableau 1. Résumé des industries du secteur des TIC (codes SCIAN)
|
Index |
Système de Classification des Industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) |
Sous-secteur TIC |
|
1 |
3333 |
Fabrication de machines pour le commerce et les industries de services |
|
2 |
3341 |
Fabrication de matériel informatique et périphérique |
|
3 |
3342 |
Fabrication de matériel de communication |
|
4 |
3343 |
Fabrication de matériel audio et vidéo |
|
5 |
3344 |
Fabrication de semi-conducteurs et d’autres composants électroniques |
|
6 |
3345 |
Fabrication d’instruments de navigation, de mesure et de commande et d’instruments médicaux |
|
7 |
3346 |
Fabrication et reproduction de supports magnétiques et optiques |
|
8 |
4173 |
Grossistes-marchands d’ordinateurs et de matériel de communication |
|
9 |
5112 |
Éditeurs de logiciels |
|
10 |
5121 |
Industries du cinéma et de la vidéo |
|
11 |
5171 |
Télécommunications par fil |
|
12 |
5172 |
Télécommunications sans fil (sauf par satellite) |
|
13 |
5174 |
Télécommunications par satellite |
|
14 |
5179 |
Autres services de télécommunications |
|
15 |
5182 |
Traitement de données, hébergement de données et services connexes |
|
16 |
5191 |
Autres services d’information |
|
17 |
5415 |
Conception de systèmes informatiques et services connexes |
|
18 |
7115 |
Artistes, auteurs et interprètes indépendants |
|
19 |
8112 |
Réparation et entretien de matériel électronique et de matériel de précision |
Tableau 2. Résumé des principaux métiers des TIC (codes CNP)
|
Index |
Classification Nationale des Professions (CNP) |
Intitulé de la profession |
|
1 |
0015 |
Cadres supérieurs/cadres supérieures — commerce, radiotélédiffusion et autres services |
|
2 |
0211 |
Directeurs/directrices des services de génie |
|
3 |
0213 |
Gestionnaires des systèmes informatiques |
|
4 |
0601 |
Directeurs/directrices des ventes corporatives |
|
5 |
1123 |
Professionnels/professionnelles en publicité, en marketing et en relations publiques |
|
6 |
1253 |
Techniciens/techniciennes à la gestion des documents |
|
7 |
2133 |
Ingénieurs électriciens et électroniciens/ingénieures électriciennes et électroniciennes |
|
8 |
2147 |
Ingénieurs informaticiens/ingénieures informaticiennes (sauf ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel) |
|
9 |
2148 |
Autres ingénieurs/ingénieures |
|
10 |
2161 |
Mathématiciens/mathématiciennes, statisticiens/statisticiennes et actuaires |
|
11 |
2171 |
Analystes et consultants/consultantes en informatique |
|
12 |
2172 |
Analystes de bases de données et administrateurs/administratrices de données |
|
13 |
2173 |
Ingénieurs/ingénieures et concepteurs/conceptrices en logiciel |
|
14 |
2174 |
Programmeurs/programmeuses et développeurs/développeuses en médias interactifs |
|
15 |
2175 |
Concepteurs/conceptrices et développeurs/développeuses web |
|
16 |
2241 |
Technologues et techniciens/techniciennes en génie électronique et électrique |
|
17 |
2281 |
Techniciens/techniciennes de réseau informatique |
|
18 |
2282 |
Agents/agentes de soutien aux utilisateurs |
|
19 |
2283 |
Évaluateurs/évaluatrices de systèmes informatiques |
|
20 |
4163 |
Agents/agentes de développement économique, recherchistes et experts-conseils/expertes-conseils en marketing |
|
21 |
5223 |
Techniciens/techniciennes en graphisme |
|
22 |
5224 |
Techniciens/techniciennes en radiotélédiffusion |
|
23 |
5241 |
Designers graphiques et illustrateurs/illustratrices |
|
24 |
7241 |
Électriciens/électriciennes (sauf électriciens industriels/électriciennes industrielles et de réseaux électriques) |
|
25 |
7242 |
Électriciens industriels/électriciennes industrielles |
|
26 |
7243 |
Électriciens/électriciennes de réseaux électriques |
|
27 |
7244 |
Monteurs/monteuses de lignes électriques et de câbles |
|
28 |
7245 |
Monteurs/monteuses de lignes et de câbles de télécommunications |
|
29 |
7246 |
Installateurs/installatrices et réparateurs/réparatrices de matériel de télécommunications |
|
30 |
7247 |
Techniciens/techniciennes en montage et en entretien d’installations de câblodistribution |
2.2. Tendances dans le secteur canadien des TIC
Le secteur des TIC est dynamique. Il connaît à la fois des innovations substantielles et des bouleversements en interne — ce qui signifie que la définition de ce qui relève des «TIC» est changeante — et il a des répercussions plus profondes sur l’ensemble de l’économie. Il est de plus en plus difficile de dissocier les TIC de l’économie au sens large: la pandémie de coronavirus a entraîné une transition à grande échelle vers le travail à distance, et le commerce en ligne a renforcé cette tendance.
2.3. Grandes innovations dans le domaine des TIC
La croissance rapide et soutenue du secteur des TIC et de l’informatique dans les différents secteurs de l’économie est principalement tirée par les innovations technologiques qui génèrent une certaine forme de valeur économique dans l’ensemble de l’économie.
De nombreux secteurs des TIC ont réussi à vendre ces technologies directement aux consommateurs, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Canada.
Figure 2. Technologies et innovations commercialisées au cours de la dernière décennie
2.4. Croissance dans les sous-secteurs TIC
De nombreuses innovations dans le secteur des TIC ont trouvé des applications en dehors du secteur des TIC. Certaines technologies, telles que l’intelligence artificielle et les chaînes de blocs, sont susceptibles d’avoir de nombreuses applications et d’avoir une incidence sur un grand nombre de domaines. Par ailleurs, certains secteurs se sont révélés particulièrement propices à l’innovation, ce qui a donné naissance à un écosystème dynamique de sous-secteurs fondés sur les technologies. Au Canada, les sous-secteurs technologiques ci-après ont connu une croissance notable et devraient continuer à stimuler l’innovation:
- technologies propres (production d’énergie propre et gestion des déchets, entre autres);
- ressources propres (extraction des ressources naturelles au moyen de technologies propres);
- technologies de la santé et biotechnologie;
- agrotechnologie (technologies utilisées pour maximiser la production dans le secteur agricole);
- technologies financières;
- médias numériques interactifs (jeux vidéo, animation, effets visuels et réalité mixte, entre autres);
- fabrication de pointe (impression 3D et automatisation de la fabrication, entre autres).
2.5. Villes intelligentes et gouvernance numérique
Étant donné que la technologie occupe une place toujours plus importante dans la vie des personnes à leur domicile et sur leur lieu de travail, différents échelons des pouvoirs publics canadiens cherchent à favoriser l’adoption de ces technologies pour améliorer la qualité de vie et la gouvernance des Canadiens.
Parmi les administrations les plus acquises à l’adoption des technologies numériques figurent les municipalités, dont beaucoup se sont associées à des entreprises de technologies pour mener des projets pilotes innovants. Parmi les principaux exemples, on peut citer les lauréats du «Défi des villes intelligentes» organisé par Infrastructure Canada, à savoir la ville de Guelph et son projet d’économie circulaire; la ville de Montréal et son projet visant à améliorer l’accès aux denrées alimentaires et les possibilités de mobilité; la ville de Bridgewater et son projet visant à lutter contre la précarité énergétique et à encourager la consommation d’énergie propre; le Nunavut et son projet de prévention des suicides20. Le concept de «ville intelligente» a récemment gagné en popularité au Canada, et des villes des quatre coins du pays mènent des projets touchant à plusieurs domaines. Voir la figure 3.
Figure 3. Domaines faisant l’objet de projets canadiens en matière de développement et d’intégration
Le CTIC étudie l’évolution des villes intelligentes et les besoins du marché du travail au Canada dans le cadre d’un projet pluriannuel. Ces activités s’articulent autour de six «secteurs prioritaires des villes intelligentes»: infrastructure intelligente, énergie et environnement intelligents, santé et bien-être intelligents, gouvernement intelligent, mobilité intelligente et réglementation intelligente21.
2.6. Destruction créative et pénuries de talents
L’adoption de nouvelles technologies qui rationalisent les processus d’entreprise est source de bouleversements dans l’ensemble de l’économie. Ce constat n’est jamais aussi limpide que dans le secteur des TIC lui-même. Les estimations du nombre d’emplois touchés par l’automatisation à long terme varient d’une étude à l’autre, allant d’effets négligeables sur l’emploi global à des centaines de millions d’emplois perdus22. En conséquence, le CTIC estime que les entreprises du secteur des TIC et, plus largement, de l’économie numérique, ainsi que les travailleurs ayant des compétences numériques, sont mieux préparés pour faire face à ces bouleversements. Avant la pandémie de COVID-19 et les fortes perturbations économiques qui en ont découlé, le CTIC avait estimé que la demande de profils spécialisés dans l’ensemble de l’économie numérique concernerait plus de 193 000 travailleurs entre 2019 et 2022. La pandémie a réduit cette demande de près de 24 %. Selon le nouveau scénario de référence du CTIC, l’économie numérique devrait générer une demande de 147 000 travailleurs d’ici à 2022, portant ainsi le nombre total d’emplois dans le secteur à près de 2 millions (en deçà des prévisions initiales de 2,1 millions). Toutefois, malgré la baisse de la demande due à la pandémie, l’économie numérique et le secteur des TIC en particulier se sont avérés remarquablement résilients par rapport à de nombreux autres secteurs de l’économie. Selon l’analyse du CTIC, en juillet 2020, le produit intérieur brut (PIB) du secteur des TIC n’avait diminué que de 1 % par rapport à son pic de février (contre une baisse de 9 % pour l’ensemble de l’économie). En outre, malgré la pandémie, l’emploi dans le secteur des TIC a en réalité progressé de près de 10 % entre février et juillet 2020.
2.7. Principaux acteurs
Le secteur canadien des TIC rassemble plus de 41 500 entreprises de tous types, des jeunes pousses innovantes aux grandes multinationales. Pourtant, environ 85 %23 des entreprises du secteur des TIC au Canada sont de petite taille (dix employés ou moins). Seul 1,6 %24 des entreprises canadiennes des TIC emploient plus de 100 personnes. 37 000 entreprises, soit environ 89,9 % de l’ensemble des entreprises des TIC, relèvent du secteur des logiciels et des services informatiques, 4,5 % du commerce de gros de produits TIC, 2,2 % de la fabrication de produits TIC et 3,4 % de l’industrie des services de communication25. La figure 4 montre les 25 plus grandes entreprises canadiennes du domaine des TIC (et des domaines connexes), selon l’édition 2019 du classement Branham des 250 entreprises des TIC canadiennes les plus rentables26.
Figure 4. Liste des 25 plus grandes entreprises canadiennes dans le domaine des TIC (et les domainesconnexes)
Le secteur canadien des TIC est représenté par toute une série d’organisations nationales, provinciales et régionales, d’associations professionnelles et d’autres parties prenantes. Ensemble, ces organisations facilitent la croissance du marché canadien local des TIC et peuvent également fournir des contacts et une assistance aux entreprises européennes du secteur des TIC qui souhaitent étendre leur activité au Canada. Une liste complète de ces ressources est disponible à l’annexe I.
2.8. Bouleversements liés au coronavirus et interrogations sur l’avenir
La pandémie de COVID-19 et les perturbations des chaînes d’approvisionnement qui en ont découlé ont grippé le secteur mondial de la fabrication de produits TIC. Toutefois, les études du CTIC indiquent que l’économie numérique, y compris le secteur plus large des services TIC, a été beaucoup moins touchée que de nombreux autres secteurs. En effet, des entreprises telles qu’Amazon et Facebook ont été parmi les premières grandes entreprises à passer au travail à distance généralisé et, dans certains cas, le coronavirus a même accru la demande pour certains services TIC. Parmi les principaux exemples, on peut citer l’augmentation de la demande de services et de professionnels dans le domaine de la cybersécurité, ainsi que d’ingénieurs en apprentissage automatique. En outre, au cours des premiers mois du coronavirus, et plus particulièrement à partir du moment où des mesures de confinement ont été mises en place dans le pays, la demande de services de télécommunications, de plateformes de vidéoconférence, de jeux vidéo et de contenus animés a connu une forte hausse.
3. DISPOSITIONS DE L’AECG AYANT UNE INCIDENCE SUR LE SECTEUR DES TIC
Après l’entrée en vigueur de l’AECG, les échanges commerciaux entre l’UE et le Canada ont considérablement augmenté. En raison des nouveaux débouchés qu’offre l’accord, alliés à la proximité historique et culturelle entre les parties, il existe un potentiel de croissance important et de nouvelles possibilités de partenariat entre les secteurs des TIC de l’UE et du Canada. D’une manière générale, les dispositions de l’AECG concernent notamment la réduction des droits de douane, l’amélioration de la mobilité de la main-d’œuvre, l’accès aux marchés publics et la coopération réglementaire.
3.1. Règlements spécifiques aux TIC
Deux chapitres de l’AECG traitent explicitement du secteur des TIC, à savoir les chapitres 15 et 16.
Au chapitre 15, l’UE et le Canada s’engagent à donner aux entreprises de l’autre partie un «accès équitable et égal» aux réseaux et services publics de télécommunications. Ce chapitre comprend un engagement à offrir des «sauvegardes pour la concurrence» dans le but de garantir des conditions de concurrence équitables dans le domaine des télécommunications. Plus précisément, chaque partenaire commercial s’engage à prendre des «mesures appropriées» pour empêcher des pratiques anticoncurrentielles de la part d’un fournisseur principal ou d’un groupe de fournisseurs. Ces pratiques anticoncurrentielles sont variées et consistent notamment: à pratiquer des subventions croisées anticoncurrentielles, à utiliser des renseignements obtenus auprès de concurrents d’une manière qui aboutit à des résultats anticoncurrentiels et à ne pas mettre à la disposition des autres fournisseurs de services les renseignements techniques sur les installations essentielles et les renseignements commercialement pertinents qui leur sont nécessaires pour fournir des services27.
Au chapitre 16, l’UE et le Canada s’engagent à coopérer sur des questions liées au commerce électronique, telles que la lutte contre les courriers électroniques non sollicités. Il s’agit notamment de protéger les informations à caractère personnel et de s’engager à ce que les services échangés en ligne entre le Canada et l’UE ne soient pas soumis à des droits de douane.
Selon la réserve I-C-9 (de la liste jointe à l’annexe I de l’AECG), les investissements étrangers dans des «fournisseurs de services de télécommunications dotés d’installations» au Canada sont limités à un total cumulatif de 46,7 % des actions avec droit de vote, dans une proportion de 20 % pour l’investissement direct et de 33,3 % pour l’investissement indirect. Ces fournisseurs de services doivent être contrôlés par des Canadiens et 80 % des membres du conseil d’administration doivent être canadiens.
3.2. Droits de douane
Avant l’AECG, seul un quart des produits canadiens exportés vers l’UE étaient en franchise de droits. L’AECG a éliminé 98 % des droits de douane applicables précédemment aux marchandises échangées entre l’UE et le Canada28, y compris tous les droits de douane sur les produits industriels29 (produits consommés par les entreprises plutôt que par les consommateurs particuliers). La suppression des droits de douane sur les produits industriels s’applique à une large catégorie de produits regroupant notamment les produits de technologies propres et les équipements TIC industriels tels que les appareils de transmission, la fibre optique et les appareils de signalisation visuelle ou sonore30.
Ces suppressions de droits de douane seront particulièrement utiles aux fournisseurs européens d’équipements de télécommunications. Dix des 25 plus grandes sociétés canadiennes de TIC sont actives dans le secteur des télécommunications31. Le marché canadien des télécommunications industrielles est vaste et prospère et offre des vitesses de connexion internet mobile parmi les plus rapides au monde32. Toutefois, de fortes disparités subsistent en matière de qualité des services entre les zones urbaines et rurales33. Les entreprises de l’UE spécialisées dans l’exportation d’équipements liés aux télécommunications (en particulier les producteurs d’équipements liés à la 5G) trouveront un marché vigoureux et en expansion pour leurs produits au Canada. Le gouvernement canadien a estimé que l’amélioration de la connectivité à l’échelle nationale présentait un intérêt national et organisera des enchères du spectre en 2021 en vue d’attribuer des tranches de 200 Hz de la bande 5G34. Les exportateurs européens du secteur des télécommunications obtiennent un meilleur accès au marché canadien dans un contexte particulièrement favorable où l’opinion qu’ont les Canadiens des États-Unis est au plus bas depuis quarante ans35 et où la plupart d’entre eux sont opposés à toute participation de la Chine à la nouvelle infrastructure 5G36.
3.3. Services TIC
L’AECG facilite le commerce des services entre l’UE et le Canada. L’article 9 de l’AECG exige des deux signataires (l’UE et le Canada) qu’ils accordent aux services et fournisseurs de services de l’autre partie un traitement non moins favorable que celui qu’ils accordent à leurs propres services et fournisseurs. À cet égard, l’AECG interdit toute «discrimination arbitraire et injustifiable» à l’égard des entreprises étrangères, tout en autorisant les parties signataires à adopter une mesure d’indépendance dans la réglementation des secteurs. L’article 9 conclut qu’aucun gouvernement au niveau national, provincial, territorial, régional ou local ne peut adopter de mesure qui impose des limitations concernant le nombre de fournisseurs de services, la valeur des transactions en rapport avec les services ou le nombre total d’opérations de services en provenance de pays extérieurs. La seule exception effective à cet article se trouve dans la réserve I-C-9, qui plafonne l’investissement étranger pour les fournisseurs de services de télécommunications dont les revenus sont supérieurs à 10 % du total des revenus de services de télécommunications au Canada et insiste sur le fait qu’au moins 80 % des membres du conseil d’administration de ces fournisseurs doivent être des Canadiens37.
Le chapitre 11 fournit un cadre en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles par l’UE et le Canada. En particulier, le cadre permet «aux autorités compétentes ou aux organismes professionnels» du Canada et de l’UE de négocier à cet égard. Le chapitre 16 de l’AECG dispose que les services en ligne commercialisés entre le Canada et l’UE ne sont pas soumis à des droits de douane.
3.4. Mobilité des travailleurs
L’AECG reconnaît de nouvelles catégories de voyageurs d’affaires, telles que les visiteurs en déplacement d’affaires de courte durée, les fournisseurs de services contractuels et des professionnels indépendants. Les fournisseurs de services contractuels et les professionnels indépendants sont des travailleurs qui se déplacent entre le Canada et l’UE en vue d’exécuter un service ou un contrat relevant d’un secteur clé des services. Ce type de personnel peut prétendre à un permis de travail pour une durée maximale de douze mois, avec possibilité de prolongation de douze mois38.
L’AECG permet également à d’autres catégories de personnel clé, notamment les visiteurs en déplacement d’affaires, les investisseurs et les professionnels expérimentés faisant l’objet d’un transfert temporaire intragroupe, ou encore les stagiaires, d’obtenir des permis de travail pour une durée maximale de trois ans. En particulier, de nombreux professionnels appartenant à ces catégories sont dispensés de l’obligation d’effectuer une étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) pour obtenir un permis de travail39. Ce point est essentiel, car de précédentes recherches du CTIC40 ont montré que l’EIMT constituait un obstacle majeur pour les entreprises du secteur des TIC désireuses de recruter des profils internationaux qualifiés.
Cette liberté de déplacement peut permettre d’accélérer les réunions, les consultations, la R & D, les études de marché, les ventes et la création de liens. Le principal résultat souhaité de cette disposition est de faciliter la conclusion d’accords commerciaux entre entreprises et de créer des équipes et des liens transatlantiques.
De plus amples informations sur la mobilité des travailleurs entre l’UE et le Canada figurent dans le rapport sur la mobilité des professionnels dans le cadre de l’AECG.
3.5. Marchés publics
Alors que les entreprises étaient auparavant en mesure de soumettre des offres dans le cadre de procédures de marchés publics dans certains cas, le chapitre 19 de l’AECG accorde l’accès aux marchés publics à tous les niveaux de gouvernement (national, régional, provincial et local). L’offre actuelle en matière de marchés publics est la plus complète que le Canada ait jamais faite (y compris par rapport à l’ALENA) et ouvre l’accès aux procédures d’appel d’offres dans tous les secteurs sauf deux: services publics de l’énergie (en Ontario et au Québec) et transports publics. Le Canada s’est engagé à publier toutes les procédures d’appel d’offres en ligne de manière centralisée, permettant ainsi aux entreprises de l’UE de disposer d’un point d’accès unique pour toutes les procédures de passation de marchés au Canada41.
De plus amples informations sur les marchés publics sont disponibles dans les guides des marchés publics aux adresses suivantes: https://trade.ec.europa.eu/access-to-markets/en/country-assets/tradoc_158655.pdf et https://op.europa.eu/fr/publication-detail/-/publication/7057ee63-11e0-11ec-b4fe-01aa75ed71a1.
3.6. Coopération en matière de réglementation
L’AECG prévoit notamment un protocole de reconnaissance mutuelle des résultats de l’évaluation de la conformité. Ce protocole n’exige pas nécessairement la reconnaissance mutuelle des règlements techniques par les parties, mais permet plutôt la reconnaissance des organismes d’accréditation et des organismes d’évaluation de la conformité. En substance, ces organismes permettent de vérifier la conformité réglementaire en dehors de la destination d’exportation. Par exemple, les entreprises canadiennes et de l’UE spécialisées dans certaines catégories de produits (parmi lesquelles les TIC) peuvent voir leurs produits soumis à des essais de conformité et certifiés pour le marché de l’autre partie42. Ce dispositif peut réduire les retards de mise sur le marché pour les producteurs et réduire les obstacles à l’exportation.
3.7. Propriété intellectuelle et droit d’auteur
Plusieurs dispositions de l’AECG restent liées à la propriété intellectuelle et au droit d’auteur. Conformément à l’accord, les exportateurs canadiens vers l’UE mettront en œuvre des mesures plus strictes pour réduire les dispositifs de contournement. Les entreprises du Canada et de l’UE se conformeront à une série d’autres règlements, tels que le traité sur le droit des marques, le système de La Haye concernant l’enregistrement international des dessins et modèles industriels et le traité sur le droit des brevets. Un renforcement de la protection par brevet sera mis en œuvre pour les produits pharmaceutiques et les dessins et modèles industriels. Les principales dispositions sont l’extension de la durée des brevets en cas de retards dans l’obtention de l’approbation réglementaire (ce qui arrive souvent dans l’industrie pharmaceutique) et le droit de recours devant mettre fin à certaines pratiques de double poursuite43.
3.8. Incidence de l’AECG sur le secteur canadien des TIC
Les éliminations de droits de douane prévues dans l’AECG réduisent globalement les coûts supportés par les entreprises canadiennes désireuses d’exporter vers l’UE. Pour le Canada, l’AECG ouvre un marché consistant en des centaines de millions de clients potentiels répartis entre 27 économies nationales44. Les nouveaux protocoles concernant la mobilité de la main-d’œuvre peuvent également permettre aux entreprises canadiennes des TIC d’établir des relations avec les entreprises et les clients de l’UE dans un délai beaucoup plus rapide qu’avant l’AECG. L’AECG offre un accès préférentiel aux marchés publics de l’UE, dont la valeur est estimée à plus de 1,3 milliard d’EUR45.
En 2017, année de la signature de l’AECG, le Canada était la troisième source d’investissement direct étranger (IDE) de l’UE, après les États-Unis et la Suisse, représentant près de 5 % des IDE dans l’UE46. Le Canada a également reçu environ 4,5 % des investissements étrangers de l’UE en 201747.
L’AECG a coïncidé avec une augmentation des échanges commerciaux entre le Canada et l’UE. Au cours de l’année suivant l’entrée en vigueur de l’AECG, les exportations de biens et de services du Canada vers l’UE ont augmenté de 3,9 %. Les exportations de produits techniques du Canada vers plusieurs pays de l’UE ont augmenté rapidement. Par exemple, les exportations d’«instruments scientifiques et de précision» vers l’Autriche ont augmenté de 38,5 %. Les exportations d’instruments scientifiques et de précision vers le Danemark ont augmenté de 13,5 % et celles vers l’Allemagne de 7,7 %48.
3.9. Incidence de l’AECG sur le secteur des TIC de l’UE
Les Canadiens ont une opinion favorable en ce qui concerne le développement des relations commerciales avec l’Europe dans tous les secteurs. L’AECG a coïncidé avec une augmentation des importations canadiennes de produits techniques49. Par exemple, les importations canadiennes d’équipements informatiques et électriques fabriqués dans l’UE ont augmenté de 11 % entre 2015 et 201950.
Tableau 3. Principaux avantages de l’AECG pour le secteur des TIC de l’UE
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ACCÈS AU MARCHÉ ET ÉLIMINATION DES DROITS DE DOUANE |
L’élimination des droits de douane sur les exportations vers le Canada profite également aux entreprises de l’UE désireuses d’exporter vers le Canada. En accélérant les échanges entre le Canada et l’UE, les entreprises de l’UE peuvent sonder l’intérêt du marché canadien pour les produits et services de l’UE, tout en se servant du levier du marché canadien pour ensuite pénétrer le marché des États-Unis ou d’autres marchés de la région géographique tels que le Mexique et l’Amérique du Sud. |
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MARCHÉS PUBLICS |
L’AECG offre aux entreprises de l’UE un nouvel accès à des marchés publics représentant 29,03 milliards d’EUR (44 milliards de CAD). Les recettes supplémentaires générées grâce à ces marchés publics sont estimées à 502,8 millions d’EUR (762 millions de CAD). Entre 2009 et 2015, seuls 2,2 % de la valeur des marchés publics canadiens ont été attribués à des États membres de l’UE, contre 7,5 % pour les États-Unis. La plupart des marchés publics offrant de nouveaux débouchés grâce à l’AECG se situent au niveau infranational51. |
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MOBILITÉ DES TRAVAILLEURS |
L’assouplissement des dispositions en matière de mobilité des travailleurs permettra également aux investisseurs de l’UE, ainsi qu’aux entreprises qui établissent des activités au Canada, d’obtenir plus facilement des permis de travail au Canada. Par exemple, les investisseurs, les personnes faisant l’objet d’un transfert temporaire intragroupe et d’autres membres du personnel clé des entreprises de l’UE peuvent accéder plus facilement à des permis de travail de longue durée au Canada grâce à l’AECG. Ces dispositions réduisent les niveaux d’administration et de bureaucratie nécessaires pour attirer du personnel qualifié sur le marché canadien et lui permettre d’y exercer. Les nouveaux protocoles concernant la mobilité de la main-d’œuvre peuvent également permettre aux entreprises canadiennes des TIC d’établir des relations avec les entreprises et les clients de l’UE dans un délai beaucoup plus rapide qu’avant l’AECG. |
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INVESTISSEMENT |
Les entreprises de l’UE peuvent bénéficier d’un assouplissement des règles applicables aux investissements étrangers au Canada. Dans le cadre de l’AECG et de la loi sur investissement Canada (LIC), le seuil d’investissement nécessitant un examen formel de l’avantage net a été porté de 233,58 millions d’EUR à 0,89 milliard d’EUR (354 millions de CAD à 1,5 milliard de CAD)52. Ce changement réduit le montant total d’investissements de l’UE nécessitant un examen formel et rationalise le processus pour la plupart des entreprises de l’UE désireuses d’exporter vers le Canada. |
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COOPÉRATION EN MATIÈRE DE RÉGLEMENTATION |
Le protocole de reconnaissance mutuelle des résultats de l’évaluation de la conformité permet la reconnaissance des organismes d’accréditation et des organismes d’évaluation de la conformité. Les entreprises canadiennes et de l’UE spécialisées dans certaines catégories de produits (parmi lesquelles les TIC) peuvent voir leurs produits mis à l’essai et certifiés pour le marché de l’autre partie53. Ce dispositif peut réduire les retards de mise sur le marché pour les producteurs et réduire les obstacles à l’exportation. |
4. GRANDES TENDANCES ET DÉBOUCHÉS POUR LES ENTREPRISES DE L’UE
4.1. Plan pour l’innovation et les compétences
Ces dernières années, le gouvernement canadien a annoncé plusieurs initiatives visant à faire progresser le secteur canadien des TIC et l’écosystème des TIC du pays. Ces initiatives profiteront également aux entreprises de l’UE.
En 2017, le gouvernement canadien a annoncé le plan pour l’innovation et les compétences. Ce plan est un effort ambitieux visant à faire du Canada un centre d’innovation de premier plan au niveau mondial, à créer des emplois rémunérateurs dans tout le pays et à contribuer au renforcement et à la croissance de la classe moyenne54. Le plan s’articule autour d’un ensemble d’objectifs clairs, parmi lesquels:
- augmenter les exportations canadiennes de biens et de services de 30 % d’ici à 2025;
- accroître la contribution du secteur des technologies propres au PIB du Canada;
- doubler le nombre d’entreprises à forte croissance au Canada, en particulier dans les secteurs du numérique, des technologies propres et des technologies de la santé, en passant de 14 000 à 28 000 entreprises d’ici à 2025;
- doter les Canadiens des outils, des compétences et de l’expérience dont ils ont besoin pour réussir sur le marché tout en attirant des professionnels d’autres pays55.
Les résultats du plan sont mesurés dans quatre domaines: personnes et compétences; recherche, technologie et commercialisation; investissement, expansion des entreprises et croissance propre; simplification des programmes.
Dans le cadre du plan pour l’innovation et les compétences, le gouvernement canadien a également annoncé la création de six tables sectorielles de stratégies économiques, qui constituent un nouveau modèle de collaboration entre le secteur privé et les pouvoirs publics visant à recenser les possibilités de croissance dans les secteurs de la fabrication de pointe, de l’agroalimentaire, des technologies propres, des industries numériques, des sciences biologiques et de la santé et des ressources propres. Le secteur des TIC figurait parmi les domaines de croissance mis en évidence dans la table relative aux industries numériques. En 2019, le gouvernement a annoncé qu’il ajouterait une septième table, axée sur le tourisme.
Figure 5. Tables sectorielles de stratégies économiques du plan pour l’innovation et les compétences
Comme indiqué plus haut, 85 % des entreprises canadiennes du secteur des TIC emploient actuellement moins de dix personnes. Dans son premier rapport sur les industries numériques, le gouvernement canadien a mis en place un plan ambitieux visant à accroître le nombre de grandes entreprises numériques canadiennes. L’objectif est de doubler le nombre d’entreprises générant au moins 1 milliard de CAD de recettes annuelles (passant de 13 entreprises à 26 entreprises) d’ici à 2025. Pour atteindre cet objectif de croissance, quatre recommandations ont été proposées: assurer l’expansion des entreprises canadiennes; attirer, retenir et accompagner les profils qualifiés; transformer le Canada en une société numérique; tirer parti de la propriété intellectuelle et promouvoir la valeur des données.
En s’appuyant sur ces initiatives, le gouvernement du Canada et l’UE ont signé en juin 2019 un accord administratif visant à faciliter la collaboration transatlantique entre les grappes56. Grâce à cet accord, les 26 organisations de grappes de l’UE et les cinq supergrappes d’innovation canadiennes auront davantage de possibilités de renforcer leur collaboration et de former des partenariats commerciaux stratégiques avec leurs homologues étrangers (voir la figure 6).
4.2. Grands pôles d’innovation
En 2018, le gouvernement canadien a débloqué une enveloppe de 626,86 millions d’EUR (950 millions de CAD) pour une initiative portant sur des supergrappes d’innovation dirigées par les entreprises, qui comprend cinq supergrappes: la supergrappe des technologies numériques; la supergrappe des industries des protéines; la supergrappe de la fabrication de prochaine génération («NGen»); la supergrappe des chaînes d’approvisionnement intelligentes («SCALE.AI»); et la supergrappe de l’économie océanique. L’initiative des «supergrappes d’innovation» devrait créer plus de 50 000 emplois et contribuer au PIB de l’économie canadienne à hauteur de plus de 32,99 milliards d’EUR (50 milliards de CAD) sur une période de dix ans57. L’initiative a permis des collaborations entre 450 petites, moyennes et grandes entreprises, 60 établissements universitaires, et 180 autres participants issus de cinq secteurs à haut potentiel.
Figure 6. Supergrappes d’innovation canadiennes
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SUPERGRAPPE DES TECHNOLOGIES NUMÉRIQUES |
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Située en Colombie-Britannique. Domaines: réalité virtuelle, réalité mixte et réalité augmentée, analyse des mégadonnées, informatique quantique et en nuage, apprentissage automatique. Objectif: stimuler la compétitivité dans les domaines de la santé de précision, de la fabrication, des ressources naturelles et des technologies environnementales 58. Projets: sept projets ayant pour objectif d’améliorer la prestation des services et l’efficience dans les secteurs des ressources naturelles et de la santé de précision et dans les secteurs industriel 59 s et huit autres projets de renforcement des capacités annoncés pour le début de l’année 2020, axés sur le perfectionnement des compétences, la diversité et l’inclusion dans le secteur des technologies, et la promotion des métiers des technologies numériques auprès des étudia 60 nts. Le plan stratégique de la supergrappe des technologies numériques pour la période 2018 61-2023 indique que la supergrappe «continuera d’établir des liens avec des chefs de file mondiaux en matière de diversité et d’inclusion, notamment l’Union européenne, UN Women, et les programmes WE EM 62 POWER». Le plan met également l’accent sur l’objectif suivant: «établir des alliances stratégiques avec d’autres centres mondiaux d’innovation en Amérique du Nord, en Asie, en Europe, en Afrique et en Amérique 63 du Sud» (mais ne fournit pas plus de détails sur ces alliances ni de stratégie pour les développer). |
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SUPERGRAPPE DE L’ÉCONOMIE OCÉANIQUE |
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Située au Canada atlantique. Domaines: énergie marine renouvelable, pêche, aquaculture, pétrole et gaz, défense, construction navale et transports 64. Objectif: renforcer le secteur de l’économie océanique en exploitant les technologies émergentes telles que les véhicules maritimes sans pilote, les capteurs numériques et les technologies de surveillance, l’ingénierie marine et les biotechnologies. Projets: un premier projet (juin 2019) est mené par une entreprise de technologies marines établie à Saint-Jean en collaboration avec un certain nombre d’autres partenaires de la grappe, l’accent étant mis sur le développement d’un carrefour de services techniques sous-marins qui cartographiera les fonds marins en haute résolutio 65 n. Au début de l’année 2020, la supergrappe de l’économie océanique a annoncé un autre projet dans la région atlantique visant à favoriser la création et la croissance d’entreprises de technologies océaniques et à accroître l’exploitation industrielle des technologies mari 66 nes. La supergrappe soutient les activités de collaboration avec l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège et le Royaum 67 e-Uni. En plus des activités collaboratives soutenues par la supergrappe, la province de Nouvelle-Écosse a mis au point une stratégie de coopération entre la Nouvelle-Écosse et l’Europe ouvrant des pistes pour une collaboration plus étroite avec l’UE. Ce document énonce spécifiquement l’objectif d’une collaboration plus étroite avec l’Union européenne et «avec les pouvoirs publics, le monde universitaire et le secteur privé pour promouvoir la supergrappe de l’économie océanique et encourager de nouveaux investissements, de nouvelles recherches et de nouveaux partenariats commerciaux dans l’économie océ 68 anique». |
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SUPERGRAPPE DES INDUSTRIES DES PROTÉINES |
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Située dans les provinces des Prairies. Domaines: technologies agroalimentaires, y compris la génomique, la transformation, et les technologies de l’information (TI) utilisées pour produire une variété de protéines végétales et de coproduits à base de plantes. Objectifs: renforcer les secteurs de l’agriculture et de la production alimentaire 69. Projets: le premier projet (juin 2019) était axé sur l’application de technologies de pointe pour accroître la teneur en huile et en protéines du canola et du chanvr 70 e. Début 2020, la supergrappe des industries des protéines a annoncé quatre nouveaux projets. Le premier porte sur la commercialisation de nouveaux isolats de protéines de pois et de canola hautement solubles et fonctionn 71 els. Le deuxième projet est axé sur la création des hybrides de canola à teneur élevée en protéines destinés à la consommation humaine et an 72 imale. Le troisième projet se concentre sur l’utilisation des outils d’intelligence artificielle (IA) pour aider les exploitations agricoles à être plus transparentes, efficientes et rentables, l’objectif étant de renforcer la réputation du Canada comme fournisseur mondial d’aliments durables et facilement tr 73 açables. Le quatrième projet vise à aider les producteurs et les transformateurs canadiens de produits bio à trouver de nouvelles utilisations pour les sous-produits issus de l’industrie des légumineuses en transformant les déchets en engrais contenant des substances nutritives pour le 74 s plantes. Si la stratégie de la supergrappe ne fait pas spécifiquement mention des efforts internationaux ou des perspectives de collaboration avec les pays européens, elle soutient néanmoins les activités de collaboration avec la France et 75 l’Allemagne. |
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SUPERGRAPPE DE LA FABRICATION DE PROCHAINE GÉNÉRATION |
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Située en Ontario. Domaines: apprentissage automatique, robotique de pointe et impression 3D 76. Objectifs: intégration des technologies de pointe dans le développement de produits et la conception de procédés de l’ensemble du secteur manufacturier. Projets: un premier projet lancé en août 2019 vise à produire des vecteurs viraux à l’aide de techniques de fabrication de pointe. Les vecteurs viraux sont des outils à l’échelle moléculaire utilisés pour traiter les patients atteints d’un cancer à un stade avancé ou de troubles génétiques rares ou héréditaires à l’aide de matériel génétiqu 77 e. Sur le plan international, la stratégie quinquennale de la supergrappe fixe l’objectif général de «faciliter les partenariats de fabrication de pointe entre les entreprises et les grappes au Canada et à l’étrang 78 er». Bien qu’elle ne se réfère pas spécifiquement à une stratégie de collaboration avec l’Europe, la supergrappe soutient des activités de collaboration avec la Belgique et l’Alle 79 magne. |
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SUPERGRAPPE DES CHAÎNES D’APPROVISIONNEMENT INTELLIGENTES («SCALE.AI») |
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Située au Québec. Domaines: TIC, technologies de l’IA et technologies de la robotique 80. Objectifs: intégrer les secteurs de la fabrication, des transports et des TIC dans la création de réseaux de chaînes d’approvisionnement intelligents, principalement par l’application des technologies de l’intelligence artificielle et de la robotique. Projets: la première série de projets (juin 2019) était axée sur l’intégration de l’IA à des fins de réduction des coûts et d’amélioration de l’efficacité dans les secteurs des biens de consommation, de l’agriculture, des télécommunications et de l’expéditio 81 n. En janvier 2020, la supergrappe a annoncé un autre nouveau projet réunissant plus de 60 organismes partenaires qui consacreront leurs efforts à trouver une façon de tirer profit de l’intelligence artificielle pour réduire les coûts et améliorer l’efficacité. Les projets mettent à profit l’IA pour moderniser les processus et améliorer la productivité dans les domaines de l’expédition, du commerce de détail, de l’aéronautique et des soins de sa 82 nté. La supergrappe des chaînes d’approvisionnement intelligentes n’a pas de stratégie spécifique axée sur l’internationalisation, mais sa stratégie quinquennale prévoit de créer de meilleures alliances avec l’Europe. Par exemple, elle indique qu’elle «développera de nouveaux partenariats avec les meilleurs acteurs de l’écosystème au monde […] partout aux États-Unis, en Europe et en 83 Asie». Si aucune autre information n’est disponible sur les possibilités de collaboration entre les entreprises de l’UE et la supergrappe, cette porte est néanmoins ouverte pour les parties intéressées et éligibles. |
4.3. Stratégies d’entrée sur le marché
Plusieurs initiatives et dispositifs de plus petite envergure sont en place pour accompagner les entreprises dans leur démarche de pénétration d’un nouveau marché, au stade antérieur à l’entrée sur le marché et pendant celle-ci. Bien qu’une liste de «choses à faire et à ne pas faire» ne suffise pas à garantir la réussite du processus, les étapes importantes de l’entrée sur un marché peuvent inclure les éléments suivants.
- L’entreprise entrant sur le marché a mené à bien des études de marché approfondies sur le pays d’accueil afin de comprendre, entre autres, les facteurs suivants: culture locale et caractéristiques culturelles importantes à prendre en considération84, intérêt des consommateurs locaux pour le projet, fixation de prix adéquats (en fonction du marché)85, barrières à l’entrée pertinentes, recensement des principaux concurrents et réalisation d’une analyse concurrentielle approfondie (y compris une analyse «forces, faiblesses, opportunités, menaces»), stratégies potentielles de commercialisation et de déploiement. Dans le contexte du Canada, la fixation des prix doit également tenir compte de la question de savoir si les marchandises importées de l’extérieur du Canada sont soumises à des permis, à des restrictions ou à une réglementation. L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) propose une liste de référence pour les importateurs avec de plus amples informations.
- L’entreprise entrant sur le marché a étudié et pris en compte la législation et les considérations réglementaires relatives à son entrée sur le marché (en évaluant si les lois et les instruments réglementaires locaux peuvent créer des obstacles pour l’entreprise). Remarque: dans le contexte du Canada, il est important que les entreprises entrant sur le marché comprennent l’incidence des lois et règlements applicables aux niveaux fédéral, provincial et municipal. Parmi les autres facteurs à prendre en considération figurent les éventuels obstacles au commerce interprovincial qui peuvent exister. À cet égard, les entreprises qui entrent sur le marché doivent consulter l’accord sur le commerce intérieur (ACI) du Canada86.
- L’entreprise entrant sur le marché a recensé les partenaires locaux à prendre en considération et/ou a pris contact avec eux; il peut s’agir de partenariats d’aide à la commercialisation, de partenariats pour la fabrication et/ou le développement de produits, etc. Dans certains cas, les partenariats avec des entreprises locales peuvent donner naissance à des coentreprises87. Dans ce cas de figure, l’entreprise entrant sur le marché peut choisir de travailler avec une société du pays d’accueil en créant une société tierce à cet effet. À titre d’exemple, on peut citer la coentreprise Sony Ericsson, qui a permis à Sony d’accroître sa part du marché de la téléphonie mobile, et à Ericsson de tirer parti des technologies de téléphonie mobile d’avant-garde de Sony88. Il est important de noter qu’au Canada, le terme «coentreprise» n’est pas associé à une définition juridique spécifique et que, par conséquent, les coentreprises sont généralement réglementées au cas par cas89.
Outre les étapes décrites ci-dessus, il est également important que les entreprises qui entrent sur le marché aient connaissance des ressources disponibles pour faciliter à la fois le processus d’entrée et l’activité dans le pays d’accueil. Bien que n’ayant pas vocation à être exhaustifs, les exemples ci-après illustrent les ressources importantes que les entreprises de l’UE peuvent utiliser pour faciliter leur entrée sur le marché canadien.
Investir au Canada: en mars 2018, le ministre du commerce international a lancé «Investir au Canada»90, une nouvelle agence fédérale chargée d’attirer les investissements étrangers et de simplifier le processus d’investissement des entreprises étrangères au Canada. «Investir au Canada» rassemble tous les niveaux de gouvernement et partenaires du secteur privé afin de fournir un «service à guichet unique» aux investisseurs étrangers. L’agence travaille avec des entreprises étrangères actives dans les domaines mis en évidence dans la stratégie de croissance économique du gouvernement: fabrication de pointe, agroalimentaire, technologies propres, technologies numériques, sciences biologiques et de la santé, et ressources propres. Environ 1,9 million de Canadiens sont employés par des entreprises multinationales sous contrôle étranger au Canada, ce qui représente près de 12 % des travailleurs canadiens, soit un emploi canadien sur huit91.
Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE): ISDE met à disposition des ressources concernant plusieurs sujets susceptibles d’aider les entreprises de l’UE à s’installer ou à étendre leur activité au Canada. Cet organisme fournit des ressources ayant trait à de nombreuses questions liées au commerce: impôts, permis et réglementation, propriété intellectuelle, soutien aux entreprises et règles relatives à la commande publique, subventions, prêts, financements des secteurs privé et public, permis, licences et réglementation (y compris les licences de radiodiffusion, de distribution et de spectre, les normes et certifications en matière de télécommunications), recherche scientifique, financement, ensembles de données, soutien à l’innovation, installations et ressources éducatives, propriété intellectuelle et droits d’auteur, financement, collaboration, commercialisation et informations liées à l’octroi de licences92.
Programme «Horizon Europe»: les entreprises et les chercheurs de l’UE intéressés par les possibilités de financement public peuvent en apprendre davantage sur les projets collaboratifs de recherche et d’innovation proposés dans le cadre du programme «Horizon Europe» de la Commission européenne93, ainsi que sur les possibilités de recherche et de collaboration internationales offertes par le gouvernement canadien94.
Agences de développement régional du Canada (ADR)95: les six agences travaillent en étroite collaboration avec les entreprises et les innovateurs de leurs régions respectives afin de créer un environnement propice à la croissance des entreprises et à l’esprit d’entreprise. L’objectif est de créer les conditions idéales pour le développement d’économies régionales fortes, dynamiques et inclusives dans tout le Canada. Les ADR aident les entreprises à se développer en:
- mettant en œuvre des programmes coordonnés à l’échelle nationale mais adaptés sur mesure aux besoins et au contexte des régions;
- donnant de l’aide financière;
- rassemblant des intervenants clés dans leur écosystème respectif;
- appuyant le développement économique communautaire;
- faisant en sorte que les stratégies régionales de croissance éliminent les écarts régionaux et s’harmonisent aux objectifs du gouvernement fédéral96.
A) Société canadienne et culture d’entreprise
De tout temps, le territoire du Canada a été habité par des peuples d’ethnies, de religions et de cultures diverses. Avant l’arrivée des colons français et anglais, il y a plusieurs siècles, une grande variété de peuples autochtones vivaient sur tout le territoire. Après la création officielle du Canada en tant que colonie britannique, le conflit entre les valeurs du Canada anglais et les valeurs du Canada français a progressivement donné naissance à un système politique fondé sur le compromis.
Le mode de gouvernement et les systèmes juridiques actuels du Canada découlent du passé de ce pays en tant que colonie britannique et française en Amérique du Nord et sont distincts de ceux de la plupart des pays d’Europe et des États-Unis. Le Canada est une monarchie constitutionnelle, et la common law est utilisée en matière pénale et civile dans toutes les juridictions, à l’exception de celle du Québec. La province du Québec (établie pour la première fois par les Français et encore majoritairement habitée par des francophones) dispose quant à elle son propre Code civil, qui s’applique à certains domaines du droit tels que le droit de la famille. Plusieurs Premières Nations disposent également d’un gouvernement autonome, conformément aux dispositions des traités.
Le multiculturalisme est un élément essentiel de l’identité canadienne et est inscrit dans la constitution du pays. De nombreuses communautés culturelles dynamiques et soudées coexistent au Canada. Le bilinguisme officiel est un élément clé de l’identité multiculturelle du Canada. L’anglais est la langue maternelle d’environ 60 % des Canadiens, et la deuxième province du Canada, le Québec, est peuplée en majorité de francophones. Les francophones et les anglophones sont présents en grand nombre dans presque toutes les provinces. À la suite de plusieurs décennies d’ouverture à l’immigration internationale, près d’un Canadien sur cinq est un locuteur natif d’une langue non officielle.
Le Canada est l’une des sociétés jouissant du plus haut degré de confiance au monde et obtient de bons résultats pour toute une série d’indicateurs, parmi lesquels l’égalité entre les hommes et les femmes et la qualité de vie. Selon des études antérieures du CTIC, la qualité de vie élevée, la stabilité économique et sociale et la beauté des paysages sont autant d’atouts majeurs du Canada qui peuvent contribuer à attirer les investissements.
Le Canada est l’un des pays où la création d’entreprise est la plus simple et possède une culture d’entreprise unique (même si certaines différences existent, en particulier entre le Québec et le Canada anglophone). La culture d’entreprise canadienne est un peu plus lente, fondée sur les relations et plus conservatrice qu’aux États-Unis ou dans les pays d’Europe du Nord. Les entreprises canadiennes sont axées sur la coopération et sont relativement enclines à collaborer et à donner des conseils sur la manière d’affiner des idées.
La culture d’entreprise au Canada est différente de celle des Pays-Bas. Au premier abord, il est plus difficile de réaliser une vente au Canada… Vous devez vraiment construire une relation personnelle pour faire des affaires au Canada. Ce n’est pas vraiment le cas aux Pays-Bas, et encore moins aux États-Unis. Si vous essayez de vendre un produit à des Néerlandais ou à des Américains, ils iront droit au but et seront directs. Si vous proposez quelque chose qu’ils jugent utile, vous pouvez conclure une vente en seulement quelques semaines. Si vous n’avez rien qui puisse l’intéresser, le client mettra un terme à la relation… Au Canada, la construction des relations est un processus lent, qui peut parfois prendre des mois, voire des années.
Remco Dolman,
Fondateur et PDG de
Spotzi
B) Économie canadienne et secteur des TIC dans ce pays
Le Canada est la 10e puissance économique mondiale, ce qui le place devant tous les États membres de l’UE à l’exception de l’Allemagne, de l’Italie et de la France. Par rapport aux autres pays développés, le Canada est davantage dépendant des ressources naturelles, du pétrole et du gaz, de la sylviculture et de l’exploitation minière, ces secteurs contribuant de manière importante à l’économie canadienne. L’économie canadienne est fortement intégrée à l’économie américaine, en particulier dans des secteurs tels que l’industrie manufacturière. C’est la raison pour laquelle les relations commerciales au Canada peuvent souvent être utilisées efficacement pour capter une clientèle américaine.
Le secteur canadien des TIC représente près de 5 % de l’économie canadienne, un chiffre qui n’a cessé de croître depuis plus de dix ans. À ce jour, le secteur des TIC a connu une croissance plus rapide que de nombreux autres secteurs de l’économie.
Le secteur canadien des TIC est également très diversifié, ce qui s’explique par les besoins variés des clients canadiens et internationaux. Les entreprises du secteur des TIC se concentrent sur toutes les dimensions de l’économie canadienne: médias et divertissements, agriculture, extraction de ressources, énergies propres, finance et autres marchés verticaux. Bien que le secteur canadien des TIC soit essentiellement composé de petites entreprises, les grandes entreprises multinationales, principalement originaires des États-Unis et de l’UE, sont de plus en plus présentes dans le pays. Outre l’AECG, le Canada est également partie à l’accord Canada - États-Unis - Mexique (ACEUM, anciennement ALENA), ce qui lui confère des privilèges de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique.
Bien que le Canada soit un pays extrêmement étendu, sa population se concentre dans les centres urbains, en particulier les villes de Toronto, Montréal, Vancouver, Calgary, Ottawa et Edmonton.
C) Éducation et marché du travail
Le Canada dispose de professionnels de classe mondiale dans le domaine des TIC. Les diplômés des meilleures universités, parmi lesquelles l’Université de Toronto, l’Université de Montréal, l’Université McGill, l’Université de Colombie-Britannique, l’Université de l’Alberta et l’Université de Waterloo, peuvent toutefois être recrutés à des salaires plus avantageux que dans d’autres pôles technologiques, tels que la Silicon Valley.
Les travailleurs du secteur canadien des technologies ont également des origines très variées. Près de 40 % des travailleurs canadiens du domaine des TIC sont nés en dehors du Canada97, et des villes comme Montréal, Calgary, Vancouver et Toronto disposent dans le domaine des TIC d’un réservoir de professionnels aux origines particulièrement variées. Les étudiants internationaux représentent également une part importante des inscrits dans les universités canadiennes.
D) Recherche, jeunes pousses et communautés industrielles
La recherche canadienne a un rendement élevé et le pays compte certains grands noms de l’informatique parmi ses citoyens, tels que Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton. Le gouvernement canadien soutient fortement les activités de recherche et de développement au moyen de crédits d’impôt aux niveaux fédéral (le RS & DE, par exemple) et provincial, ce qui soutient la croissance d’un écosystème dynamique de jeunes pousses au Canada.
En effet, le secteur canadien des TIC penche en faveur des jeunes pousses et des entreprises de taille moyenne. Historiquement, le Canada n’a pas été aussi efficace que les États-Unis pour créer des «licornes» (jeunes pousses privées valorisées à plus d’un milliard de dollars des États-Unis), et les jeunes pousses canadiennes rencontrent souvent des difficultés pour développer leurs activités. L’initiative des «supergrappes» a été lancée par le gouvernement canadien en partie pour aider les jeunes pousses dans leur expansion et leurs activités commerciales.
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Pour de plus amples informations à cet égard, nous vous invitons à suivre le webinaire «Comment trouver des partenaires commerciaux au Canada» élaboré dans le cadre du programme d’accès au marché de l’AECG, disponible ici. |
4.4. Critères d’entrée sur le marché
Au Canada, les entreprises sont créées selon différents processus, selon que l’activité consiste en une expansion des activités commerciales qui existent déjà dans le pays ou qu’il s’agit d’une nouvelle entreprise.
La société par actions98 est la forme juridique la plus courante de structure commerciale pour les sociétés étrangères cherchant à établir de nouvelles activités commerciales au Canada. La loi canadienne sur les sociétés par actions (LCSA)99 est un cadre juridique complet régissant les sociétés commerciales canadiennes au niveau fédéral. Elle prévoit diverses exigences tant pour les résidents que pour les non-résidents qui souhaitent enregistrer une société au Canada. Au Canada, les entreprises peuvent être constituées soit en sociétés de régime fédéral en vertu de la LCSA, soit en sociétés de régime provincial en vertu d’une loi provinciale équivalente100. Chaque province canadienne dispose de son propre site web d’enregistrement des entreprises101. La constitution en société est réalisée par l’obtention de statuts constitutifs. Après avoir obtenu les statuts constitutifs, l’étape suivante consiste à obtenir un numéro d’entreprise du gouvernement fédéral et à ouvrir un compte d’impôt sur le revenu des sociétés auprès de l’Agence du revenu du Canada. Si l’on envisage d’exercer des activités dans d’autres juridictions canadiennes, l’étape suivante consiste à s’enregistrer à titre de société extraprovinciale ou extraterritoriale.
Les deux moyens les plus courants pour les sociétés étrangères existantes d’étendre leurs activités au Canada sont l’enregistrement d’une succursale canadienne ou la constitution d’une filiale canadienne, qui est ensuite gérée depuis l’étranger. Une succursale est une extension de la société étrangère, ce qui signifie que la société non canadienne devra assumer les passifs encourus par la succursale. Cette structure commerciale exige que l’investisseur non résident désigne un agent local chargé de signifier les documents judiciaires. Les succursales peuvent être enregistrées au niveau fédéral ou provincial.
Les sociétés étrangères préfèrent souvent créer une coentreprise avec une société canadienne en incorporant une filiale. Selon la législation canadienne, une filiale est une société indépendante dont le contrôle ou l’actionnaire unique est une autre société. Des coentreprises peuvent être établies par la création d’une nouvelle entreprise ou par l’acquisition d’une participation non majoritaire dans une entreprise canadienne existante102. Cette structure commerciale exige également de l’investisseur non résident qu’il désigne un agent local chargé de mener à bien la procédure de constitution de la société au Canada.
De nombreux éléments sont à prendre en considération avant de décider d’enregistrer une succursale ou d’intégrer une filiale, notamment en ce qui concerne les règles fiscales, l’aptitude à mobiliser des capitaux, l’accès aux programmes spéciaux mis à disposition par le gouvernement canadien et le niveau d’exposition de la société mère aux passifs.
Dans le cas de l’enregistrement d’une nouvelle entreprise, le ministère «Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada» propose un programme aux entrepreneurs non résidents portés sur l’innovation qui souhaitent immigrer au Canada pour y démarrer leur activité. Le Programme d’immigration des gens d’affaires — Catégorie «démarrage d’entreprise» vient en aide aux personnes qui assurent la gestion active et continue de l’activité depuis le Canada et à condition qu’une partie essentielle des opérations de l’entreprise soit menée au Canada103.
Il est également possible d’entrer sur le marché canadien en tant qu’investisseur grâce au programme pilote du gouvernement fédéral de la catégorie «immigrants investisseurs en capital de risque» destiné aux particuliers disposant d’une valeur nette élevée (au moins 10 millions de CAD) désireux d’immigrer vers le Canada et d’y créer une entreprise104.
5. Défis et obstacles liés au commerce au Canada (réglementaires et techniques)
Les obstacles réglementaires peuvent être nombreux lors de la création d’entreprises dans une nouvelle juridiction et/ou de l’élargissement des activités à l’extérieur d’un pays d’origine. Il n’est pas facile de comprendre et de maîtriser les processus, les politiques et les règlements d’un nouveau pays. Pour faciliter ce long processus, il convient d’effectuer des recherches approfondies et de travailler main dans la main avec les principales organisations du pays d’accueil.
Si les recherches menées par le CTIC n’ont pas mis au jour des obstacles réglementaires ou techniques particulièrement lourds pour les entreprises de l’UE cherchant à étendre leurs activités au Canada, la réglementation diffère en fonction de la région et du type d’entreprise en cours de création. La réglementation canadienne est établie au niveau fédéral (national) et provincial (régional). Il est important de comprendre que la réglementation applicable dans une région ne s’applique pas nécessairement dans une autre (par exemple, la réglementation relative aux services de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs en Ontario n’est pas la même que la réglementation applicable en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse ou en Alberta respectivement). Il est recommandé de prendre connaissance de chaque réglementation régionale spécifique avant d’étendre son activité.
A) Réglementation provinciale
Bien que les recherches du CTIC aient montré que la réglementation n’était pas un obstacle en soi pour les entreprises désireuses de démarrer des activités au Canada, le système réglementaire n’est toutefois pas uniforme. Le gouvernement fédéral réglemente les questions qu’il considère comme revêtant une «importance nationale», à savoir, notamment, le droit pénal, la défense nationale, le secteur bancaire, les affaires autochtones, la citoyenneté et l’immigration et le commerce international105. Ces domaines, ainsi que quelques autres, sont considérés comme relevant de la compétence du gouvernement fédéral. Les domaines dans lesquels les enjeux sont plus locaux sont réglementés au niveau provincial. Parmi ces domaines figurent les soins de santé, les infrastructures (non critiques), l’enseignement public, le logement et la réglementation routière106. En conséquence, ce système réglementaire relativement fragmenté impose aux entreprises qui souhaitent entrer sur le marché canadien de prendre connaissance non seulement de la réglementation fédérale, mais aussi des différentes réglementations régionales.
Il est important de tenir compte des différences entre les provinces car elles ont des conséquences pour les entreprises de technologies. Par exemple, les entreprises de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs (telles qu’Uber ou Lyft) sont traitées différemment selon la province dans laquelle elles exercent leurs activités. Jusqu’au début de l’année 2020, les services de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs n’étaient pas autorisés par la loi en Colombie-Britannique107, alors qu’ils sont en activité en Ontario depuis 2014108. De même, le traitement réservé aux plateformes de l’économie du partage (Airbnb, notamment) varie d’une province à l’autre. En Ontario, une réglementation a été introduite afin de limiter Airbnb et la mesure dans laquelle les locations à court terme étaient autorisées109, tandis qu’en Colombie-Britannique, une réglementation récente impose aux hôtes Airbnb d’obtenir une licence commerciale et de ne louer que leur résidence principale110. Au Manitoba, les biens immobiliers répertoriés par l’intermédiaire de services tels qu’Airbnb étaient initialement considérés comme exonérés de la taxe provinciale sur les ventes mais conformément à de récentes propositions d’arrêtés, les locations Airbnb à Winnipeg pourraient être soumises à une taxe de 5 %, à l’instar des hôtels111.
Les règles relatives à la syndicalisation peuvent également varier d’une province à l’autre. Récemment, la Commission des relations de travail de l’Ontario a rendu une décision considérant que les coursiers Foodora sont des contractants dépendants aux fins des relations entre partenaires sociaux. Cette décision octroie aux coursiers le droit de se syndiquer, leur donnant ainsi la possibilité d’exercer un pouvoir de négociation collective en vertu de la loi sur les relations de travail112. Si Foodora est en activité dans de nombreuses provinces canadiennes, le droit de se syndiquer ne s’applique quant à lui qu’aux travailleurs de l’Ontario. De même, en Colombie-Britannique, un syndicat de travailleurs des médias a récemment déposé une plainte relative aux normes d’emploi concernant la rémunération des heures supplémentaires au sein d’un studio d’animation de Vancouver (généralement, les employeurs ne sont pas tenus de payer des heures supplémentaires pour les «professionnels des technologies de pointe» en vertu du règlement sur les normes d’emploi). Dans sa décision, la direction des normes d’emploi de Colombie-Britannique s’est prononcée en faveur des travailleurs, indiquant qu’ils avaient droit à des heures supplémentaires rémunérées pour leur travail sur un film113.
À l’image des différences régionales qui existent au sein de l’UE (législation différente d’un État membre à l’autre), l’entrée sur un marché canadien régional devrait être appréhendée de la même manière qu’une entrée sur le marché d’un nouveau pays de l’UE. Étant donné que des règlements et des politiques différents s’appliquent dans chaque juridiction provinciale pour ce qui est des questions qui ne sont pas considérées comme présentant un intérêt national, il est hautement recommandé de mener des recherches approfondies sur la région visée.
B) Réglementation par type de technologie
Malgré une certaine fragmentation provinciale, la réglementation des technologies a souvent lieu au niveau national (fédéral). Des règlements importants (et parfois une absence de réglementation) sont à noter dans divers domaines liés au secteur canadien des technologies. Les paragraphes qui suivent fournissent une brève description d’une sélection de domaines technologiques stratégiques et de la réglementation canadienne s’y rapportant.
Télécommunications: au Canada, les télécommunications sont l’un des secteurs les plus réglementés. Selon l’indice de restrictivité en matière d’investissement direct étranger (IDE) de l’OCDE, le Canada est le pays de l’OCDE qui applique le plus de restrictions réglementaires aux investissements étrangers dans ce domaine. Il s’agit d’une question controversée depuis de nombreuses années, qui a même incité l’OCDE à suggérer au Canada en 2016 d’assouplir ses restrictions à l’investissement étranger dans le secteur des télécommunications afin d’accroître la concurrence et de faire baisser le coût des services pour les Canadiens114.
Données et intelligence artificielle: contrairement à l’UE, qui a mis en place le règlement général sur la protection des données (RGPD), le Canada ne dispose actuellement d’aucune réglementation concrète sur l’utilisation des données et de l’IA. Pourtant, au cours des dernières années, et surtout après la mise au point du RGPD, de nombreuses voix ont appelé le Canada à mettre en œuvre une réglementation visant à atténuer les dommages potentiels pouvant être causés par l’IA et l’intensification de la collecte et de l’utilisation des données. Au début de l’année 2020, le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a lancé une consultation officielle, sollicitant l’avis des Canadiens concernant onze propositions de réglementation en matière d’IA115. Dans le cadre de cette consultation, des modifications de la loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) ont également été proposées116. La LPRPDE a été mise en œuvre au début des années 2000, avant la prolifération à grande échelle de l’internet et de l’économie fondée sur les données. Bien qu’il s’agisse d’un pas dans la bonne direction, le calendrier pour l’adoption d’une réglementation officielle n’est pas connu.
Véhicules autonomes: contrairement à l’UE, qui a élaboré des lignes directrices pour les véhicules connectés et autonomes, ainsi qu’à certains États membres, comme l’Allemagne, qui ont élaboré des normes pour les systèmes automatisés117, il n’existe pas de réglementation, de normes ou de lignes directrices pour les systèmes autonomes au Canada118. En 2018, l’autorité fédérale des transports du Canada a publié un cadre de sécurité pour les véhicules automatisés et connectés119. Bien que ce document donne une vue d’ensemble des normes existantes pour les véhicules, il a également mis en évidence l’absence actuelle de normes spécifiques aux fonctions d’automatisation.
Système bancaire ouvert: le passage à un système bancaire ouvert (la pratique consistant à partager des informations financières par voie électronique, en toute sécurité et uniquement dans des conditions que les clients approuvent, dans le but de promouvoir le développement de nouvelles applications et de nouveaux services) est une pratique acceptée dans de nombreux pays du monde, y compris dans l’UE. À l’heure actuelle, le Canada ne dispose pas d’un cadre reconnu pour le passage à un système bancaire ouvert. En 2018, le ministère canadien des finances a publié un document de consultation120 sur le sujet, mais aucun progrès important n’a été réalisé à ce sujet. Au début de l’année 2020, le ministre canadien des finances a annoncé une deuxième étape de l’examen du système bancaire ouvert121.
C) AECG
Il n’existe pas d’obstacles liés à l’AECG pour les entreprises de l’UE qui souhaitent faire des affaires au Canada (c’est-à-dire aucune disposition qui empêche ou décourage spécifiquement les investissements ou l’établissement d’entreprises de l’UE au Canada). Dans le cadre de la présente étude et d’autres recherches, le CTIC a consulté de nombreuses entreprises de l’UE qui ont démarré une activité au Canada. Celles qui ont tiré parti des dispositions de l’AECG, par exemple pour participer aux appels d’offres canadiens, ont indiqué qu’il était relativement facile de s’en servir. Toutefois, la conclusion générale de la présente étude et de précédentes recherches du CTIC suggère que les entreprises de l’UE connaissent mal l’AECG. Nombre d’entre elles ignorent les dispositions de l’AECG et les possibilités qui en découlent et/ou ne savent pas comment tirer parti de l’accord.
D) Autres difficultés
Bien que les obstacles réglementaires ou techniques n’aient pas été perçus comme particulièrement difficiles à surmonter au Canada par rapport à d’autres pays, certaines difficultés continuent d’entraver la création d’une entreprise au Canada. Parmi ces difficultés figurent principalement les différences en matière de culture d’entreprise, la taille relativement réduite de l’économie canadienne, l’étendue géographique du pays et le coût élevé de la vie dans les villes les plus attrayantes pour les entreprises.
Tableau 4. Autres défis liés au commerce au Canada
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UNE CULTURE D’ENTREPRISE DIFFÉRENTE |
En général, la culture d’entreprise canadienne est considérée comme plus «conservatrice» et, de manière générale, plus «frileuse». Des relations doivent être établies, ce qui peut prendre beaucoup de temps. Si le Canada crée de nouvelles entreprises (jeunes pousses) à un rythme comparable à celui d’autres pays concurrents, l’expansion des activités des entreprises reste la pierre d’achoppement. À ce jour, le Canada a très peu réussi à développer ses jeunes pousses et à créer de grandes réussites («licornes»). Le Canada a réussi à attirer des montants croissants d’investissements directs étrangers et de capital-risque. Toutefois, les investissements locaux restent à la traîne. Selon un récent rapport de l’université de Toronto, bien que le capital-risque soit suffisant au Canada, notamment pour le financement de série A (premier cycle important de financement de capital-risque), une grande partie des investissements de capital-risque dans les grandes entreprises canadiennes des TIC provenait des États-Unis 122. Les entreprises bénéficiant d’un soutien en capital-risque américain ont levé plus d’argent que celles qui bénéficient d’un financement canadien, et elles étaient donc mieux placées pour devenir des «licornes 123». Il est conseillé aux nouvelles entreprises entrant sur le marché canadien de démontrer non seulement leur crédibilité, mais aussi leur capacité de maintien (la probabilité qu’elles restent au Canada et contribuent à la croissance de l’écosystème canadien). |
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ÉCONOMIE DE TAILLE RÉDUITE DANS UN GRAND PAYS |
Bien que le Canada figure parmi les plus grandes économies du monde, il reste un petit pays dont la population ne représente qu’un dixième de celle des États-Unis. En résumé, le nombre de clients potentiels au Canada reste limité, et les niveaux de numérisation et de demande de produits et services TIC varient selon les régions. Le territoire du Canada est vaste, avec de grandes distances entre les grandes villes, en particulier par rapport à celui de l’UE. Par exemple, s’il est possible de rejoindre Toronto depuis la capitale du pays (Ottawa) en seulement une heure d’avion, le même trajet en voiture prendra environ six heures. En conséquence, il peut s’avérer plus difficile (du moins sur le plan logistique) d’étendre son activité à l’ensemble du Canada et/ou de nouer des relations en personne avec les principaux chefs d’entreprises situés dans d’autres provinces. |
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COÛT DE LA VIE ÉLEVÉ DANS LES GRANDES VILLES CANADIENNES |
Certains chefs d’entreprise de l’UE estiment que le coût élevé de la vie dans certaines villes canadiennes constitue un obstacle à l’activité économique. En particulier, Toronto et Vancouver sont considérés comme les plus problématiques, le coût de la vie dans ces villes dépassant celui de nombreux pays d’Europe. Par exemple, le coût moyen de la location d’un appartement d’une chambre est actuellement de 1 319,70 EUR par mois (2 000 CAD par mois) dans le centre-ville de Vancouver et de 1 451,66 EUR par mois (2 200 CAD par mois) à Toronto 124. Bien que les prix aient baissé nominalement en raison de la pandémie de COVID-19, au début de 2020, le coût moyen d’un pavillon dans la région du Grand Toronto (RGT) dépassait 900 000 CA 125 D et 1 000 000 CAD dans la région métropolitaine de Vancou 126 ver. Le coût de la vie est nettement moins élevé dans d’autres juridictions canadiennes telles que Montréal, Ottawa, Calgary, Edmonton et Winnipeg. |
6. Conseils pour les entreprises du secteur des TIC de l’UE qui créent une entreprise au Canada
6.1. Avant le lancement de l’activité
Dans le cadre de leur étude du marché canadien (et peut-être du marché américain par la même occasion), les entreprises de l’UE envisageant d’étendre leurs activités au Canada auraient tout intérêt à engager un conseiller en affaires ou à s’adresser à des agences gouvernementales canadiennes pour obtenir des conseils. Les principaux partenaires peuvent être consultés par l’intermédiaire d’organisations nationales telles que Affaires mondiales Canada ou Investir au Canada, ou par l’intermédiaire d’organisations régionales qui promeuvent les activités transatlantiques. Veuillez consulter l’annexe II pour une liste de ces ressources.
Une fois que des plans auront été élaborés en vue de la création d’un bureau physique au Canada, il est recommandé d’effectuer des recherches supplémentaires sur la localisation probable des clients potentiels. Gardez à l’esprit les différences régionales importantes dans l’économie canadienne et l’ampleur du territoire du pays.
6.2. Une fois au Canada
En règle générale, les compétences commerciales développées dans l’UE s’appliqueront aussi au Canada. Si les réussites passées en Europe sont importantes pour construire votre image de marque au Canada, il est essentiel d’établir des liens et des partenariats locaux au Canada.
En outre, il est recommandé de disposer d’au moins un haut responsable disposant d’effectifs sur le terrain (présence physique) au Canada. Cette personne sera essentielle pour nouer des relations, comprendre la culture d’entreprise canadienne et forger les liens nécessaires pour se développer. Il est indispensable de consacrer du temps à l’établissement de connexions personnelles. Les relations commerciales sont généralement plus longues à nouer au Canada qu’aux États-Unis, mais les Canadiens ont un esprit de collaboration très prononcé et des partenariats stratégiques avec d’autres entreprises peuvent contribuer à adapter les produits au marché canadien. Des manifestations sectorielles en tous genres et des groupes de rencontres sont organisés dans de nombreuses villes canadiennes pour faciliter les mises en relation. Une fois les produits adaptés pour répondre aux besoins du marché canadien, il devient plus facile d’étendre son activité au marché américain.
Choses à faire
- Effectuer des recherches sur la réglementation ou la législation canadienne applicable à des secteurs spécifiques. Par exemple, les investissements étrangers dans des secteurs tels que l’aviation et les télécommunications font l’objet de fortes restrictions, ces industries figurant parmi les domaines d’intérêt national. Les entreprises de ces secteurs doivent faire preuve de la diligence requise pour comprendre comment la législation nationale (indépendamment de l’AECG ou en combinaison avec celui-ci) aura une incidence sur leur capacité à entrer sur le marché canadien et à y exercer leurs activités.
- Effectuer des recherches sur les spécificités provinciales d’ordre législatif et politique. La législation relative au secteur des TIC et à l’économie numérique peut varier d’une province à l’autre. Par exemple, à partir de 2021, les entreprises (nationales et étrangères) qui commercialisent un actif de propriété intellectuelle au Québec pourront bénéficier d’un traitement fiscal avantageux. Cette législation est propre au Québec et ne s’appliquera pas aux entreprises d’autres provinces.
- Chercher des organismes nationaux et régionaux susceptibles de faciliter le lancement de l’activité. Parmi les principaux organismes de ce type figurent Investir au Canada et Affaires mondiales Canada (au niveau national), ainsi que les agences provinciales de développement économique telles que FedDev Ontario ou l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA). Les villes disposent généralement aussi de leurs propres agences de développement économique dont le mandat consiste notamment à assurer la liaison avec les entreprises étrangères et à étudier les possibilités d’investissement. Parmi les principaux organismes de ce type au niveau des villes figurent la Vancouver Economic Commission, Calgary Economic Development, le partenariat Halifax et Toronto Global.
- Prendre connaissance des crédits d’impôt avantageux et des initiatives en place dans certaines provinces. Par exemple, les entreprises du secteur des technologies créatives (jeux vidéo, studios d’animation, etc.) peuvent bénéficier du crédit d’impôt pour des titres multimédias au Québec, lequel permet aux entreprises nationales et étrangères d’être remboursées de jusqu’à 37,5 % des dépenses de main-d’œuvre admissibles. Bien qu’il existe des crédits d’impôt similaires en Ontario et en Colombie-Britannique, le crédit d’impôt pour des titres multimédias est considéré comme le crédit de cette nature le plus avantageux au Canada.
- Effectuer des recherches sur les relations commerciales et les accords commerciaux interprovinciaux. Bien que des efforts aient été entrepris au fil des ans pour éliminer ou réduire les obstacles au commerce entre les provinces (à partir de 1995, année où l’accord sur le commerce intérieur a été élaboré), certains obstacles subsistent, en particulier dans les provinces qui, en raison de leur situation géographique, avaient été quelque peu mises à l’écart du commerce interprovincial par le passé. Cette réalité n’est nullement rédhibitoire, mais elle peut néanmoins avoir une incidence sur les activités des entreprises.
- Avoir au moins un haut responsable basé principalement au Canada.
- Trouver des partenaires canadiens (publics ou privés) qui partagent votre vision et peuvent vous aider à nouer des relations clés sur le marché canadien.
- En apprendre davantage sur les spécificités de la culture d’entreprise canadienne et les procédures normalisées utilisées. Il convient de noter que la culture d’entreprise peut également différer d’une province à l’autre, voire d’une ville à l’autre. Par exemple, on peut considérer que la culture d’entreprise à Toronto est plus proche de celle de New York que de celle de Halifax. De même, la culture d’entreprise à Vancouver peut être perçue comme plus comparable à celle de Seattle ou de San Francisco qu’à celle de Toronto.
- Participer à des manifestations sectorielles, à des groupes de rencontres, etc. pour vous constituer un réseau au niveau du secteur et du marché du travail. De telles manifestations peuvent s’avérer utiles pour forger des liens commerciaux, rencontrer les décideurs politiques et nouer des liens avec des spécialistes locaux.
Choses à ne pas faire
- Partir du principe que l’AECG garantit un accès identique à tous les secteurs de l’économie numérique.
- S’attendre à ce que les politiques ou la législation en vigueur dans une province le soient automatiquement dans une autre. Les provinces peuvent avoir des priorités économiques ou sectorielles divergentes et parfois uniques qui façonnent leurs orientations politiques.
- S’attendre à ce qu’il y ait une seule organisation ou institution (un «guichet unique») chargée d’assurer la liaison ou de travailler avec les entreprises désireuses de lancer des activités au Canada.
- S’attendre à ce que les crédits d’impôt qui s’appliquent dans une province s’appliquent dans une autre, ou à ce que toutes les provinces prévoient des crédits d’impôt pour les mêmes activités commerciales (par exemple, certaines provinces n’ont pas mis en place de crédit d’impôt pour la production de titres multimédias).
- S’attendre à ce que le concept de libre-échange soit appliqué de manière uniforme dans toutes les provinces canadiennes.
- Diriger son activité à distance, sans responsable présent au Canada.
- Supposer qu’en raison de la proximité des valeurs et des normes fondamentales, la culture d’entreprise au Canada soit nécessairement similaire à la culture européenne (et à celle du pays d’accueil).
- Partir du principe que les contacts avec les autres entreprises et des collaborateurs potentiels doivent être établis exclusivement à l’aide de mécanismes formels tels que des réunions ou des entretiens.
7. Exemples d’entreprises de l’UE qui ont réussi à pénétrer le marché canadien des TIC
Les études de cas ci-après ont été réalisées auprès de deux entreprises de l’UE actives au Canada. Ces entreprises ont leur siège en France et aux Pays-Bas et représentent différentes facettes du secteur européen des TIC. Elles représentent également un large éventail d’activités, allant des logiciels aux sciences des données, en passant par les analyses de marketing. Les deux personnes interrogées ont indiqué que leurs activités relevaient du secteur des TIC et des médias numériques, mais elles ont ajouté des qualificatifs à leurs activités. Par exemple, Centreon se définit comme une société de «logiciels de supervision informatique». Les deux entreprises, plutôt que de développer leurs connaissances en matière de TIC, s’emploient à mettre en application ces connaissances pour résoudre les problèmes de leurs clients.
La belle réussite de Centreon rendue possible par l’AECG
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À propos de Centreon Centreon est une entreprise logicielle de taille moyenne établie à Paris qui offre des solutions pour maintenir la productivité en cas de perturbations techniques. Bien qu’elle ait créé une succursale en Colombie-Britannique, l’ensemble de son personnel canadien est basé à Toronto. Centreon propose une offre de supervision de base fondée sur du code source ouvert et dispose d’une communauté de 200 000 utilisateurs dans le monde entier. Elle fournit également des services payants. La clientèle de Centreon provient du secteur privé comme du secteur public et compte quelques-unes des plus grandes entreprises européennes, dont Airbus. Outre Toronto et Paris, Centreon est active au Luxembourg et en Suisse, et elle possède une filiale près de Toulouse, en France. |
J’ai eu quelques problèmes avec la réglementation, etc., mais rien d’inhabituel. Chaque culture a sa manière de faire les choses. C’est un facteur dont il faut tenir compte. Si vous souhaitez vous lancer au Canada, vous devez savoir que l’état d’esprit est différent de l’état d’esprit européen. J’ai tout dit. C’est cela, les affaires.
Romain Le Merlus,
Cofondateur et PDG pour
l’Amérique du Nord
Centreon est entrée sur le marché canadien en 2018. Actuellement, l’activité de l’entreprise au Canada génère moins d’un million de CAD de recettes, soit un faible pourcentage de ses recettes totales. Les bureaux de Centreon à Toronto mènent notamment des activités de marketing, de vente, d’avant-vente et de soutien. Le site canadien se concentre sur la distribution de logiciels et l’assistance aux clients de la région, et l’entreprise met actuellement l’accent sur la vente sur les marchés du Québec, de l’Ontario et des États-Unis.
Le Canada représente moins de 5 % de l’activité totale de Centreon, mais Romain est optimiste quant au fait qu’il pourrait atteindre 10 %, voire plus, au cours des prochaines années. Il est particulièrement enthousiaste parce que Centreon est active dans l’un des secteurs de l’informatique dont la croissance est la plus rapide. Pour la suite, il s’attend à ce que Centreon puisse profiter des crédits pour la recherche et transférer une partie de ses capacités de recherche au Canada.
Avant d’étendre son activité à Toronto, Centreon n’avait des bureaux qu’en Europe. Grâce à son modèle axé sur le code source ouvert, elle a attiré des clients dans le monde entier. Dans un premier temps, les clients de la société utilisaient des logiciels gratuits, mais Centreon était optimiste quant au fait que certains clients pouvaient être convertis en clients payant pour bénéficier des produits haut de gamme proposés par l’entreprise.
Centreon a choisi Toronto principalement en raison de son statut de ville centrale (localisation centrale pour les entreprises, disponibilité de professionnels qualifiés, etc.). Deux autres avantages de Toronto (indiqués par la personne interrogée) étaient les différences culturelles relativement faibles entre cette ville et Paris, et le tremplin qu’elle constitue pour poursuivre une expansion vers l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Lorsqu’elle a lancé son activité au Canada, l’entreprise avait également l’intention d’avoir accès au marché du Québec, un marché cible francophone pratique pour une entreprise française.
Depuis que Centreon a étendu son activité au Canada, son PDG a été impressionné par la facilité d’accès à des spécialistes. Avec l’aide d’un recruteur de professionnels des technologies, il a réuni l’ensemble de son équipe de six personnes en moins de trois semaines. Son PDG a également été impressionné par la diversité des professionnels à tous les niveaux de l’échelle salariale; il a constaté que les salaires des professionnels des technologies à Toronto étaient raisonnables par rapport à New York et à la Silicon Valley. Il se félicite de l’approche adoptée par les pouvoirs publics canadiens pour développer le secteur des technologies, notamment en ce qui concerne la mise en place de crédits d’impôt pour la recherche et le développement (RS & DE).
Toutefois, l’implantation au Canada ne s’est pas faite sans difficulté pour Centreon. Le plus dur était de percer sur le marché canadien. Pour y parvenir, Centreon a dû tout recommencer à zéro. Bien que Centreon ait travaillé avec de nombreuses grandes organisations en Europe, son PDG a fait observer que ses clients potentiels en Amérique du Nord ne connaissaient pas ces organisations, rendant ce travail antérieur en Europe moins utile pour le marché nord-américain. Lorsqu’elle a lancé son activité au Canada, Centreon a dû développer son image de marque au niveau local et nouer des partenariats avec les principales organisations nord-américaines pour s’établir. Présente en Amérique du Nord depuis deux ans, Centreon compte aujourd’hui plusieurs grands clients et pense que cela facilitera son expansion. Son PDG note également que le marché canadien du secteur des technologies diffère du marché américain: au Canada, le secteur des technologies est composé de petites entreprises.
Malgré quelques pierres d’achoppement, Romain ne pense pas que les difficultés logistiques et réglementaires liées à l’implantation au Canada aient été excessives par rapport à d’autres pays. Pour lui, le Canada est «un nouveau marché comme un autre». Il relève certaines différences culturelles, mais conclut que les compétences commerciales fondamentales gagnantes en Europe le sont également au Canada.
N’oubliez pas: si vous voulez vous lancer au Canada, gardez à l’esprit que cela n’est pas chose aisée, même si vous êtes déjà bien connu dans la région EMEA [Europe, Moyen-Orient et Afrique]! Vous devez disposer d’une trésorerie couvrant deux ans d’activité. Pour l’essentiel, suivez simplement les conseils des entrepreneurs expérimentés que vous lisez! Il s’agit d’un marché difficile, mais d’une expérience très enrichissante.
Dans son cas, il regrette que Centreon ait commencé avec autant d’employés locaux, car cela n’a pas été aussi facile que prévu de forger de nouvelles relations et d’attirer des clients au Canada. Il suggère d’économiser suffisamment d’argent pour pouvoir s’autofinancer pendant deux ans et affirme que les produits doivent être «conçus pour le marché [canadien]».
Dans l’ensemble, Centreon a beaucoup appris sur le Canada depuis son implantation. Avant de déménager, il avait une «vision française typique» du Canada, connaissant le pays principalement pour la beauté de ses paysages et son mode de vie confortable. Aujourd’hui, il comprend que de nombreuses villes canadiennes, et Toronto en particulier, possèdent des écosystèmes de technologies dynamiques et des professionnels hautement qualifiés. Il déplore que le Canada ne soit pas mieux connu pour la qualité de sa formation dans le domaine des technologies.
Il aime également vivre et travailler au Canada et est particulièrement enthousiaste à l’égard de l’accueil réservé aux étrangers à Toronto. Il estime que la ville est très ouverte et visionnaire et la considère comme une «ville modèle» pour accueillir et intégrer les ressortissants étrangers.
Ce que j’aime à Toronto, c’est que je n’ai pas l’impression d’être un étranger. Dès qu’on atterrit, on fait partie de la communauté, on ne se sent pas comme «un étranger de plus». Tout le monde est différent. Vous trouverez une foule de gens tellement différents à Toronto: d’Europe, d’Amérique du Sud, d’Amérique du Nord, d’Afrique, d’Asie… Pour pouvoir monter des projets et faire des affaires, vous devez faire preuve d’ouverture et de respect, et ce sont des valeurs centrales à Toronto.
La belle réussite de Spotzi rendue possible par l’AECG
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À PROPOS DE SPOTZI Fondée en 2013, Spotzi est une société d’études de marché et de science des données établie à Toronto et à Bergen-op-Zoom (Pays-Bas). Spotzi recueille des données du monde entier sur les demandes et la démographie des consommateurs. Spotzi analyse ces données pour les entreprises désireuses d’étendre leur activité au moyen de publicités ciblées. Si Spotzi avait des clients au Canada dès ses débuts, elle a commencé à donner la priorité à ses opérations canadiennes en 2015. Le personnel des bureaux de Spotzi à Toronto est spécialisé dans les ventes et le marketing et gère tous les comptes du marché nord-américain. Aujourd’hui, environ 30 % des recettes de Spotzi proviennent du Canada et sont principalement générées par des entreprises canadiennes. |
En tant qu’entreprise étrangère, nous n’étions pas autorisés à soumettre des offres pour des projets gouvernementaux [mais dorénavant, c’est possible]. Nous venons de conclure un important contrat pour le gouvernement [canadien]. J’ai entendu parler de l’AECG parce que nous entretenons des relations étroites avec les ambassades canadienne et néerlandaise. Elles n’ont que l’AECG à la bouche!
Remco Dolman,
Fondateur & PDG
Spotzi est entré officiellement sur le marché canadien en 2015. Alors que l’AECG n’existait pas à l’époque, le PDG de Spotzi a constaté les avantages considérables procurés par l’accord au cours des années suivantes. L’entreprise a pu tirer parti de l’AECG en participant à des appels d’offres au Canada et a récemment conclu un contrat important avec le gouvernement canadien, ce qui n’aurait pas été possible sans l’AECG.
«Un ami m’a parlé d’une mission commerciale à Toronto où il allait se rendre avec le gouvernement néerlandais. Il m’a suggéré de m’intéresser à Toronto en raison du dynamisme de la ville dans le domaine technologique. Je l’ai accompagné lors de cette mission et j’ai été très enthousiasmé par ce que j’ai vu là-bas. On m’a présenté à l’association Communitech. On m’a même présenté à certaines entreprises qui sont devenues des clientes.»
Environ 30 % du carnet de commandes de Spotzi passe par le Canada, à imputer pour la plupart à des entreprises canadiennes. Spotzi développant ses données et ses logiciels aux Pays-Bas, le personnel de Toronto se concentre sur les ventes et le marketing pour tous les comptes nord-américains.
Son PDG a été agréablement surpris par le Canada, en particulier par l’offre du pays en matière de TIC. Cependant, il note que le secteur canadien des technologies est mal connu des entreprises aux Pays-Bas: malgré les liens culturels étroits entre les deux pays, très peu d’entreprises néerlandaises connaissent les avantages qu’offre le secteur des TIC canadien.
«J’avoue que je ne savais pas à quel point le Canada était formidable en matière de TIC avant de venir étendre notre activité ici. Aux Pays-Bas, le Canada est bien connu en tant que partenaire commercial, notamment dans les secteurs de l’agriculture ou des ressources naturelles; ce qu’on sait beaucoup moins, c’est que le Canada possède une forte culture des TIC. Des entreprises néerlandaises nous posent souvent la question de savoir ce qui nous a poussés à établir notre présence nord-américaine au Canada… Personne ne leur a jamais dit que le Canada dispose d’un formidable réservoir de professionnels des TIC.»
Si elle s’est finalement traduite par une belle réussite, l’implantation de Spotzi au Canada ne s’est pas faite sans difficulté. Plus précisément, la société s’est rendu compte que la taille du territoire canadien constituait un obstacle à la conclusion d’accords avec des clients situés en dehors de la région du Grand Toronto (RGT), et que la culture d’entreprise au Canada était fondée bien davantage sur les relations et moins sur les transactions qu’elle ne l’est aux Pays-Bas ou aux États-Unis.
Étendre son activité [à un nouveau pays] prend toujours plus de temps qu’on ne le prévoit au départ. Au début, beaucoup d’entrepreneurs sont très enthousiastes: ils pensent que, à la descente de l’avion, ils pourront commencer à vendre. Les choses ne se passent pas comme cela. Vous devez prendre le temps de nouer des relations et de vous familiariser avec la culture d’entreprise. Nous avions travaillé avec de grandes entreprises de télécommunications en Europe, mais cela ne nous a pas permis de gagner du terrain au Canada… Le marché nord-américain est un marché tout à fait différent: vous ne pouvez pas faire valoir votre bilan sur l’un pour réussir sur l’autre marché.
Remco reconnaît que le rythme plus lent de la culture d’entreprise canadienne lui a peut-être permis d’obtenir des retours plus approfondis sur son produit. Il estime notamment que l’écosystème canadien des TIC est beaucoup plus collaboratif et enclin à travailler avec les entreprises pour améliorer les produits, même avant l’achat.
«Dans un premier temps, il est plus difficile d’étendre son activité à un pays comme le Canada. Mais ce que j’aime dans le marché canadien, c’est qu’il vous permet de travailler sur une idée: vous pouvez collaborer avec des entreprises sur une idée qui n’est pas encore aboutie. Les entreprises sont disposées à vous aider à affiner une idée, même si elles ne souhaitent pas encore acheter.»
Le PDG conseille aux nouveaux venus au Canada de développer leur réseau autant que possible et d’apprendre les différences entre les cultures d’entreprise canadienne et américaine. Il souligne l’importance de la patience dans la mise au point d’un modèle économique adapté au marché canadien.
«Je conseillerais vraiment de prendre des contacts et d’apprendre la culture… Vous ne pouvez pas vous contenter de faire un saut dans le pays tous les trois mois. Il ne suffit pas d’embaucher deux ou trois personnes à Toronto pour faire tourner le bureau. Chaque PDG a sa propre façon de diriger l’organisation, et chaque organisation, sa propre culture. Si vous décidez de vous engager sérieusement sur le marché canadien, vous devez envoyer quelqu’un de l’équipe de direction sur place, quelqu’un capable de communiquer et de donner forme à la culture organisationnelle, et de faire connaître les valeurs de l’entreprise.»
Remco est très optimiste quant aux perspectives de Spotzi au Canada. Selon ses prévisions, l’Amérique du Nord représentera au moins 50 % des recettes totales de Spotzi d’ici un ou deux ans. Malgré les défis posés par la COVID-19, Spotzi travaille actuellement sur un contrat important avec un partenaire de Los Angeles, ce qui, selon le PDG, devrait permettre à l’entreprise d’établir des liens avec de nouveaux clients aux États-Unis et au Canada.
8. Conclusions
Le présent guide fournit des informations précieuses sur le secteur canadien des TIC. Son objectif principal est de rendre compte des débouchés commerciaux que l’AECG offre aux entreprises du secteur des TIC de l’UE qui souhaitent étendre leur activité au marché canadien. Ce guide porte également sur les critères et les stratégies d’entrée sur le marché canadien des TIC pour les entreprises de l’UE, sur les difficultés et les obstacles à l’exercice d’activités commerciales au Canada et la manière de les surmonter, ainsi que sur les meilleures pratiques.
L’AECG est l’une des initiatives commerciales les plus visionnaires et les plus fructueuses du Canada. Outre la suppression de tous les droits de douane imposés sur les produits TIC, l’accord apporte des solutions aux nombreuses questions liées à l’investissement. Il prévoit notamment des dispositions relatives aux investissements directs étrangers, à la mobilité des travailleurs, à l’accès aux marchés publics canadiens, etc. Bien que l’AECG soit encore relativement récent (il a été ratifié en 2017), ses avantages pour les entreprises de l’UE qui souhaitent entrer sur le marché canadien sont immenses. Le Canada et l’UE partagent une histoire, une stabilité politique et économique, ainsi qu’une culture et des valeurs communes. Le développement des relations commerciales entre le Canada et l’UE est une priorité essentielle tant pour le Canada que pour l’UE, et le Canada reste un lieu accueillant et prospère pour les entreprises de l’UE qui envisagent une expansion.
Annexe I. Ressources canadiennes à la disposition des entreprises de l’UE
CTIC
Conseil des technologies de l’information et des communications (CTIC), https://ictc-ctic.ca/fr?lang=fr
Organismes du secteur des technologies — Niveau national
Association canadienne de l’informatique (ACI), http://www.cips.ca/
Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS), https://www.cwta.ca/fr/
CANARIE, https://www.canarie.ca/fr/
Canada Advanced Technology Alliance (CATA), https://innovationsoftheworld.com/canadian-advanced-technology/
Association canadienne de la technologie de l’information (ACTI), https://www.itac.ca
Chambre de commerce du Canada, https://chamber.ca/fr/
Organismes du secteur des technologies — Niveaux provincial et régional
Association of Professional Computer Consultants (APCC), http://www.apcconline.com
BC Tech, https://wearebctech.com/
Vancouver Island Advanced Technology Centre (VIATeC), http://www.viatec.ca
Communitech Association Inc., https://www.communitech.ca
Information & Communication Technologies Association of Manitoba (ICTAM), http://www.ictam.ca
TechManitoba, https://techmanitoba.ca/
Infoport.ca, http://www.infoport.ca
Digital Nova Scotia, https://digitalnovascotia.com/
CyberNB, https://cybernb.ca/fr/
Newfoundland & Labrador Association of Technology Industries (NATI), http://www.nati.net
TECHNOCompétences, https://www.technocompetences.qc.ca
Island Technology Professionals (ITP), https://www.techpei.ca/
Affaires mondiales Canada (service des délégués commerciaux)
Service des délégués commerciaux, https://www.deleguescommerciaux.gc.ca/index.aspx?lang=fra&_ga=2.20991417.328066731.1654328013-1793601517.1654105217
Investir au Canada
Investir au Canada, https://www.investircanada.ca/
Agences provinciales de développement
Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA), https://www.canada.ca/fr/promotion-economique-canada-atlantique.html
Développement économique Canada pour les régions du Québec, https://dec.canada.ca/fr/accueil-dec/?_ga=2.191120872.394716679.1644453477-894213355.1644249859&_gl=1*1jn4k73*_ga*ODk0MjEzMzU1LjE2NDQyNDk4NTk.*_ga_Q2F69KPVZ5*MTY0NDQ1NDkwOC4xLjAuMTY0NDQ1NDkwOS4w
Agence canadienne de développement économique du Nord, https://www.cannor.gc.ca/fra/1351104567432/1351104589057
Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l’Ontario, https://www.feddevontario.gc.ca/eic/site/723.nsf/fra/accueil
Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l’Ontario, http://fednor.gc.ca/eic/site/fednor-fednor.nsf/fra/accueil
Diversification de l’économie de l’Ouest Canada, https://www.wd-deo.gc.ca/fra/accueil.asp
Agences municipales de développement
Toronto Global, https://torontoglobal.ca/
Vancouver Economic Commission, https://www.vancouvereconomic.com/
Calgary Economic Development, https://calgaryeconomicdevelopment.com/
Edmonton Innovates, https://edmontonunlimited.com/
Montréal International, https://www.montrealinternational.com/fr/a-propos-de-nous/
Halifax Partnership, https://halifaxpartnership.com/
Waterloo Economic Development, https://www.waterlooedc.ca/en/index.aspx
Investir Ottawa, https://www.investottawa.ca/fr/
Economic Development Winnipeg, https://www.economicdevelopmentwinnipeg.com/
Supergrappes d’innovation
Supergrappe des technologies numériques (située en Colombie-Britannique), https://ised-isde.canada.ca/site/initiative-supergrappes-dinnovation/fr/supergrappe-technologies-numeriques-canada
Supergrappe des industries des protéines (située dans les provinces des Prairies), https://ised-isde.canada.ca/site/initiative-supergrappes-dinnovation/fr/supergrappe-industries-proteines-canada
Supergrappe de la fabrication de prochaine génération (située en Ontario), https://ised-isde.canada.ca/site/initiative-supergrappes-dinnovation/fr/supergrappe-fabrication-pointe-canada
Supergrappe SCALE.AI (située à Montréal), https://ised-isde.canada.ca/site/initiative-supergrappes-dinnovation/fr/supergrappe-chaines-dapprovisionnement-axees-lia-canada-scale-ai
Supergrappe de l’économie océanique (située au Canada atlantique), https://ised-isde.canada.ca/site/initiative-supergrappes-dinnovation/fr/supergrappe-leconomie-oceanique-canada
Annexe II. Ambassades, consulats et chambres de commerce des États membres de l’UE au Canada
UNION EUROPÉENNE
Délégation de l’Union européenne au Canada
150 Metcalfe Street, Suite 1900
Ottawa ON K2P 1P1
CANADA
https://eeas.europa.eu/delegations/canada_fr
Delegation-Canada@eeas.europa.eu
Tél. +1 6132386464
Chambre de commerce de l’Union européenne au Canada (EUCCAN)
622 College Street, Suite 201F
Toronto ON M6G 1B6
CANADA
Chambre de commerce de l’Union européenne au Canada-Ouest
AUTRICHE
Ambassade d’Autriche à Ottawa
445 Wilbrod Street
Ottawa ON K1N 6M7
CANADA
https://www.bmeia.gv.at/fr/ambassade-dautriche-ottawa/
Tél. +1 6137891444
Consulat général honoraire d’Autriche à Toronto
30 St. Clair Avenue West, Suite 1402 Toronto ON M4V 3A1
CANADA
consulate.toronto@advantageaustria.org
Tél. +1 4169674867
Consulat général honoraire d’Autriche à Toronto — Section commerciale Advantage Austria
30 St. Clair Avenue West, Suite 1402 Toronto ON M4V 3A1
CANADA
https://www.advantageaustria.org/ca/Startseite.fr.html
Tél. +1 4169673348
BELGIQUE
Ambassade de Belgique à Ottawa
60 Albert Street, 8th floor, Suite 820
Ottawa ON K1R 7X7
CANADA
http://canada.diplomatie.belgium.be/fr
Tél. +1 6132367267
Consulat général de Belgique à Montréal
1000 Sherbrooke Ouest, Suite 1400
Montréal QC H3A 3G4
CANADA
https://canada.diplomatie.belgium.be/fr
Tél. +1 5148497394
Chambre de commerce belge (Belgian Canadian Business Chamber)
508-161 Bay Street, 27th Floor Toronto ON M5J 2S1
CANADA
Tél. +1 4168169154
Cercle d’affaires Belgique-Québec C/O Consulat général du Royaume de Belgique à Montréal
Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers (AWEX) — Montréal
1250 bd René-Levesque Ouest – Bureau 4115
Montréal QC H3B 4W8
CANADA
Tél. +1 5149394049
Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers (AWEX) — Toronto Consulat général de Belgique — Commission du commerce
2 Bloor Street West, Suite 2508, Box 86
Toronto ON M4W 3E2
CANADA
https://www.awex-export.be/fr/contacts/conseillers-economiques-et-commerciaux/toronto-canada
Tél. +1 4165157777
Flanders Investment and Trade — Montréal
1000, rue Sherbrooke Ouest, Suite 1400
Montréal QC H3A 3G4
CANADA
https://www.flandersinvestmentandtrade.com/en/contact/foreign-offices/canada
Tél. +1 5142899955
Hub.Brussels — Montréal
1010 Sherbrooke Ouest, bureau 2404
Montréal QC H3A 2R7
CANADA
Tél. +1 5142861581
Hub.Brussels — Vancouver Consulat général de Belgique Bureau de la Région de Bruxelles-Capitale à Vancouver
221 West Esplanade, Suite 412
North Vancouver BC V7M 3J3
CANADA
Tél. +1 6047703505
BULGARIE
Ambassade de Bulgarie à Ottawa
325 Stewart Street
Ottawa ON K1N 6K5
CANADA
http://www.mfa.bg/embassies/canada
Tél. +1 6137893215
Consulat général de Bulgarie à Toronto
65 Overlea Blvd, Suite 230
Toronto ON M4H 1P1
CANADA
https://www.bgconsultoronto.info/
Tél. +1 4166962420
Chambre de commerce bulgare (Canada Bulgaria Business Network)
6 Hillholm Rd #1
Toronto ON M5P 1M2
CANADA
http://www.canadabulgaria.com/
Conseil des entreprises Canada-Bulgarie
1 Square Westmount, Suite 1110
Montréal QC H3Z 2P9
CANADA
CROATIE
Ambassade de Croatie à Ottawa
229 Chapel Street
Ottawa ON K1N 7Y6
CANADA
Tél. +1 6135627820
Consulat général de Croatie à Mississauga
918 Dundas Street East, Suite 302
Mississauga ON L4Y 2B8
CANADA
https://mvep.gov.hr/gkmississauga
Tél. +1 9052779051
Chambre de commerce Croatie-Canada
630 The East Mall
Etobicoke ON M9B 4B1
CANADA
Tél. +1 4166412829
CHYPRE
Ambassade de Chypre à Ottawa
150 Metcalfe Street, Suite 1002 Ottawa ON K2P 1P1
CANADA
https://www.gov.cy/mfa/en/canada/
Tél. +1 6135639763
Consulat honoraire de Chypre à Coquitlam
435 Donald Street
Coquitlam BC V3K 3Z9
CANADA
Tél. +1 6049362268
Chambre de commerce de Chypre
Grivas Dhigenis Avenue 38 & Deligiorgis Street 3
PO Box 21455
CY-1509 Nicosie
CHYPRE
Tél. +357 22889800
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Ambassade tchèque à Ottawa
251 Cooper Street
Ottawa ON K2P 0G2
CANADA
Tél. +1 6135623875
Consulat général de la République tchèque
2 Bloor Street West, Suite 1500 Toronto ON M4W 3E2
CANADA
Tél. +1 4169721476
Association des entreprises tchèques du Canada
300-340 Midpark Way SE
Calgary AB T2X 1P1
CANADA
Tél. +1 4032645150
DANEMARK
Ambassade du Danemark à Ottawa
47 Clarence Street, Suite 450
Ottawa ON K1N 9K1
CANADA
Tél. +1 6135621811
Conseil danois du commerce à Toronto
2 Bloor Street West, Suite 2120
Toronto ON M4W 3E2
CANADA
https://canada.um.dk/en/the-trade-council/
Tél. +1 4169625661
Chambre de commerce Danemark-Canada
2 Bloor Street West, Suite 2109
Toronto ON M4W 3E2
CANADA
ESTONIE
Ambassade d’Estonie à Ottawa
260 Dalhousie Street, Suite 210
Ottawa ON K1N 7E4
CANADA
Tél. +1 6137894222
Consulat d’Estonie à Toronto
958 Broadview Avenue, Suite 202
Toronto ON M4K 2R6
CANADA
Tél. +1 4164610764
Chambre de commerce estonienne
c/o 956 Broadview Avenue
Toronto ON M4K 2R4
CANADA
FINLANDE
Ambassade de Finlande à Ottawa
55 Metcalfe Street, Suite 850
Ottawa ON K1P 6L5
CANADA
https://finlandabroad.fi/web/can/page-principale
Tél. +1 6132882233
Consulat honoraire de Finlande à Toronto
1200 Bay Street, Suite 301
Toronto ON M5R 2A5
CANADA
Tél. +1 4169640066
Chambre de commerce finlandaise
191 Eglinton Avenue East
Toronto ON M4P 1K1
CANADA
Tél. +1 9054642296
FRANCE
Ambassade de France à Ottawa
42 Sussex Drive
Ottawa ON K1M 2C9
CANADA
https://ca.ambafrance.org/-Francais-
Tél. +1 6137891795
Consulat général de France à Toronto
2 Bloor Street East, Suite 2200
Toronto ON M4W 1A8
CANADA
https://toronto.consulfrance.org/
Tél. +1 4168471900
Consulat général de France à Vancouver
1130 West Pender Street, Suite 1100
Vancouver BC V6E 4A4
CANADA
https://vancouver.consulfrance.org/
Tél. +1 6046375300
Consulat général de France à Montréal
1501 McGill College
Bureau 1000, 10e étage
Montréal QC H3A 3M8
CANADA
https://montreal.consulfrance.org/
Tél. +1 5148784385
Consulat général de France à Québec
500 Grande Allée E
11e étage
Québec QC G1R 2J7
CANADA
https://quebec.consulfrance.org/
Tél. +1 4182662500
Consulat général de France à Moncton
777 Main Street, Suite 800
Moncton NB E1C 1E9
CANADA
https://moncton.consulfrance.org/
Tél. +1 5068574191
Chambre de commerce et d’industrie française au Canada — Toronto
2 Bloor Street East, Suite 2200
Toronto ON M4W 1A8
CANADA
Chambre de commerce et d’industrie française au Canada — Montréal
1455 rue Drummond, bureau 2B
Montréal QC H3G 1W3
CANADA
Tél. +1 5142813200
ALLEMAGNE
Ambassade d’Allemagne à Ottawa
1 Waverley Street
Ottawa ON K2P 0T8
CANADA
https://canada.diplo.de/ca-fr/missions/ambassade
Tél. +1 6132321101
Consulat général d’Allemagne à Montréal
1250 bd René Levesque Ouest #4315 Montréal QC H3B 4W8
CANADA
Tél. +1 5149312277
Consulat général d’Allemagne à Toronto
2 Bloor Street East
Toront, ON M4W 1A8
CANADA
Tél. +1 4169252813
Consulat général d’Allemagne à Vancouver
999 Canada Place, Suite 704
Vancouver BC V6C 3E1
CANADA
Tél. +1 6046848377
Chambre de commerce allemande
480 University Avenue, Suite 1500
Toronto ON M5G 1V2
CANADA
Tél. +1 4165983355
Germany Trade and Invest — Toronto
480 University Avenue, Suite 1500
Toronto ON M5G 1V2
CANADA
https://www.gtai.de/gtai-en/invest/service/toronto-office-75352.pdf
Tél. +1 4165988813
GRÈCE
Ambassade de Grèce à Ottawa
80 MacLaren Street
Ottawa ON K2P 0K6
CANADA
https://www.mfa.gr/canada/presveia
Τél. +1 6132386271
Bureau des affaires économiques et commerciales
80 MacLaren Street
Ottawa ON K2P 0K6
CANADA
http://www.agora.mfa.gr/ta-grafeia-oikonomikon-emporikon-upotheseon/grafeia-ana-xora/office/844
Τél. +1 6132386271, poste 105
Consulat honoraire de Grèce à Toronto
1075 Bay Street, Suite 600
Toronto ON M5S 2B1
CANADA
https://www.mfa.gr/canada/geniko-proxeneio-toronto
Τél. +1 4165150132
Bureau des affaires économiques et commerciales
1075 Bay Street, Suite 600
Toronto ON M5S 2B1
CANADA
http://www.agora.mfa.gr/ta-grafeia-oikonomikon-emporikon-upotheseon/grafeia-ana-xora/office/845
Τél. +1 4165150132, poste 8222
Consulat général de Grèce à Montréal
1002 Sherbrooke Ouest, Suite 2620
Montréal QC H3A 3L6
CANADA
https://www.mfa.gr/canada/fr/consulat-general-montreal
Tél. +1 5148752119
Consulat général de Grèce à Vancouver
688 West Hastings Street, Suite 500
Vancouver BC V6B 1P1
CANADA
https://www.mfa.gr/canada/geniko-proxeneio-vancouver
Τél. +1 6046811381
Hellenic Canadian Board of Trade (membre de l’EUCCAN)
Chambre de commerce hellénique du Montréal métropolitain
381 St-Antoine Ouest, Suite 6000
Montréal QC H2Y 3X7
CANADA
HONGRIE
Ambassade de Hongrie à Ottawa
299 Waverley Street
Ottawa ON K2P 0V9
CANADA
Tél. +1 6132302717
Consulat général de Hongrie à Toronto
175 Bloor Street East, Suite 1109, South Tower
Toronto ON M4W 3R4
CANADA
https://toronto.mfa.gov.hu/eng
Tél. +1 6473492550
Vice-consulat de Hongrie à Vancouver
808 Nelson Street, Suite #701
Vancouver BC V6Z 2H2
CANADA
Tél. +1 6042589658
Agence hongroise de promotion des exportations (HEPA) — Bureau régional pour le Canada
8750 Jane Street, unit 12
Concord ON L4K 0E7
CANADA
Tél. +1 8772039548
IRLANDE
Ambassade d’Irlande à Ottawa
Varette Building, 130 Albert Street
Ottawa ON K1P 5G4
CANADA
https://www.ireland.ie/en/canada/ottawa/
Tél. +1 6132336281
Consulat général d’Irlande à Vancouver
1300-1095 West Pender Street
Vancouver BC V6E 2M6
CANADA
https://www.ireland.ie/en/canada/vancouver/
Tél. +1 2365217300
Chambre de commerce Irlande-Canada à Vancouver
101-1001 West Broadway, Suite 164
Vancouver
CANADA
Tél. +1 6047307883
Chambre de commerce Irlande-Canada à Toronto
Chambre de commerce Irlande-Canada à Ottawa
Tél. +1 6132197654
Chambre de commerce Irlande-Canada à Montréal
630 rue Sherbrooke Ouest, Suite 210
Montréal QC H3A 1E4
CANADA
Tél. +1 5142899289
Centre de commerce Irlande-Canada à Calgary
Tél. +1 4034418800
ITALIE
Ambassade d’Italie à Ottawa
275 Slater Street, Suite 2100
Ottawa ON K1P 5H9
CANADA
https://ambottawa.esteri.it/ambasciata_ottawa/fr/
Tél. +1 6132322401
Consulat général d’Italie à Toronto
136 Beverley Street
Toronto ON M5T 1Y5
CANADA
https://constoronto.esteri.it/Consolato_Toronto/it/
Tél. +1 4169771566
Consulat général d’Italie à Montréal
3489 Drummond Street
Montréal QC H3G 1X6
CANADA
https://consmontreal.esteri.it/consolato_montreal/fr/
Tél. +1 5148498351
Consulat général d’Italie à Vancouver
Standard Building, 1100-510 West Hastings Street
Vancouver BC V6B 1L8
CANADA
https://consvancouver.esteri.it/consolato_vancouver/it/
Tél. +1 6046847288
ITA/ICE — Italian Trade Agency Bureau de Toronto
480 University, Suite 800
Toronto ON M5G 1V2
CANADA
https://www.ice.it/it/mercati/canada/toronto
Tél. +1 4165981555
Tél. +1 4165981566
ITA/ICE — Italian Trade Agency Bureau de Montréal
1000 rue Sherbrooke Ouest, Suite 1720
Montréal QC H3A 3G4
CANADA
https://www.ice.it/it/mercati/canada/punto-di-corrispondenza-di-montreal
Tél. +1 5142840265
Chambre de commerce italienne de l’Ontario
622 College Street, Suite 201F
Toronto ON M6G 1B6
CANADA
Tél. +1 4167897169
Chambre de commerce italienne au Canada
550, rue Sherbrooke Ouest, Bureau 1150
Montréal, QC H3A 1B9
CANADA
https://italchamber.qc.ca/?lang=fr/
info.montreal@italchamber.qc.ca
Tél. +1 5148444249
Chambre de commerce italienne au Canada-Ouest Bureau de Vancouver
889 West Pender Street, Suite 703
Vancouver BC V6C 3B2
CANADA
Tél. +1 6046821410
Chambre de commerce italienne au Canada-Ouest Bureau de Calgary
307-1324, 11th Avenue SW
Calgary AB T3C 0M6
CANADA
Tél. +1 4032830453
LETTONIE
Ambassade de Lettonie à Ottawa
350 Sparks Street
Ottawa ON K1R 7S8
CANADA
https://www.mfa.gov.lv/fr/ottawa
Tél. +1 6132386014
Consulat général de Lettonie à Montréal
3955 Latvian Centre Provost Lachine
Montréal QC H8T 1M1
CANADA
Tél. +1 5144220562
Consulat général de Lettonie à Toronto
Latvian Canadian Cultural Centre
4 Credit Union Drive
Toronto ON M4A 2N8
CANADA
Tél. +1 4163018353
Consulat général de Lettonie à Vancouver
830 Kenwood Road
West Vancouver BC V7S 1S9
CANADA
Tél. +1 6047646110
Consulat général de Lettonie à Halifax
525 Tower Road
Halifax NS B3H 2X4
CANADA
Tél. +1 9024250415
Consulat général de Lettonie à Edmonton
9308-82 Street NW
Edmonton AB T6C 2X5
CANADA
Tél. +1 7804682728
Consulat général de Lettonie à Sudbury
144 Kuusisto Road
Sudbury ON P3E 4N1
CANADA
Tél. +1 7059290871
Chambre de commerce lettonne (Latvian Canada Business Council)
4 Credit Union Drive
Toronto ON M4A 2N8
CANADA
Tél. +1 7056563541
LITUANIE
Ambassade de Lituanie à Ottawa
150 Metcalfe Street #1600
Ottawa ON K2P 1P1
CANADA
Tél. +1 6135675458
Consulat honoraire de Lituanie à Toronto
1573 Bloor Street West
Toronto ON M6P 1A6
CANADA
Tél. +1 4165382992
LUXEMBOURG
Ambassade du Luxembourg à Washington (également accréditée auprès du Canada)
2200 Massachusetts Avenue N.W.
Washington, DC 20008
ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE
https://washington.mae.lu/en.html
Tél. +1 2022654171
Consulat honoraire du Luxembourg à Ottawa
251 Laurier Avenue West, Suite 900
Ottawa On K1P 5J6
CANADA
Tél. +1 6137514472
Consulat honoraire du Luxembourg à Toronto
350 Front Street West, 2d Floor
Toronto On M5V 3BS
CANADA
Tél. +1 6137554091
Consulat honoraire du Luxembourg à Vancouver
Hungerford Tomyn Lawrenson and Nils, Barristers & Solicitors
1100 Cathedral Place, 925 West Georgia Street
Vancouver BC V6C 3L2
CANADA
Tél. +1 6044085616
MALTE
Consulat général de Malte à Toronto
3300 Bloor Street West
Etobicoke ON M8X 2X3
CANADA
https://foreignandeu.gov.mt/mt/Pages/Home.aspx
Tél. +1 4162070922
PAYS-BAS
Ambassade des Pays-Bas à Ottawa
350 Albert Street, Suite 2020
Ottawa ON K1R 1A4
CANADA
https://www.netherlandsandyou.nl/web/canada-fr/
Tél. +1 6132375031
Consulat général des Pays-Bas à Toronto
1 Dundas Street West, Suite 2106
Toronto ON M5G 1Z3
CANADA
https://www.netherlandsandyou.nl/web/canada-fr/
Tél. +1 4165982534
Consulat général des Pays-Bas à Vancouver
595 Burrard Street, Suite 883
Vancouver BC V7X 1C4
CANADA
https://www.netherlandsandyou.nl/web/canada-fr/
Tél. +1 6046846448
POLOGNE
Ambassade de Pologne à Ottawa
443 Daly Ave
Ottawa ON K1N 6H3
CANADA
https://www.gov.pl/web/canada-en/embassy-ottawa
ottawa.amb.sekretariat@msz.gov.pl
Tél. +1 6137890468
Consulat général de Pologne à Vancouver
1177 West Hastings Street, Suite 1600
Vancouver BC V6E 2K3
CANADA
https://www.gov.pl/web/canada-en/consulate-general-vancouver
Tél. +1 6046883458
Chambre de commerce polonaise
2680 Matheson Boulevard East, Suite 102
Mississauga ON L4W 0A5
CANADA
Tél. +1 4168711938
Office polonais du commerce extérieur
Agence polonaise pour l’investissement et le commerce
438 University Avenue, Suite 1810
Toronto ON M5G 2K8
CANADA
Consulat général de la République de Pologne à Toronto
2603 Lake Shore Blvd. West
Toronto ON M8V 1G5
CANADA
Tél. +1 4162525471
PORTUGAL
Ambassade du Portugal à Ottawa
645 Island Park Dr
Ottawa ON K1Y 0B8
CANADA
https://otava.embaixadaportugal.mne.gov.pt/en/
Tél. +1 6137290883
Consulat général du Portugal à Montréal
2020 boulevard Robert-Bourassa, Suite 2425
Montréal QC H3A 2A5
CANADA
https://montreal.consuladoportugal.mne.gov.pt/fr/
Tél. +1 5144990359
Consulat général du Portugal à Toronto
438 University Avenue, Suite 1400, box 41
Toronto ON M5G 2K8
CANADA
https://toronto.consuladoportugal.mne.gov.pt/en
Tél. +1 4162170971
Consulat général du Portugal à Vancouver
920-925 West Georgia Street Vancouver BC V6C 3L2
CANADA
https://vancouver.consuladoportugal.mne.gov.pt/en/
Tél. +1 6046886514
Aicep Portugal Global Agence pour l’investissement et le commerce extérieur
438 University Avenue, Suite 1400
Toronto ON M5G 2K8
CANADA
aicep.toronto@portugalglobal.pt
Tél. +1 4169347444
ROUMANIE
Ambassade de Roumanie à Ottawa
655 Rideau Street
Ottawa ON K1N 6A3
CANADA
Tél. +1 6137893709
Consulat général de Roumanie
Suite 855, 555 Burrard Street, Two Bentall Centre
Vancouver BC V7X 1M8
CANADA
Tél. +1 6046330986
Chambre de commerce roumaine
111 Peter Street
Toronto ON M5V 2H1
CANADA
Tél. +1 4169137222
SLOVAQUIE
Ambassade de Slovaquie à Ottawa
50 Rideau Terrace
Ottawa ON K1M 2A2
CANADA
https://www.mzv.sk/web/ottawa-en/home
Tél. +1 6137494442
SLOVÉNIE
Ambassade de Slovénie à Ottawa
150 Metcalfe Street, Suite 2200
Ottawa ON K2P 1P1
CANADA
https://www.gov.si/predstavnistva/veleposlanistvo-ottawa/
Tél. +1 6135655781
Consulat général de Slovénie à Toronto
5096 South Service Road, Suite 102
Burlington ON L7L 5H4
CANADA
Tél. +1 4162018307
Consulat de Slovénie à Moncton
53 Emerald Road
Irishtown NB E1H 2E3
CANADA
Tél. +1 5063831246
Consulat de Slovénie à Vancouver
5361 Montiverdi Place
West Vancouver BC V7W 2W8
CANADA
Tél. +1 7782790277
Chambre de commerce slovène
5096 South Service Road, Suite 102
Burlington ON L7L 5H4
CANADA
Tél. +1 2897870593
ESPAGNE
Ambassade d’Espagne à Ottawa
74 Stanley Avenue
Ottawa ON K1M 1P4
CANADA
https://www.exteriores.gob.es/fr/Paginas/index.aspx
Tél. +1 6137472252
Consulat d’Espagne à Toronto
2 Bloor Street East, Suite 1201
Toronto ON M4W 1A8
CANADA
https://exteriores.gob.es/Consulados/toronto/en
Tél. +1 4169771661
Consulat général d’Espagne à Montréal
1200 Avenue McGill College, Suite 2025
Montréal QC H3B 4G7
CANADA
Tél. +1 5149355235
Bureau économique et commercial d’Espagne à Ottawa
130 Albert Street, Suite 1511
Ottawa ON K1P 5G4
CANADA
Tél. +1 6132360409
Bureau économique et commercial d’Espagne à Toronto
170 University Avenue, Suite 700
Toronto ON M5H 3B3
CANADA
Tél. +1 4169670488
SUÈDE
Ambassade de Suède à Ottawa
377 Dalhousie Street, Suite 305
Ottawa ON K1N 9N8
CANADA
https://www.swedenabroad.se/en/embassies/canada-ottawa/contact/
Tél. +1 6132448200
Business Sweden
2 Bloor Street West, Unit 2120
Toronto ON M4W 3E2
CANADA
https://www.business-sweden.com/markets/americas/canada/
Tél. +1 4169228152
Chambre de commerce Suède-Canada
2 Bloor Street West, Unit 2109
Toronto ON M4W 3E2
CANADA
Tél. +1 4169258661
1 FMI, «Perspectives de l’économie mondiale», 2020.
2 Gouvernement du Canada, CETA benefits already visible a year after its entry into force (L’AECG, bilan à un an: des bénéfices déjà sensibles), 2019, https://www.international.gc.ca/trade-commerce/trade-agreements-accords-commerciaux/agr-acc/ceta-aecg/ceta_explained-aecg_apercu.aspx?lang=eng.
3 Statistique Canada, 2016.
4 Institut Angus Reid, Canadian opinions of China reach new low (Un nouveau record à la baisse dans l’opinion que les Canadiens se font de la Chine), 13 mai 2020, http://angusreid.org/covid19-china/.
5 CTIC, Cutean, A., Herron, C., Ivus, M., «AECG: Resserrer les liens entre le Canada et l’Union européenne et développer l’économie numérique canadienne», juillet 2020, https://issuu.com/ictc-ctic/docs/aecg.
6 Herron, C., Ivus, M., «Examen annuel de l’économie numérique 2019», CTIC, mai 2020, https://ictc-ctic.ca/articles/ict-sector-annual-review-2019-part-1.
7 Voir note 6 de bas de page.
8 ISDE, «Profil du secteur canadien des TIC 2018», 2018, https://ised-isde.canada.ca/site/technologies-numeriques-tic/fr.
9 Voir note 8 de bas de page.
10 Voir note 8 de bas de page.
11 Voir note 8 de bas de page.
12 Voir note 8 de bas de page.
13 Voir note 8 de bas de page.
14 Herron, C., Ivus, M., «Examen annuel de l’économie numérique 2019», CTIC, mai 2020, https://ictc-ctic.ca/articles/ict-sector-annual-review-2019-part-1
15 Voir note 14 de bas de page.
16 Voir note 14 de bas de page.
17 Voir «Tendance de croissance au Canada: Aperçu des talents numériques pour 2023», page 20, pour une description plus détaillée du secteur des TIC et de l’économie numérique.
18 Gouvernement du Canada, «Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) Canada», https://www.ic.gc.ca/eic/site/auto-auto.nsf/fra/am01415.html.
19 Gouvernement du Canada, «Classification nationale des professions», https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/services/cnp.html.
20 Infrastructure Canada, «Le gouvernement du Canada annonce les gagnants du Défi des villes intelligentes», 14 mai 2019, https://www.newswire.ca/fr/news-releases/le-gouvernement-du-canada-annonce-les-gagnants-du-defi-des-villes-intelligentes-851073062.html.
21 CTIC, Brown, H., Cutean, A., Quan, T., «Secteurs prioritaires des villes intelligentes et employabilité dans les villes canadiennes», août 2019, https://www.ictc-ctic.ca/wp-content/uploads/2019/08/ICTC_Smart-City-Priority-Areas_Brief_FR-8.19.19.pdf.
22 Winick, E., «Every study we could find on what automation will do to jobs, in one chart» (Toutes les études consacrées au lien entre automatisation et emploi que nous avons trouvées en un seul graphique), MIT Technology Review, 25 janvier 2018, https://www.technologyreview.com/2018/01/25/146020/every-study-we-could-find-on-what-automation-will-do-to-jobs-in-one-chart/.
23 ISDE, «Profil du secteur canadien des TIC 2018», 2018, https://ised-isde.canada.ca/site/technologies-numeriques-tic/fr.
24 Voir note 23 de bas de page.
25 Voir note 23 de bas de page.
26 Branham Group, The Top 250 Canadian ICT Companies (Les 250 premières entreprises du secteur des TIC canadien), 2019, https://branhamgroup.com/2019-b300-results/.
27 Commission européenne, «AECG chapitre par chapitre», https://ec.europa.eu/trade/policy/in-focus/ceta/ceta-chapter-by-chapter/index_fr.htm.
28 Accord économique et commercial global UE-Canada, en vigueur à titre provisoire depuis 2017, disponible à l’adresse suivante: https://ec.europa.eu/trade/policy/in-focus/ceta/ceta-chapter-by-chapter/index_fr.htm (consulté pour la dernière fois le 18 juin 2020).
29 Commission européenne, The economic impact of the Comprehensive Economic and Trade Agreement (Les implications économiques de l’accord économique et commercial global), 2017, https://data.europa.eu/doi/10.2781/236080.
30 Gouvernement du Canada, «Débouchés et avantages de l’AECG pour les exportateurs canadiens de TIC», https://www.international.gc.ca/trade-commerce/trade-agreements-accords-commerciaux/agr-acc/ceta-aecg/business-entreprise/sectors-secteurs/ICT-TIC.aspx?lang=fra.
31 Branham Group, The Top 250 Canadian ICT Companies (Les 250 premières entreprises du secteur des TIC canadien), 2019, https://branhamgroup.com/2019-b300-results/.
32 OpenSignal, Peter Boyland, The state of mobile network experience (État des lieux des réseaux mobiles et de leur utilisation), mai 2019, https://www.opensignal.com/sites/opensignal-com/files/data/reports/global/data-2019-05/the_state_of_mobile_experience_may_2019_0.pdf.
33 CRTC, «Fonds pour la large bande — Combler le fossé numérique au Canada», https://crtc.gc.ca/fra/internet/internet.htm.
34 Gouvernement du Canada, «Enchères du spectre de la bande de 3 500 MHz», https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2020/03/encheres-du-spectre-de-la-bande-de-3500mhz.html.
35 Gerster, J., Canadian public opinion of US hits 38-year low: survey (Résultat d’enquête: l’opinion qu’ont les Canadiens des États-Unis est à son niveau le plus bas depuis 38 ans), Global News, 21 novembre 2018, https://globalnews.ca/news/4684301/canada-public-opinion-america/.
36 Institut Angus Reid, 5G Divide:A decision looms, but there’s little Canadian consensus over Huawei’s role in network rollout (La polémique de la 5G: le temps des décisions est venu, mais le rôle de Huawei dans le déploiement du réseau ne fait pas consensus au Canada), 11 février 2020, http://angusreid.org/5g-divide-huawei/.
37 Conseil de l’Union européenne, «Dossier interinstitutionnel: 2016/0206 (NLE)», 2016, https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-10973-2016-ADD-10/fr/pdf.
38 McMillan, «Mobilité outre-Atlantique: l’AECG ouvre la voie à une mobilité accrue de la main-d’œuvre», mars 2018, https://mcmillan.ca/fr/perspectives/mobilite-outre-atlantique-aecg-ouvre-la-voie-a-une-mobilite-accrue-de-la-main-doeuvre/.
39 Voir note 38 de bas de page.
40 BC Tech, 2016 TechTalentBC Report, 2017, https://wearebctech.com/2016-techtalentbc-report-1/.
41 Commission européenne, The economic impact of the Comprehensive Economic and Trade Agreement (Les implications économiques de l’accord économique et commercial global), 2017, https://op.europa.eu/fr/publication-detail/-/publication/d814ca6c-0af0-11e8-966a-01aa75ed71a1.
42 Organisation mondiale du commerce, Protocol on the Mutual Acceptance of the Results of Conformity Assessment (Protocole de reconnaissance mutuelle des résultats de l’évaluation de la conformité), https://www.wto.org/english/tratop_e/tbt_e/th_sess_280317_e/canada_eu_us.pdf.
43 Smart & Biggar, cabinet en propriété intellectuelle au Canada, CETA Receives Approval – What IP owners need to know, 31 octobre 2016, https://www.smartbiggar.ca/insights/publication/ceta-receives-approval---what-ip-owners-need-to-know.
44 Hors Royaume-Uni.
45 Service des délégués commerciaux, «Guide des marchés publics de l’Union européenne pour les entreprises canadiennes», https://www.deleguescommerciaux.gc.ca/guides/eu_procurement-guide-marches_publics_ue.aspx?lang=fra&_ga=2.213453916.978095908.1654105217-1793601517.1654105217.
46 Eurostat, 2017.
47 Eurostat, 2017.
48 Gouvernement du Canada, CETA benefits already visible a year after its entry into force (L’AECG, bilan à un an: des bénéfices déjà sensibles), https://www.international.gc.ca/trade-commerce/trade-agreements-accords-commerciaux/agr-acc/ceta-aecg/ceta_explained-aecg_apercu.aspx?lang=fra.
49 CTIC, 2020.
50 Statistique Canada, 2019.
51 Gouvernement du Canada, Selling to non-federal governments and other organisations (La fourniture de biens et services à des instances non fédérales et autres organisations), https://achatsetventes.gc.ca/pour-les-entreprises.
52 McMillan, CETA is Provisionally Implemented — the C$1.5 Billion Threshold Arrives (Mise en œuvre provisoire de l’AECG: le seuil de 1,5 milliard de CAD n’est pas loin), septembre 2017, https://mcmillan.ca/insights/ceta-is-provisionally-implemented-the-c1-5-billion-threshold-arrives/.
53 Organisation mondiale du commerce, Protocol on the Mutual Acceptance of the Results of Conformity Assessment (Protocole de reconnaissance mutuelle des résultats de l’évaluation de la conformité), https://www.wto.org/english/tratop_e/tbt_e/th_sess_280317_e/canada_eu_us.pdf.
54 Gouvernement du Canada, «Innover pour un meilleur Canada», https://www.ic.gc.ca/eic/site/062.nsf/fra/accueil.
55 Budget de 2017 du gouvernement du Canada, «Chapitre 1 — Compétences, innovation et emplois pour la classe moyenne», https://www.budget.canada.ca/2017/docs/plan/chap-01-fr.html.
56 ISDE, «Le Canada et l’Union européenne collaborent dans le domaine des supergrappes», 6 juin 2019, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2019/06/le-canada-et-lunion-europeenne-collaborent-dans-le-domaine-des-supergrappes.html.
57 ISDE, «Les nouvelles supergrappes d’innovation devraient générer des dizaines de milliers d’emplois pour la classe moyenne», 15 février 2018, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2018/02/les_nouvelles_supergrappesdinnovationdevraientgenererdesdizaines.html.
58 ISDE, «Grappe des technologies numériques du Canada», https://ised-isde.canada.ca/site/initiative-supergrappes-dinnovation/fr/supergrappe-technologies-numeriques-canada.
59 ISDE, «La Supergrappe des technologies numériques contribuera à résoudre des enjeux pressants liés aux soins de santé, aux ressources naturelles et aux secteurs industriels», 5 mars 2019, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2019/03/la-supergrappe-des-technologies-numeriques-contribuera-a-resoudre-des-enjeux-pressants-lies-aux-soins-de-sante-aux-ressources-naturelles-et-aux-sec.html.
60 ISDE, «La Supergrappe des technologies numériques prend de l’essor grâce à 14 nouveaux projets», 16 janvier 2020, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2020/01/la-supergrappe-des-technologies-numeriques-prend-de-lessor-grace-a-14-nouveaux-projets.html.
61 La dernière mise à jour du plan remonte à avril 2019.
62 «La Supergrappe des technologies numériques du Canada — Plan stratégique 2018-2023», avril 2019, https://www.digitalsupercluster.ca/wp-content/uploads/2019/05/Digital_Strategic-Plan_-27April2019-FRENCH-.pdf, p. 10.
63 Voir note 62 de bas de page, p. 23.
64 ISDE, «Grappe de l’économie océanique du Canada», https://ised-isde.canada.ca/site/initiative-supergrappes-dinnovation/fr/supergrappe-leconomie-oceanique-canada.
65 ISDE, «La Supergrappe de l’économie océanique va de l’avant avec un projet de cartographie des fonds marins pour les industries et les chercheurs», https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2019/06/la-supergrappe-de-leconomie-oceanique-va-de-lavant-avec-un-projet-de-cartographie-des-fonds-marins-pour-les-industries-et-les-chercheurs.html.
66 ISDE, «Un nouveau projet de supergrappe stimulera la création d’entreprises dans le secteur maritime au Canada atlantique», https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2020/02/un-nouveau-projet-de-supergrappe-stimulera-la-creation-dentreprises-dans-le-secteur-maritime-au-canada-atlantique.html.
67 Plateforme européenne de collaboration des clusters, Canada’s Ocean Supercluster (Supergrappe de l’économie océanique), https://www.clustercollaboration.eu/node/12529.
68 Province de Nouvelle-Écosse, Nova Scotia-Europe Engagement Strategy (Stratégie d’engagement Nouvelle-Écosse - Europe), avril 2019, https://novascotia.ca/europestrategy/Nova-Scotia-Europe-Engagement-Strategy.pdf, p. 14.
69 ISDE, «Grappe des industries des protéines du Canada», https://ised-isde.canada.ca/site/initiative-supergrappes-dinnovation/fr/supergrappe-industries-proteines-canada.
70 ISDE, «La Supergrappe des industries des protéines lance un premier projet vise à accroître la valeur des récoltes», 16 juin 2019, https://www.canada.ca/en/innovation-science-economic-development/news/2019/06/protein-supercluster-starts-off-with-first-project-to-boost-crop-value.html.
71 ISDE, «Une supergrappe contribuera à la croissance de la demande en pois et en canola canadiens et à l’augmentation de leur valeur», 10 janvier 2020, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2020/01/une-supergrappe-contribuera-a-la-croissance-de-la-demande-en-pois-et-en-canola-canadiens-et-a-laugmentation-de-leur-valeur.html.
72 ISDE, «Une supergrappe lance un projet de culture de canola à teneur élevée en protéines», 15 janvier 2020, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2020/01/une-supergrappe-lance-un-projet-de-culture-de-canola-a-teneur-elevee-en-proteines.html.
73 ISDE, «Nouveau projet de la Supergrappe des industries des protéines pour accroître la productivité des fermes canadiennes et améliorer la transparence quant à leurs produits», 27 février 2020, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2020/02/nouveau-projet-de-la-supergrappe-des-industries-des-proteines-pour-accroitre-la-productivite-des-fermes-canadiennes-et-ameliorer-la-transparence-qu.html.
74 ISDE, «Un nouveau projet mené par une supergrappe accroîtra l’efficience des transformateurs canadiens en leur permettant d’optimiser l’utilisation de leurs produits», 3 mars 2020, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2020/03/un-nouveau-projet-mene-par-une-supergrappe-accroitra-lefficience-des-transformateurs-canadiens-en-leur-permettant-doptimiser-lutilisation-de-leurs-0.html.
75 Plateforme européenne de collaboration des clusters, Protein Industries Canada (Les industries des protéines au Canada), https://www.clustercollaboration.eu/node/12552.
76 ISDE, «Grappe de la fabrication de pointe du Canada», https://ised-isde.canada.ca/site/initiative-supergrappes-dinnovation/fr/supergrappe-fabrication-pointe-canada.
77 ISDE, «La Supergrappe de la fabrication de prochaine génération lance un projet de production à grande échelle qui permettra de traiter des cancers et des maladies rares», 19 août 2020, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2019/08/la-supergrappe-de-la-fabrication-de-prochaine-generation-lance-un-projet-de-production-a-grande-echelle-qui-permettra-de-traiter-des-cancers-et-des.html.
78 «Fabrication de prochaine génération Canada — Supergrappe de la fabrication de pointe — Stratégie quinquennale», NGen, https://www.ngen.ca/hubfs/Documents/NGenFiveYearStrategy_FR_V1.0.pdf?hsLang=en, p. 11.
79 Plateforme européenne de collaboration des clusters, Next Generation Manufacturing Canada (Fabrication de prochaine génération au Canada), https://www.clustercollaboration.eu/node/12597.
80 ISDE, «Grappe des chaînes d’approvisionnement axées sur l’IA du Canada (Scale AI)», https://ised-isde.canada.ca/site/initiative-supergrappes-dinnovation/fr/supergrappe-chaines-dapprovisionnement-axees-lia-canada-scale-ai.
81 ISDE, «SCALE.AI va de l’avant avec ses premiers projets», 27 juin 2019, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2019/06/scaleai-va-de-lavant-avec-ses-premiers-projets.html.
82 ISDE, «Investissement d’une supergrappe dans le potentiel économique que représente l’intelligence artificielle pour les Canadiens», 14 janvier 2020, https://www.canada.ca/fr/innovation-sciences-developpement-economique/nouvelles/2020/01/investissement-dune-supergrappe-dans-le-potentiel-economique-que-represente-lintelligence-artificielle-pour-les-canadiens.html.
83 «Plan Stratégique SCALE AI», novembre 2017, https://scaleai.ca/wp-content/uploads/2017/11/SCALE_AI-STRATEGIC_PLAN-FR-FINAL-1.pdf, p. 33.
84 Hyatt, P., 7 cultural factors you need to consider when choosing your next export market (Sept facteurs culturels à prendre en considération au moment de choisir son prochain marché des exportations), blog Trade Ready du Forum pour la formation en commerce international (FITT), 28 avril 2017, http://www.tradeready.ca/2017/topics/researchdevelopment/5-cultural-factors-need-consider-choosing-next-export-market/.
85 Banque de développement du Canada, «Les cinq stratégies les plus courantes de fixation du prix», https://www.bdc.ca/fr/articles-outils/marketing-ventes-exportation/marketing/5-strategies-courante-fixer-vos-prix.
86 Accord sur le commerce intérieur, https://www.cfta-alec.ca/fr/agreement/agreement-on-internal-trade.
87 «Joint Venture (JV)» (coentreprise), Investopedia, 19 août 2020, https://www.investopedia.com/terms/j/jointventure.asp.
88 Ericsson, Three important decisions (Trois décisions importantes), https://www.ericsson.com/en/about-us/history/changing-the-world/big-bang/three-important-decisions.
89 Hazan, N., Joint ventures in Canada: overview (Les coentreprises au Canada: aperçu général), Borden Ladner Gervais LLP, Thomson Reuters Practical Law, 1er août 2017, https://ca.practicallaw.thomsonreuters.com/6-107-6312?originationContext=document&transitionType=DocumentItem&contextData=(sc.Default)&ppcid=02f0352fd7fe4deb88d5c4f6c342a0b5.
90 Investir au Canada, https://www.investircanada.ca/.
91 «Le gouvernement du Canada annonce la création d’Investir au Canada en vue d’attirer l’investissement étranger et de favoriser la création d’emplois», Affaires mondiales Canada, 12 mars 2018, https://www.canada.ca/fr/affaires-mondiales/nouvelles/2018/03/le-gouvernement-du-canada-annonce-la-creation-dinvestir-au-canada-en-vue-dattirer-linvestissement-etranger-et-de-favoriser-la-creation-dempl.html.
92 Innovation, Sciences et Développement économique Canada, https://www.ic.gc.ca/eic/site/icgc.nsf/fra/accueil.
93 Commission européenne, Financements et appels d’offres, https://ec.europa.eu/research/participants/docs/h2020-funding-guide/index_en.htm et https://ec.europa.eu/info/horizon-europe_en.
94 Gouvernement du Canada, «Recherches et collaboration internationales», https://www.canada.ca/fr/services/science/financementrecherche/recherchescollaborationinternationale.html.
95 ISDE, «Les agences de développement régional du Canada», https://www.ic.gc.ca/eic/site/icgc.nsf/fra/h_07662.html.
96 Voir note 95 de bas de page.
97 Statistique Canada, 2020.
98 Gouvernement du Canada, «Incorporation», https://www.canada.ca/fr/services/entreprises/lancer/enregistrer-entreprise-aupres-gouvernement/incorporation.html.
99 «Loi sur les corporations canadiennes», https://laws.justice.gc.ca/fra/lois/c-1.8/.
100 «Choisir entre l’incorporation de régime fédéral ou de régime provincial ou territorial», https://www.canada.ca/fr/services/entreprises/lancer/enregistrer-entreprise-aupres-gouvernement/incorporation/choisir-incorporation-federal-provincial-territorial.html.
101 Gouvernement du Canada, «Soutien aux entreprises par région», https://www.canada.ca/fr/services/entreprises/lancer/soutien-financement-pour-entreprise/soutienentreprise.html.
102 Toronto Global, Establishing a business in Ontario (Créer une entreprise en Ontario), https://torontoglobal.ca/TorontoGlobal/media/tg_medialibrary/pdfs/reports/establishing-a-business-in-ontario.pdf.
103 Gouvernement du Canada, «Évaluation de la demande (catégorie du démarrage d’entreprise)», https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/organisation/publications-guides/bulletins-guides-operationnels/resdience-permanente/categories-immigration-economique/demarrage-entreprise/evaluation-demande.html.
104 Gouvernement du Canada, «Immigrants investisseurs en capital de risque: processus de présentation d’une demande et demandeurs admissibles», https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/organisation/partenaires-fournisseurs-services.html.
105 «Gouvernement fédéral», L’Encyclopédie canadienne, 18 décembre 2015, https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/gouvernement-federal.
106 Parlement du Canada, «Les trois ordres de gouvernement», https://lop.parl.ca/about/parliament/education/ourcountryourparliament/html_booklet/three-levels-government-f.html.
107 Zussman, R., Little, S., «Ride-hailing kicks off in British Columbia: Uber, Lyft give first rides» (Lancement des courses à la demande en Colombie-Britannique: Uber et Lyft en pole position), Global News, 24 janvier 2020, https://globalnews.ca/news/6456910/ridesharing-launches-in-vancouver-uber-lyft/.
108 Owram, K., «Uber’s Canadian launch of ride-sharing service greeted with controversy» (Le lancement par Uber d’un service de courses partagé au Canada rencontre un accueil mitigé), Financial Post, 8 septembre 2014, https://business.financialpost.com/entrepreneur/fp-startups/uber-technologies-inc-toronto-launch.
109 Dingman, S., «Ontario tribunal upholds Toronto’s new rules to limit Airbnb, other short term rentals» (Le tribunal de l’Ontario confirme les nouvelles règles édictées à Toronto pour limiter les locations Airbnb et autres locations à court terme), The Globe and Mail, 19 novembre 2019, https://www.theglobeandmail.com/canada/toronto/article-toronto-limits-on-airbnb-and-other-short-term-rentals-will-go-ahead/.
110 Coulter, C., «How have Vancouver’s Airbnb rules affected the housing market?» (Dans quelle mesure les règles Airbnb en vigueur à Vancouver ont-elles affecté le marché du logement?), CBC News, 21 février 2019, https://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/vancouver-airbnb-housing-market-effect-1.5026028.
111 Kives, B., Marcoux, J., «Winnipeg poised to apply hotel tax to Airbnb rentals as industry pushes for level playing field» (Winnipeg s’apprête à imposer une taxe hôtelière aux locations Airbnb alors que l’industrie réclame des conditions de concurrence égales), CBC News, 1er mai 2019, https://www.cbc.ca/news/canada/manitoba/airbnb-winnipeg-hotel-tax-1.5113347.
112 Mandryk, J., «Foodora Canada Saga Highlights the Failure of Canada’s Workplace Protection Régimes» (La saga Foodora Canada met en lumière les défaillances des régimes canadiens de protection sur le lieu de travail), Canadian Law of Work Forum, 1er mai 2020, http://lawofwork.ca/foodora-canada-saga-highlights-the-failure-of-canadas-workplace-protection-regimes/.
113 Meuse, M., «Union files complaint against Vancouver Sausage Party animation studio» (Un syndicat dépose une plainte contre le studio de Vancouver producteur du film d’animation «Sausage Party»), CBC News, 30 août 2016, https://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/union-sausage-party-complaint-1.3737394.
114 «OECD tells Canada to allow foreign ownership in airlines, telecom, and broadcasting» (L’OCDE invite le Canada à autoriser la propriété étrangère des compagnies aériennes, des télécommunications et de la radiodiffusion), CBC News, 1er juin 2016, https://www.cbc.ca/news/business/oecd-canada-1.3610824.
115 «How Should AI be Regulated in Canada? Speak now, or forever hold your peace!» (Comment réglementer l’AI au Canada? Si vous avez quelque chose à dire, c’est le moment ou jamais!), McMillan LLP, https://www.lexology.com/library/detail.aspx?g=25bb85d5-5dfc-499b-aebc-c1a83a6a1efd.
116 Kosa, J. G., Wallace, L. D. , «Privacy in the AI Era? OPC Launches Consultation on Regulation of AI» (Vie privée à l’ère de l’AI: le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada engage une consultation sur la réglementation de l’AI), WeirFoulds LLP, 23 mars 2020, https://www.weirfoulds.com/privacy-in-the-ai-era-opc-launches-consultation-on-regulation-of-ai.
117 Burke, D., «Lack of Canadian standards for automated systems in cars worries advocates» (L’absence de normes canadiennes pour les systèmes automatisés automobiles inquiète les avocats), CBC News, 7 octobre 2019, https://www.cbc.ca/news/canada/nova-scotia/cars-driver-assistance-features-transport-canada-regulations-1.5302612.
118 Voir note 117 de bas de page.
119 Transport Canada, «Cadre de sécurité du Canada pour les véhicules automatisés et connectés», https://tc.canada.ca/sites/default/files/migrated/tc_safety_framework_for_acv_fr_s.pdf.
120 Leslie, D., «Canada: Open Banking in Canada – Current Regulatory Insights» (Canada: un système bancaire ouvert au Canada, l’actualité réglementaire), Mondaq, 10 avril 2019, https://www.mondaq.com/canada/financial-services/797350/open-banking-in-canada-current-regulatory-insights.
121 Ministère des Finances Canada, ,«Le ministre Morneau annonce la deuxième étape de l’examen du système bancaire ouvert en mettant l’accent sur la sécurité des données dans les services financiers», 31 janvier 2020, https://www.canada.ca/fr/ministere-finances/nouvelles/2020/01/le-ministre-morneau-annonce-la-deuxieme-etape-de-lexamen-du-systeme-bancaire-ouvert-en-mettant-laccent-sur-la-securite-des-donnees-dans-les-service.html.
122 Narwhal Project, université de Toronto, Impact Centre, Canadian Venture Capital Sufficiency: Does Canada Have Enough Venture Capital Funding? (Suffisance de capital-risque canadien: le Canada dispose-t-il de financements par capital-risque suffisants?), 2019, https://narwhalproject.org/wp-content/uploads/2019/09/Venture-Capital-Sufficiency-v2.pdf.
123 Voir note 122 de bas de page.
124 Numbeo, Cost of living: Toronto and Vancouver (Coût de la vie: Toronto et Vancouver), https://www.numbeo.com/cost-of-living/compare_cities.jsp?country1=Canada&country2=Canada&city1=Toronto&city2=Vancouver&tracking=getDispatchComparison.
125 Yuen, J., «GTA home prices may jump 10 % in 2020» (Les prix du résidentiel de la RGT pourraient augmenter de 10 % en 2020), Toronto Sun, 4 mars 2020, https://torontosun.com/news/local-news/gta-home-prices-may-jump-10-2-in-2020-trreb.
126 Boynton, S., «Home prices in Metro Vancouver continue to fall, but average still sites over $1M: report (Les prix du logement dans la région métropolitaine de Vancouver continuent de chuter, mais la moyenne tourne encore autour d’un million de CAD: rapport), Global News, 9 janvier 2020, https://globalnews.ca/news/6388187/house-prices-metro-vancouver-end-2019/.
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